mardi 11 décembre 2012

C'EST LE TEMPS D'UNE DINDE, D'INDE

C'EST LE TEMPS D'UNE DINDE, D'INDE

Arrivées, nous sommes arrivées.
Première nuit de sommeil dans notre lit.
Que c'est calme! Pas de bruit de klaxons, pas de son d'une cloche de temple que l'on fait tinter en y entrant, pas de prière musulmane sortant des haut-parleurs géants fixés au haut des minarets, pas d'aboiement et hurlement des chiens, pas de vombrissement des moteurs du reacté qui nous transporte.

Aucun de ces bruits qui ont habité chacune de ces quarante deux nuits que nous avons passé en voyage. Et je ne parle pas ici des bruits du jour.

Juste le silence totale. Le calme de l'ordre et de la loi. Le respect paisible du voisin.

Ce calme qui offre l'occasion de réécouter la voix de notre fille qui nous a acceuilli à l'aeroport, les je t'aime Grand-Maman, je t'aime Grand-Papa de Stella et Romane qui sont venues nous embrasser à notre retour à la maison. Le salut de J,F..

Maintenant faisons place au brouhaha du temps des fêtes, aux chants de Noël, au bruit des déneigeurs, aux voix, aux rires, aux joies de vous tous, la famille, les amis car nous avons promis de revenir vous chercher et avons hâte de vous revoir.

Le temps de mettre de l'ordre dans nos photos, nos vidéos, dans nos esprits.

Le temps d'une DINDE, D'INDE problablement.



Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

lundi 10 décembre 2012

RONRONNEMENT DE SATISFACTION

RONRONNEMENT DE SATISFACTION

Dimanche 9 dècembre c'est la derniêre journée que nous pouvons découvrir l'Inde. Notre avion est cedulée pour 02h35 lundi le 10.
Nous avons donc toute la journée pour poursuivre notre visite de Mumbaï. Marche matinal dans le quartier qui s'anime lentement. Destination quai d'embarquement du ferry qui nous conduira sur l'île d'Élephanta. Le tour de bateau qui dure une heure pour aller, une heure pour le retour nous fait traverser l'entrée du gigantesques ports de mer de Mumbai. Nous naviguons entre les immenses super-pétroliers, les navires de hautes mer et les très gros remorqueurs qui permettent à ces mastodontes des océans d'accoster et de quitter les aires de chargement/déchargement.
Derrière nous le panorama nous permet de prendre la mesure de cette mégacité. Des importants gratte-ciel dessinent le profil de la rive sur une largeur tel que notre regard ne peut atteindre les extrémités de part et d'autres. Celà fait un contraste renversant avec les abris de tôles ondulés qui composent les bidonvilles de cette ville. À notre arrivée nous avons traversé sur plus de dix kilomêtres une zone où se concentre ces habitations légendaires. Il est bon de savoir que plus de soixante pourcent de la population de Mumbaï habitent ces abris à l'architecture distinctive. Ce n'est pas obligatoirement un lieu de misère bien que ce n'est pas l'environnement le plus luxueux que nous ayons vu. Il faudrait passer plusieurs jours dans ce milieu pour un minimum de compréhension.
Mais revenons à notre visite du jour.
Les grottes de l'île d'éléphanta est un site classé au patrimoine mondial de l'Unesco. Réalisées entre le cinquiême et le neuviême siêcle il s'agit de grottes profondes taillées directement dans le roc de la montagne qui surplombe l'île. Dédié à Shiva et autres divintés Hindou les sculptures et les salles sont impressionnantes même si elles ont subit diverses détérioration au fil des siècle. L'entrée du site était remarquable par la présence d'un immense éléphant taillé dans le flanc de la montagne. Un séisme naturel l'a fait tombé à la mer. Il est maintenant dans un jardin publique de la ville mais le site a conservé son nom même si aucun éléphant, de pierre ou vivant n'est sur l'île. Cette dernière journée est agréable. Nous prenons un Lunch dans un bistro bar branché. Le Mondegar". Des jeunes couples qui se courtisent, des tablées de jeunes professionnel qui déconnent, qui rigolent amicalement sur un fonds de la musique fortes de "The Wall" et de Brian Adams. Bons cafés et bonnes bouffes au rendez- vous.
Retour à l'hôtel que nous avons retenu pour une demi journée supplémentaire histoire de prendre une douche, un peu de repos et se changer de vêtements avant d'entreprendre notre long retour. Nous partirons finalement de l'hôtel à 21h00 mais avant un dernier repas en ce bout du monde. "Shivala" un resto recommandé par le commis de l'hôtel. Depuis quarante jour Pauline espère pouvoir manger des "Oignons Bhaji", un entrée d'oignons croustillants et moelleux en même temps qu'elle commande à chaque fois que nous fréquentons un resto Indien de Montréal. Probablement un type de cuisine d'une région differente que celles que nous avons visitée. C'était sans succès jusqu'à ce jour. Les oignons Bhaji sont sur le menu. Ils sont dans son assiette que le temps suffisant pour qu'ils passent à sa bouche. Nous n'exprimerons donc pas le regret de ne pas avoir mangé d'oignon Bhaji en Inde. Un "check" de plus sur la liste des choses à faire avant...

Aéroport de Mumbai, embarquement. Excellent vol jusqu'à Londres oû je rédige c'est quelques lignes après avoir pris un copieux petit Breakfast British. Œufs, bacon, saucisses, fèves, gros champignons.
Je roupillerai probablement profondément dans l'avion avec ce retour brutal à une alimentation "non-veg" après ce voyage presque totalement végétarien à quelques exceptions près.
Rooonn....Rooonn.....Rooonn.


Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

samedi 8 décembre 2012

PAAN

PAAN

Demain dernier jour de notre voyage, nous débuterons une journée qui sera très, très longue.
Réveil à 08h00 dimanche matin notre vol est cédulé pour un départ à 02h35 du matin. Cela ferra près de 18h30 que nous serons debout lorsque nous entreprendrons notre vol d'une durée de 09h55 pour Londres. L'escale à Londres est d'une durée de 06h30 avant d'entreprendre un autre vol de 07h20. Quand nous arriverons à Montréal Lundi le 10 dècembre à 15h50 heures du Québec cela ferra quarante deux heures et demi que nous serons debout. Alors ce ne sera pas une heure ou deux de plus à destination qui changera grand chose. Nous entreprendrons donc ce dernier bout sereinement en respirant par les deux narines ou... peut-être en ronflant un peu durant les envolées. Espérons que nous aurons assez d'énergie.

Revenons maintenant sur notre repas du soir. Les attentes étaient très élévées. Le résultat correcte. Une bonne nourriture de bistro Européen mais un peu fade après quarante jours de nourriture indienne. Il nous faudra réaprivoisser notre nourriture.
Sur le chemin du retour un couple qui vient de sortir d'un restaurant chic Japonais sont devant un vendeur de rue qui offre une espèce de friandise qu'il fabrique sur un grand plateau. L'homme m'invite à essayer ce bonbon digestif qu'il mastique devant moi. Je suis un peu craintif. Qu'est-ce que c'est? Il m'explique que c'est une friandise digestive exquise, un peu sucré et parfumé. Le vendeur me fait sentir les arômes qu'il utile Pétale de rose, coco râpé, épices, lime broyé, noix et sucre brut. Il enveloppe cette mixture dans une feuille de bétel. Il suffit de mâcher la boulette pour que la saveur se libère. Quiconque qui a une certaine expérience de l'Asie à déjà remarqué les consommateurs de feuille de bétels avec leur gencives rouges vifs et leur crachat comme du sang. La feuille de bétel est une drogue euphorisante qui donne de l'énergie mais crée un haut niveau de dépendance. J'exprime mes inquiétudes au sujet du bétel à l'homme qui me semble quelqu'un de très bien. J'ai le goût de lui faire confiance. Il me rassure. La friandise ne crée pas de dépendance ni de gencives rouges, ce n'est pas le même genre de mastication que les consommateurs de bétel drogués font. D''autres personnes qui sortent du restaurant viennent pour s'offrir la friandise. Le vendeur me représente et fait sentir les ingrédients à nouveau. J'ose, j'essaie. Très surprenant, très bon, doux, épicé juste assez, parfumé parfaitement, moelleux à souhait. La friandise s'appêle "Paan". Une tradition indienne des familles royales étaient d'offrir cette friandise pour accueillir les amis en signe d'hospitalité. Ce bonbon fait partie maintenant de ce que l'on appele le "Street Food".
L'homme qui m'a invité à essayer cette douceur refuse que je paye le vendeur. Il me l'offre en me serrant la main et en me disant au revoir.
Belle petite expérience que je suis content d'avoir osé essayer.


Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

WE LOVE MUMBAÏ

WE LOVE MUMBAÏ

Pour cette deuxième journée à Mumbaï nous entreprenons la découverte de Colaba, un secteur ou se concentre commerces, hôtels, restaurants de qualité. Sur le bord de la mer on y découvre l'immense monument emblématique de Mumbaï, "La porte de l'Inde".
Nous débutons par un restaurant mythique, "Léopold café and bar" ouvert depuis 1871 il est réputé comme étant le resto le plus accueillant de la ville. Sa réputation n'est pas surfaite. Acceuillant, excellent café, pâtisserie cochonnes, la journée débute bien. Magasinage. Des boutiques internationales. Des prix internationaux. Correctes.
Visite de l'hôtel Taj Mahal Palace Ouvert en mille neuf cent trois cet hôtel de très grand luxe a été construit par le plus grand industriel du pays, Monsieur Tata. Tata Motor, Tata communication, Tata télévision, Tata hôtel la chaîne Taj. L'une des plus grandes fortunes au monde. Choqué de s'être fait refusé l'accès à un hôtel de Mumbaï parce qu'il était Indien, Monsieur Tata fit construire un hôtel que tout le monde envierait. Il a réussi. Très spectaculaire et chic. Nous visitons le hall d'entrée. Wow, c'est quelquechose. Un homme qui semble être responsable de la sécurité est là. Six pieds huit pouces, une stature de "Marines". Un regard déterminé. On imagine facilement un long pistolet en or sous son élégant habit sur mesure à quatre mille dollars. De deux coups du revers de la main il neutraliserait sans difficulté James Bond pendant que de l'autre main il attacherait deux autres opposants à l'aide de son turban qu'il aurait habillement délié de sa tête. L'agent 007 reprends ses sens devant le bureau de Monsieur Tata qui lui dévoile son plan pour conquérir le monde. Mais ... je ne suis pas James Bond. Alors le colosse au visage de fer m'adresse un sourire amical pendant que mon esprit vagabond et mon corps quitte l'hôtel.
Porte de l'Inde, des vendeurs de ballons nous accostent avec insistance. À la main ils se promène avec des gros ballons de quatre pieds. Ils t'offrent un paquet de dix pour trois cents roupies. L'anarque c'est que les ballons qu'ils te vendent ce sont des petites ballonnes ordinaires. Dix ballons pareil pour une piastre chez Dollorama.
Mais outre ces harcelleurs qu'il vaut mieux éviter le secteur est très agréable. Facile d'accès Tout se visite à pied. Halte pour un cocktail de fruits frais dans un bistro charmant. Re-magasinage, un nouveau mot pour illustrer l'ambiance agréable de Mumbaî.
Retour à l'hôtel. Douche et repos. Nous avons réservé notre repas du soir dans un des meilleurs restaurant du quartier Colaba, "Indigo". Toit-terrasse à l'éclairage féerique peut-on lire dans notre guide. Tortellinis ricotta-citron avec leur sauce épinard-fenouil, champignons porcini et noix,
ou saumon norvégien au basilic, servi avec asperges, couscous aux betteraves et beurre de câpres aux agrumes. Je salive déjà en copiant ces deux choix de la carte.
C'est à suivre.
We love Mumbaï.


Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

vendredi 7 décembre 2012

TERRE D'AILLEURS

TERRE D'AILLEURS

Notre vol à destination de Mumbai quitte avec une petite heure de délai. Nous aurions apprécié cette heure dans notre lit car ce matin la journée a débuté à 03h30, elle sera longue. Le vol se déroule bien. Nous débarquons à l'aéroport de Mumbai il est 11:00.
Transport jusqu'à l'hôtel, le temps de s'installer , de se changer nous v'là partis à marcher dans la ville. Mumbai est à des milliers de kilomètres de Delhi. Au propre comme au figuré.
Le ciel est bleu, l'air respirable, la circulation relativement ordonnée quoique constamment congestionnée. Pas de TucTucs dans les rues, les trois roues sont interdits. Des sens uniques, des feux de circulation pour les piétons que les automobilistes respectent. Une ville moderne. Un très grand parc où plusieurs équipes de Criquet disputent des matchs. Je ne comprends rien à ce sport mais ceux qui le pratiquent peuvent facilement être pris pour des joueurs de baseball qui lancent la balle au sol alors que le batteur s'amène au marbre avec une rame de canotage dans les mains. Sport qui soulève la passion des partisans et occupent une grande partie des nouvelles sportives.
Ici au centre de Mumbai les gens sont pour la plupart vêtus à l'occidental.
Nous nous laissons entraîner par cet atmosphère Nord-Américaine allant jusqu'à prendre une pause lunch dans un Pizza Hut. Petit sacrilège pour des voyageurs du " goût du monde".
Le retour au diapason de la vie Indienne s'opère instantanément lorsque nous atteignons la grande gare Victoria. Les gens qui se déplacent en tout sens d'un pas pressé, quittant le quai du dernier train arrivé aussitôt envahi par une foule arrivant de tous sens. Les cireurs de chaussures à chaque piliers, les porteurs de bagage avec leur licence en laiton attachée bien en vue à leur bras, les gens regroupés au sol qui attendent leur départ et les lignes grouillantes qui veulent atteindre le guichet du vendeur toujours trop lent. Tout un spectacle qui nous remet les pieds et le coeur sur cette terre d'ailleurs.
À chaque fois que l'on croit que rien de nouveau nous surprendras on se trompe.
Une marche pour le repas du soir vers le bord de mer où il y a une grande promenade piétonnière. Chemin faisant une halte chez Gaylord, un restaurant ou le maître d'hôtel en tuxedo nous reçoit pour nous conduire à une table où il nous assigne un serveur exclusif. Absolument renversant l'habileté qu'a notre serveur de nous présenter et nous faire découvrir les saveurs cachées des entrées qu'il nous présente. Un trait de lime par-ci, un peu de poivre, une touche de chutney, une tranche fine d'oignon deviennent des délices qui fait pleurer de joie. Il nous partage son amour de la cuisine et quelques trucs que nous essayerons de mettre en application. Les plats principaux sont tous aussi excellents. Un repas mémorable pour longtemps. Puis le bord de mer. De nombreux couples, des flâneurs, un atmosphère paisible. Les lumières des grandes bâtisses de la ville et les lampadaires de rue rèvelent la forme en demi-lune de cette promenade surnommée "The Queen's Necklace". Un autre bon moment dans une ville ou ne nous attendions pas à grand chose. Les commentaires lus sur les forums que j'avais consulté ètaient généralement négatif pour Mumbai. Faut croire que l'angle selon laquelle on aborde un lieu peu avoir une grande influence sur notre perception. Ainsi, si je me limitais à la dernière expérience de la soirée j'aurais assurément un point de vue différent. Pour revenir à l'hôtel nous hélons un taxi. Je lui montre la carte d'affaire de l'hôtel. Pas de problème il sait comment s'y rendre. C'est parti mon kiki. On s'approche de l'hôtel, il accélère, passe son chemin, nous amène à un autre hôtel qui a un nom qui ressemble. Non, regarder à nouveau la carte: Residency Fort. C'est repartit. Un peu plus en fou. Woh mon Léo. Il s'arrête devant un hôtel sans rapport avec notre destination. Il ne sait pas où aller. Il embraye... Doux... Doux... Mon tout p'tit. Ralentit. Écoute mon oncle. À gauche, à droite, ralenti, va jusqu'au coin, fait un U turn, 200 mètres droit devant nous v'là rendu. Quoi 200 roupies!!! Si tu avais su ton chemin le compteur marquerait 60. Apprend ta ville mon homme. Tiens je suis bon prince, v'là 100 roupies. Bonne nuit. C'est pas un écarté de chauffeur de taxi qui va briser une si belle soirée.



Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

PARTIR POUR .............

PARTIR POUR .............

Partir? pourquoi !

Alors que nous entreprenons la dernière portion de notre voyage nous sentons l'heure du bilan qui approche.

Avant qu'une autre destination germe dans nos têtes offrons-nous un petit moment d'arrêt dans nos cerveaux bouillonnant de projets.

Sommes- nous satisfaits de notre voyage?
Oh que oui.
Très satisfaits, contents, heureux, comblés, au-delà de nos attentes.
Convaincus plus que jamais qu'il n'y a que des limites que dans la tête.
Le monde entier est accessible. Prêt à acceuillir celui et celle qui veulent le découvrir, le parcourir.

Mais pourquoi le parcourir?
Y trouvons- nous une raison valable?

Après tout:
Jules César n'a-t-il pas dit que tous les chemins mènent à Rome.

Les Bleuets affirment que tous les chemins mènent au Lac-St-Jean.

Régis Labeaume... , il ne l'as pas dit mais il le croit.

Alors pourquoi?

Pour voir tous ces magnifiques bâtiments, ces monuments historiques?
Wikipédia est merveilleux pour les découvrir.

Pour les chants mélodieux, les danses envoûtantes, les cérémonies majestueuses?
Les images de celles-ci sont disponibles sur You Tube.

Pour les saveurs, les odeurs, la fraîcheur de leur cuisine?
Je vous le confirme la cuisine Indienne servie dans plusieurs restaurants de Montréal est authentique.

Pour le sourire des gens, la beauté de leur visage, les couleurs de leur vêtements?
Les Québécoises ont déjà la réputation d'être parmi les plus belles aux monde.... C'est vrai.

Pour vivre des expériences hors du commun?
Notre quotidien en est plein si on prend le temps de s'arrêter, et de ne pas trop se prendre au sérieux.

Pour vivre des moments d'émotion fortes et jouir après s'en être sortis sans casse?
Guillaume Lemay Thivierge vous attends à son école de parachutisme pour çà.

Pour se chercher soi-même, se trouver, adhérer à une secte, à un Gourou?
Je suis déjà assez fou de même. Je ne sens pas le besoin d'en ajouter

Alors pourquoi donc?

Pour revenir glisser dans la neige avec Stella Çà sera rigolos nous a-t-elle promis.

Pour voir Romane, le petit cochon d'amour à grand maman manger son gâteau au chocolat en disant c'est bon les yeux plissés de bonheur

Pour jaser avec ma grande fille d'actualité, de justice, d'injustice, d'incompréhension du monde et l'embrasser.

Pour changer mes pneux avec J.F. ou pour bricoler chez eux, sans pression. Pour le plaisir du moment.

Pour faire de la raquette au sommet d'une montagne pour chercher une grotte et y dormir.

Pour se rassembler autour d'un feux, d'une bière, avec mes frères et sœurs.

Pour les rencontres familial de fin août, d'hiver, de n'importe quand.

Pour revenir vous chercher et partager nos photos, notre vie et la votre.

Et finalement parce que tous les chemins mènent à ceux que l'on aime. .. quand on revient.
XXX



Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

jeudi 6 décembre 2012

LE DRUIDE

LE DRUIDE

Grands titres du "The New Indian Express" : le projet de métro de kochi est reporté: les autorités locales sous-estime les coûts réels selon le bureau centrale de Delhi. Les nombreux changements aux plans par les politiciens locaux en seraient la cause.
Implantation d'un nouveau logiciel pour assurer le suivi des étudiants. L'application actuelle qui est installée dans l'ordinateur de chaque étudiant sera amélioré afin de permettre un meilleur suivi des résultats par les parents. De plus si un étudiant présente des signes de manquement à ses cours une fonction avisant en direct les parents par SMS que l'élève ne se trouve pas au cours ou il doit être sera envoyé. Il sera possible de localiser l'élève fautif grâce au système de géo-localisation intégré.
Bonne nouvelle, la police locale ouvrira un nouveau poste de quartier. La circulation trop dense et le nombre d'appels ne permettaient plus de répondre aux accidents et demandes d'aide dans un délai raisonnable. Quarante deux policiers y seront affectés.
Les poursuites judiciaire contre Lavalin, la Canadienne, et son partenaire Indien seront scindées en deux pour accélérer leurs traitement. On espère une décision avant novembre 2013.
Vente de décorations de Noël de 10h00 à 19h00 au rond point de Bal Bhaban.
L'égalité entre les hommes et les femmes. Encore de grands pas à franchir pour y arriver.
Tout cette vitalité dans un si jeune pays qui s'est doté de sa première constitution en 1950, trois ans après s'être affranchi de l'occupation Britannique.
Le Kerala, territoire du sud, ne fut constitué qu'en mille neuf cent cinquante six.
Dans cette région si densément peuplé il est remarquable de voir le niveau de développement social atteint. Les infrastructures d'un niveau acceptable n'ont pas atteint notre " degré de construction". Espérons qu'ils sauront éviter le GÉNIE de nos grandes firmes comme Lavalin et ces autres porteurs de notre modèle de modernisation.
Retour vers le passé. C'est ici en 1498 que le premier européen trouva finalement la route des Indes par la mer. Vasco de Gamma, un portugais, fit cette route en passant par la pointe du Cap de Bonne Espérance. Il mourut et fut mis en tombeau ici à Fort Cochin. Nous allons visiter l'eglise qui contient ce tombeau. Trois ans après il fut déplacer à Seville, en Espagne, ou sa dépouille resta quelques années pour finalement être rapatriée au Portugal. Plus précisément à Lisbonne où il fait l'objet d'une grande admiration. Le plus long pont suspendu d'Europe porte son nom, une grandiose structure de 145 metres de haut fut érigée en son honneur dans le port pour l'expo universelle de 1998 et son corps repose dans le " Monastère des Hiéronymites" à Lisbonne ou peut-être dans un cimètiere de l'Alentajo, une région du Portugal.
Toutes des endroits que nous avons eu l'occasion de visiter. Franchement il aurait mieux voulu pour nous tous que Vasco soit notre découvreur plutôt que l'autre, "le Colomb", qui cherchait maladroitement lui aussi la route des Indes à la même époque.
Mais retour à Fort Cochin pour nous engager dans le port avec le ferry. Le vieux rafiot rouillée équipé d'une vingtaine de gilet de sauvetage pour les cent clinquantes passagers qui y prennent place nous transporte à travers les cargos de la mer vers la rive d'Ernakulam. Petite marche dans la ville que nous trouvons sans grand intérêt pour l'oeil d'un touriste, sauf que... Sauf que en revenant vers l'embarcadère il y a là sur le quai un espèce de guérisseur qui concocte des potions aux vertues magiques. Des herbes, des graines, des plantes de toute sorte sont étalées devant lui. Sur un brûleur bouillonne un chaudron contenant divers feuilles, branches et jus qu'il mélange en psamodiant des incantations. Tel un druide il verse des petites quantités de son elixir dans des fioles que les gens achètent. Ils nous tends une feuille. Une bouteille pour trente roupies guarantie le soulagement des douleurs aux pieds, aux genoux, aux bras, au dos, toutes les sortes de paralysie et n'importe quel genre de désordre de santé. J'ai manqué l'offre de ma vie à ce moment, dèsolé pour ceux qui espérait ce jus de guérissons universel, j'ai passé mon tour. Mais j'ai quand même eu droit à un beau spectacle qui fait du bien à ma rate, qui se dilate.
La routine commence à s'installer: retour à la chambre pour une douche et un petit repos. Ouf!
Demain matin quatre heures, nous prendrons le taxi qui nous conduira à l'aeroport destination Mumbai. Si jamais j'en venais à me plaindre de fatigue vous saurez me rappeler que j'avais juste à faire confiance à Panoramix.


Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

mercredi 5 décembre 2012

RYTHME TROPICAL

RYTHME TROPICAL

Mercredi 5 décembre. Promenade sans but précis pour cette seconde journée à Fort Cochin. Quartier de marchands, restaurants, boutiques, musées, églises se laissent explorer au grès de nos pas. La chaleur naissante, renforcée par un soleil de plomb ne seraient pas endurables sans les parasols que nous tenons à la main. Il faut faire comme les gens d'ici. Se protéger de l'ardeur des rayons ou rester terrée à l'abris d'un mur, d'une maison.
Comme d'habitude quelques objets retiennent suffisamment notre attention pour venir l'alourdir le, qui deviendront bientôt " les", sac de souvenirs.
Pause repas. Des calmars fraîchement pêchés du matin me sont servis avec des épices à faire décoller les papilles. Décoller vers le paradis des saveurs du bout du monde.
Petite marche, les rues sont désertes, les commerces vides, la chaleur étouffante. Petit tour de Tuctuc, visite d'entrepôts anciens où l'on emmagasine le gingembre mis à sécher au soleil. Retour à l'hôtel.
Douche et sieste.
Le soir venu petite balade vers la promenade de bord de mer. Assis sur un banc nous pouvons sentir le vent et les marées. Les feux des crevettiers qui rentrent d'une journée de pèche, les lumières des petites embarcations aux filets trop grands pour leur dimensions marquent la surface de l'océan de leur éclat scintillant. Les vagues tracent de longues lignes lignes blanches fantomatiques lorsqu'elles approchent de la rive pour y déferler dans un bouillonnement au chant apaisant. L'air des vacances, l'air de la farniente nous habitent en ce moment de détente en ce bout de monde.
Ai-je besoin de redire comment sera transportant les douces brûlures qui envahirons ma bouche lors du repas qui suit? On ne s'y habitue pas, on le désir à chaque fois.
La chaleur des tropiques impose un rythme auquel nous ne pouvons, ni ne voulons échapper.
Retour paisible quand soudain... Coupure de courant générale. Nous ne voyons pas le bout de notre nez. Ce soir nous avons laissé nos frontales à la chambre, nous n'en avons jamais besoin Plongés dans le noir nous hélons le premier Tuctuc qui passe. Le sacripant nous éloigne de notre destination, nous commençons à nous reconnaître. Woh l'ami! Tournes ici, tourne là, nous voilà à destination. Vingt roupies pour ton effort, te voilà bien payé pour une course de dix minutes qui aurait dû en prendre deux.


Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

mardi 4 décembre 2012

DU NORD AU SUD

DU NORD AU SUD

Nous quittons Kumily avec l'aide attentionné de notre hôte. Il s'assure que le chauffeur de Tuctuc nous fasse prendre le meilleur autobus à destination de Kochin. Nous avons les deux places à l'avant. Dans la baie vitrée. Nous ne manquerons rien de la route. Pendant plus d'une heure c'est une descente digne à faire pâlir d'envie les concepteurs de manèges. Les virages en épingles se succèdent autant que les dépassement dans les courbes. Le grondement du moteur qui compresse, les Klaxons qui résonnent sur fond de musique indienne et de la conversation que le chauffeur entretient, en gesticulant et quittant souvent la route des yeux pour répliquer aux deux changeurs avec qui il jase. Toute qu'une descente de ces montagnes majestueuses.
Nous arrivons à Kochi vers 14:30. Fatigués, fourbus par la route, à fleur de peaux. Un dernier 15 kilomètres de Tuctuc nous permet de rejoindre notre HomeStay à Fort Cochin. Le temps de s'enregistrer nous allons prendre un lunch lèger dans la charmante bourgade qui a conservé la forte influence des Portugais qui ont longtemps fréquenté ce port de mer. L'atmosphère est paisible, le repas suivit d'une pause café latté et d'une marche sur la longue promenade de bord de mer où des pêcheurs actionnent les mécanisme des pèches à palans. Les gens sont nombreux pour admirer le coucher de soleil rouge flamboyant sur la ligne d'horizon de la mer. Retour au gîte pour une douche bien méritée.
Ces longues journées de transport sont éreintantes et n'offrent pas beaucoup d'occasion de vivre des aventures dignes de l'oncle Pierre. Mais ce sont des moments privilégiés de réflexions sur le voyage.
Cette partie que nous vivons dans le Kerala depuis maintenant près de huit jours nous fait découvrir un pays extrêmement différent de ce que nous avons connu dans le nord.
Le nord que nous avons visité est totalement dépaysant, complètement en dehors de tout nos repères. Extravagants et d'une beauté éblouissante par ses palais, ses forts, les richesses des Maharajas, ses temples, ses tombeaux Envoûtant par ses Divinités, ses rites, ses chants. Charmant par la couleur des saris, la profondeur du regard des gens. Jouissif par sa cuisine, ses saveurs, ses odeurs. Harassant par ses vendeurs, ses chauffeurs de TucTucs. Effrayant par le piètre état des routes, l'absence d'infrastructure, le manque d'hygiène, l'épandage des ordures partout. Insaisissable dans la façon de conduire sur la route. Sans mot pour décrire sa pauvreté.
Et pourtant tout est si beau et donne le goût de revenir, d'explorer plus à fond.
Le sud. Plus près de nous. De nos références. Facile d'accès. Des routes en relatives bonnes états. Une propreté normale. Pas de déchets partout. Les commerçants normales, ils veulent vendre mais pas toujours harassants, pas toujours en proposant des prix multipliés par dix. Un marchandage raisonnable, des prix qui me semblent justes. Les gens aimables. Facilement aidant sans rien attendre en retour. Pas plus difficile de voyager ici qu'au État-Unis si ce n'était pas des informations sur les panneaux qui sont quelquefois seulement dans un alphabet incompréhensible pour nous. Le sud des vacances. Plus accueillant que les villages de la République Dominicaine, à peine plus compliqué que dans un tout inclus.
En prime les épices. Nous l'avons trouvé cette route des Indes que cherchait Colomb, Cartier et de nombreux autres aventuriers.
Nous avons trouvé deux expériences de voyages tout aussi inoubliables l'une que l'autre dans un pays qui doit compter de nombreux autres visages. Le Cachemire, froids, sauvages. L'Himalaya, plus froids, plus haut, toujours plus hauts. L'extrême sud, chaud, toujours plus chaud. L'autre rive, Madurai, Pondichéry, Chênaie. Et plein d'autres coins qui attendent d'être visités. L'Inde continuera de nous fasciner. Pour l'instant nous continuons de l'explorer avec joie.


Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

lundi 3 décembre 2012

REMPLIR NOS YEUX DE JAMAIS VU

REMPLIR NOS YEUX DE JAMAIS VU

Réserve naturelle du Periyar. Ce vaste territoire de protection de la faune, tigres, éléphants sauvages, bisons, sangliers, langur offre un paysage de montagnes et collines ainsi qu'un grand réservoir. L'accès y est limité. En ce lundi matin nous faisons parti du groupe de quatorze personnes maximum qui entreprennent une journée complète de randonnée dans la jungle et de rafting sur des embarcations de bambou liés.
Dès la réservation nous savons que la chance de voir un tigre en nature est très limitée. Des randonnées de cinq jours dans le territoire profond ne garantissent même pas cette possibilité. Il faut savoir que les tigres sont des animaux territoriaux qui protègent un quadrilatère de vingt sept kilomètre carré pour un couple. De plus le jour ils se terrent à l'abris de la chaleur. Mais nous sommes quand même confiants de faire des belles observations. Nous sommes encadrés par sept gardes forestiers interprètes dont un est chargé de la sécurité du groupe. Il porte une carabine à l'épaule. Nous sommes dans une atmosphère de grand safari. Dès le départ, surprise, un félin apparaît devant nos yeux. Une oreille arrachée, le felinus domesticus n'a pas bonne mine. Pauvre tit mine. Ce sera le seul spécimen de sa race que nous verront aujourd'hui. L'entrée dans le sentier se fait en passant une rivière sur un radeau fait de dix longs tronc de bambou attachés ensemble. Nous nous tenons debout sur ces troncs glissant, avec de l'eau qui effleure les chaussures, pendant que les guides tentent des cordes vers la rive pour nous haller de l'autre côté. Amusant. La randonnée est agréable. Les petits animaux, les toiles d'araignées et leur énormes tisserands à huit pattes, des plantes aux effets curatives et aromatiques, nombreuses sont les observations que nos guides nous font partager.
L'environnement forestier nous surprend par sa ressemblance avec ce que nous connaissons. Nous marcherions dans la forêt du parc du Mont-St-Bruno que ce serait semblable exception faite des essences forestières et de la faune. Fin de l'avant-midi nous parvenons sur la rive de l'immense réservoir d'eau douce. Les radeaux de bambou nous attendent. Semblables à la plateforme flottante que nous avons empruntée lors du départ celles-ci ont des banquettes rudimentaire de bambou noué pour acceuillir quatre à six passagers plus deux guides rameurs. Nous v'la parti les trois radeaux. C'est d'un calme inspirant. Les oiseaux sont nombreux. Nous avons de la chance. Quatres éléphants dans un éclaircis au fonds de la prochaine baie. Les guides pagayent lentement, sans bruit. Nous retenons notre souffle. Les sons de déclics des caméras ont été pour la plupart neutralisés avant le départ. Nous nous rapprochons jusqu'à environ vingt cinq mètres. Ces bêtes sont belles. Différents des éléphants domestiques que nous avons déjâ vu. Leur peau ressemble plus à du poil qu'à la peau rude et crevassée des éléphants que nous connaissons. Un pelage brun. Pas de défenses. Les dents sont intérieures. Ils brouettent en arrachant l'herbe du sol avec leur trompe, puis frappe la touffe sur une patte qu'il soulève. Il forme ainsi un espèce de ballot de foin qu'ils portent à leur bouche. Ce sont des moments d'observations divins.
Nous poursuivons la navigation sur la surface calme après que les pachydermes eurent réintégrés l'intérieur de la forêt. Pause repas. Observations, relaxations, retour paisible après une journée ou nos yeux se sont remplis une fois de plus de jamais vu.
Douche et repas calme au gîte.


Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

dimanche 2 décembre 2012

DURE VIE DE MONTAGNARDS

DURE VIE DE MONTAGNARDS

Le dimanche matin débute par un déjeuner digne de ce jour. Crèpes à la noix de coco fraîche râpé, pain de céréale fait maison et gelé d'ananas du jardin. Nous réservons l'excursion que nous souhaitons faire demain, les places sont très limités. Le propriétaire de la plantation où l'on habite nous fait faire le tour de sa forêt. Son père a débuté la mise en valeur de cette portion de montagne il y a soixante ans, il poursuit son œuvre pour lui et les générations futures. Poivres en grande quantité, cardamome, litchis, noix de muscade, clous de girofles, petits piments rouge, cashew, cocotiers, bananiers, caféiers, plantes médicinales de toutes sortes croissent aux travers des arbres de bois de teck, de mahagony et autres essences exotiques qu'il plante pour l'amour de son boisée et le futur. J'imagine aussi un ingénieur forestier à la retraite en train de travailler sa forêt. Ils font partis de ces hommes de bois qui ont de la sève dans les veines.
Puis randonnée à pied dans la montagne environnantes. Sur plus de trois kilomètre çà grimpe pas à peu près. Le long du chemin est bordé de poinsetias en fleurs. Nous débouchons sur un étroit sentier à flanc de falaise qui nous conduit sur un sommet où trône une petite chapelle. Le temps de boire un peu d'eau, manger une banane achetée sur le chemin en montant, quelques cashews et nous reprenons la voie du retour. Le sentier s'élargie, devient une petite route, un jeep style vieux Willis passe. Le conducteur nous offre la descente. Au gîte le propriétaire nous accueille à nouveau en nous préparant un jus de lime et menthe fraîchement extrait dans des verres de cristal. Que la vie de montagnard est dure en ce début de semaine.
Puis une promenade dans la village. L'endroit est calme. Les nombreuses boutiques où se vendent des épices et des snackbars où l'on tranche des bananes en minces lamelles pour les frites à l'huile bouillante composent la majorité des commerces. Achat de plusieurs épices et pause lunch pour un excellent dosa et un thé masala.
Puis à 18:00 dèmonstration d'un art martial locale au Kerala, le Kalaripayattu. Le contrôle physique des combattants est impressionnant. Les katas exècutés par quatre participants simultanément très beau. Mais les combats opposant deux participants, tantôt sabre contre sabre, tantôt sabre contre main nue ou ècharpe en guise de moyen de défense sont renversants. Encore plus spectaculaire sont les manipulation de longue tiges d'acier avec les extrémités enflammées ou les sauts à travers les cerceaux de feux. Tout çà et plus dans une arène murée que nous surplombons dans les estrades. Si vous êtes impatients de voir les extraits vidéo que j'ai capté vous n'avez qu'à consulter You Tube pour vous donner un avant goût. Retour au gîte, le propriétaire nous a préparé un souper finement épicé. De la vrai cuisine de maison que nous partageons avec un couple de Londoniens hébergé ici.



Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

samedi 1 décembre 2012

CAPO...THÉ

CAPO...THÉ

Une bonne nuit dans notre chambre en bambou aux fenêtres de bateaux précède le réveil de ce premier jour de décembre. Nous embarquons dans un bateau qui dessert la population locale. Les arrêts sont nombreux. Marchandises de toutes sortes, bananes, riz, huile, pièces pour réparer une machine quelconque accompagnent les gens qui retournent dans leur village en ce samedi matin.
Les rives sont grouillantes de vie. On ne se lasse pas de ce spectacle d'un quotidien si loin du n'autre.
Cette visite des BackWater en utilisant le transport en commun nous coûtera dix roupies, soit l'équivalent de dix huit cents canadien. Les bateliers qui offrent leur service aux touristes demandent facilement deux milles roupies pour un tour qui ne pénètre pas tant la vie des gens.
Débarcadère de Kottowan, les chauffeurs de taxis nous offrent avec insistance leur service. Seulement mille huit cent roupies. Nous les évitions. Ils s'accrochent. Nous nous sauvons dans un Tuctuc négocié quarante roupies par Pauline. À la gare d'autobus nous montons dans un des nombreux bus qui s'y trouvent. Pas de vitre au châssis, toles froissées tout le tour, le car se met en route en rejetant ses odeurs de gaz mal brûlé. Un changeur nous demande cent cinquante deux roupies pour le trajet. C'est le vrai prix. Sur le billet qu'il nous remet il est écrit "KUMILY". Nous v'là rassuré pour les cinq prochaines heures que dureront le trajet. Trajet de montagnes et de précipices à ce qu 'on dit. Je suis alors doublement rassuré quand dès le départ le chauffeur immobilise facilement sa boîte à sardine de la route en appuyant sur la pédale de freins... dans un grincement de métal fer sur fer. J'imagine que la compression est bonne et qu'il est un Jacques Villeneuve du downshiftage. Nous nous engageons dans les routes de montagnes. Pour nous acceuillir une signalisation routière explicite. Un losange jaune avec une tête de mort et l'inscription "DANGER DEAD ROAD". Deux kilomètres plus loin une dépanneuse qui étire son treuil vers le fonds d'un ravin où nous voyons quatre pneus, le silencieux et la transmission d'un 4 X 4 blanc accoté sur un arbre à mi-flanc de montagne. L'opération de sauvetage de la carcasse se déroule sous le regard de plusieurs badauds. Décidément la signalisation routière dit vrai. Les virages en épingles se succèdent alors que nous circulons sur la crête de montagnes d'au moins trois mille pieds. Un ravin chaque côté ... que c'est beeaaauuuu!eau!eau.
Les plantations de thé à flanc de montagnes. Tout une mosaïque de couleur d'un vert nuancé d'une grande beauté. C'est capoté comme dirait les jeunes.
Tout ce qui monte doit redescendre. Vous souvenez-vous je vous ai parlé de Jacques Villeneuve, je pensais au fils, zut c'est l'oncle Jacques qui est au volant. Jour de chance, nous arriverons quand même. Le temps de prendre notre repas après cette longue route nous nous rendons à notre lieu d'hébergement. Le Pepper County Home Stay. Les propriétaires sont très accueillants, nous y serons bien pour prendre un peu de repos et découvrir cette région des épices et du thé. Cette région que voulait joindre l'idiot de Jacques Cartier. Vous vous souvenez. Moi, en tant que bon Québécois condamné à l'hiver "Je me souviens".


Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

vendredi 30 novembre 2012

NOUVEAU FORFAIT "VIDÉOTRON" INCLUANT TOUS LES CANAUX

NOUVEAU FORFAIT "VIDÉOTRON" INCLUANT TOUS LES CANAUX

Dernier jour de novembre, nous voilà partis pour une journée de bateau qui nous conduira à Alleypey.
Des centaines d'aigles pêcheur trônent sur les pieux sortant d'un mètre au-dessus de la surface. Le soleil fait paraître leur plumage d'une couleur feux-orangée qui tranche avec leur tête blanche immaculée. Des cormorans occupent les perchoirs près de la rive. L'arrière plan de la végétation tropicale et les nombreuses petites barques occupées par deux pêcheurs, un qui lève les filets pendant que l'autre manœuvre dans le courant. Quelques somptueuses maisons, une statue de déesse aux seins gigantesques, côtoient des églises catholiques.
Nous nous engageons dans de plus petits canaux. Lentement, calmement, notre regards ne sait plus où se jeter. Nos oreilles se remplissent du chant des oiseaux, nos narines d'odeurs sereines. Des îlots de plantes aquatiques s'écartent sur notre passage pour se réapproprier l'espace derrière les remous laissés dans notre sillage. De la rive, les gens, qui se promènent parasol à la main, nous saluent en affichant un blanc sourire. D'autres dorment, étendus sur un banc rustique, sous l'ombre des jeunes cocotiers pendant que son frère, son fils peut-être, baigne sa vache sur la rive. Une zone de dragage où deux marie-salopes s'affairent à extraire le sable fin des fonds du chenal. Ces habiles suceuses, filles d'Ange-Aimée trente sous, s'activent goulûment à la besogne Reliées à de longs tuyaux elles régurgitent leur dégoulinante matière sur la rive.
Des familles de pêcheurs réparent les filets. Huit canards qui nagent à la queue leu leu. Les longues perchent semblables à des pattes d'araignées tiennent suspendues dans les airs des filets de pêches aux formes coniques. Ils attendent la noirceur pour être replongés dans les eaux poissonneuses. Les prises attirées par de puissantes lumières se retrouveront vites suspendues dans les airs quand le pêcheur actionnera le mécanisme relevant l'ensemble. Après le spectacle des filets multicolores nous traversons, sur plus d'un kilomètre, une haie d'honneur formée de centaines de ces dignes mécanismes qui nous encadrent de part et d'autre à quelques pieds des bordages de notre bateau. Nul majesté ne mérite autant d'honneur. L'honneur de ces gens qui ont érigé ces gardiens de la tradition et nous permettent d'y accéder.
Ces scènes bucoliques s'offrent à nos regards sans besoin de narration. Notre imaginaire comble le silence de nos esprits avec satisfaction.
Pause pour un repas à mi-parcours. Service d'un thali accompagné d'un poisson grillé. Nous sommes en plein cœur d'une zone de pêche et la cuisson Keralaise pour les poissons reconnue pour être parmi les meilleurs. Totalement, ces petits poissons dépassent en saveurs et délicatesses la sardine grillée de Portimaho au Portugal. Ce n'est pas peu dire. Un moment divin de plus dans ma mémoire gustative.
Nous passons à côté d'une école. De l'intérieure de leur classe les enfants nous envoient la main. Ils apparaissent dans leur costume bleu, se ruant à la porte en riant. Le tumulte augmente. Dans un bâtiment voisin , la classe des garçons, ils ont entendu. Les voilà aux fenêtres, eux aussi, agitant frénétiquement la main. Bye bye enfants du Kerala.
Seconde pause pour le thé chaï. Il faut prendre son temps quand il s'offre avec tant de tendresse.
Nous longeons maintenant des rizières. Le soleil baissant de fin de journée offre un nouvel éclairage. Contre jour contrastant, scènes se miroitant dans les eaux, douceur d'une luminosité moins directe, ces instants paisibles se reflètent dans l'attitude des gens sur les rives. Serein, ils se reposent calmement en ne sachant pas qu'au même moment ils posent. Plus de mille canards sont là devant nous. Nous barrent-ils la voie? Docilement ils s'écartent dans un concert de joyeux coin-coin repris à l'unisson par un enfant qui voyage sur le bateau et... le tout aussi joyeux drille que je suis.
Nous croissons de nombreux "boathouse". Ces embarcations typiquement Keralaise avec leur toit et les murs en bambou tressé. Les gens sont partis d'Alleypey et vont passer la nuit sur l'eau. Nous pouvons remarquer que l'offre est variée. Certaines luxueuses, la majorité moyenne, quelques'une médiocre. Cc soir nous coucherons dans une chambre aux murs de bambou tressé, similaire à ce qu'il y a sur ces embarcations, mais nous serons sur la terre ferme. Nos trois heures d'explorations des mini caneaux de l'île Monroe, nos huit heures de transport magique d'aujourd'hui, à laquelle s'ajouteront un autre trois heures de navigation demain comblent nos attentes maritimes. Nous laissons la congestion des canaux et la cohut du site d'ancrage commun pour la nuit à d'autres.
Notre gîte est accueillant. Sitôt les bagages rangée nous voilà répartit pour une marche dans la ville. Objectif: Poppy, une fabrique de parapluie réputée en Inde. Deux nouveaux souvenirs viendront alourdir nos valises. Puis nous revenons tranquillement. Les marchands d'articles de cuisine sont nombreux. Les gadgets intrigants. Ils nous expliquent gentille ment leurs utilisations dans un mélange d'anglais, d'hindi et de sourire. À notre retour celui où celle qui devinera l'utilisation du gadget que nous rapportons se mèritera un prix.
Même si Vidéotron offre un nouveau forfait incluant tous les canaux je préférai pour toujours les canaux offerts par le Kerala.


Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

jeudi 29 novembre 2012

LES CHIENS DE LA HONTE

LES CHIENS DE LA HONTE

Nous sommes partis avec l'espoir d'aller au bout du monde. En cette nuit nous avons le sentiment d'en être très près. Pourquoi ai-je cette impression, cette émotion à ce moment précis?
Durant la journée de nombreux chiens errant circulent partout. Quelquefois par deux. Souvent seul. Ils s'approchent des restaurants. S'aventurent sur les terrasses espérant une main nouriciêre. Les employès des terrasses les chassent d'un tapement de pied au sol, d'un wouch! wouch! Certain adoptent informellement un couple de chiens qui eux se chargent de protéger leur territoire diurne.
Les hommes sont satisfaits. L'ordre règne en ce bas monde.

Le soir venu nous remarquons sur la grande place quelques meutes de chiens se rassembler.

Quatre heures du matin. Des aboiements, des grognements, des cries de chiens qui s'attaquent, se mordent, s'égorgent se font entendre des fonds de la nuit.

Si nous sommes au bout du monde au-delà de cette limite il y a l'abime. Au delà du bout du monde il y a cette espace oû les chiens se battent, s'entretuent pour établir un territoire, une suprématie sur l'autre.

Les hommes font parfois de même dans cette zone où la terre n'est pas vraiement ronde. Dans cet espace où la loi de la nature domine D'où l'on ne revient probablement pas souvent et si on en reviens assurement jamais totalement humain.

Même si "au-delà du bout du monde" existe et existera toujours je ne souhaite pas y aller, je ne désire pas t'y amener.

Vite que revienne mon sommeil dans lequel règne l'ordre et la loi.

Bonne nuit à tous.


Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

FAIRE CONFIANCE

FAIRE CONFIANCE

Six heures trente en ce vendredi matin du 29 novembre. Les premiers rayons du soleil qui pointent à l'horizon font chanter les oiseaux dans les bananiers et les cocotiers tout autour. Bientôt nous sentons l'odeur agréable des tomates et de l'oignons grillés qui garniront notre délicieuse omelette matinal. Un café noir nous attends, fumant et exhalant l'air de son odeur âcre-douce. Nous nous rappelons notre repas de hier soir. Crevettes grosses comme des queux de homard, tendres comme du crabe des neiges, savoureuses comme des fraises des champs. Un morceau de thon moilleux, assaisonné avec les épices du "bonheur".
Ce n'est pas une bande défilante en bas d'écran annonçant une nouvelle guerre dans un pays inconnu qui va venir ternir ces moments. On se défile.
Aujourd'hui nous partons pour Kollam. Dès neuf heures nous sommes en route. Nous avions planifié le trajet en train. Nous changeons d'idée. Pour les courts déplacement, comme le font les gens d'ici, nous avons utilisé les TucTucs.
Pourquoi pas sur un plus long parcours. Ces petites voiturettes souvent vertes à trois roues sont partout dans le décor. Parfois cabossées comme les chaudrons de notre premiêres Ministre, presque toujours décorées comme une œuvre de Dali. Ils sillonnent les routes en faisant entendre leur joyeuse pétarade.
Allez hop! On monte â bord. Tassez-vous un peu, il faut de la place pour les bagages.
La route en lacets longe la mer, traverse de charmants village. Le conducteur est prudent. Le vent frais du large nous atteint. Le nez au vent nous sommes toujours sur la route des vacances. Une heure plus tard, la vaillante monture à trois roues nous dépose à la porte de notre hôtel de Quillon. Même s'il est encore tôt en avant-midi on nous donne immédiatement la chambre. Le temps de dèposer les bagages, de réappliquer de la crème solaire nous repartons pour une marche vers le quai de départ des embarcations qui permettent de sillonner les BackWater. Ce réseau de caneaux qui sillonnent les basses terres du Kerala et qui en font une destination si prisée. La beauté de l'environnement fait la célébrité du lieu selon la documentation.
Nous n'avons pas le temps d'atteindre le bureau de l'office touristique officilelle du Kerala que dèjà un homme nous aborde.
Il nous explique que nous sommes vraiment chanceux de pouvoir retenir ses services. Nous ne serons pas déçus. Il nous exhibe un carnet contenant les commentaires de satisfaction de touristes ayant déjà retenu ses services. Aujourd'hui il est totalement disponible pour nous, sa dame est restée à sa maison pour s'occuper de ses fils.
Nous hésitons un peu, il est difficile de faire confiance au premier venu en voyage. Ils ont toujours des offres exceptionnelles, juste pour toi mon ami. Alors il faut se méfier sans virer parano.
Le détail de la journée qu'il nous propose nous convient, le prix aussi.
Il nous transporte avec son TucTuc. Première surprise. Nous arrivons à un traversier. Deux pirogues de bois surmontées d'une plateforme où embarque: autos, camions, TucTuc, motos et passagers. Exotique comme expérience. Nous atteignons l'Ile Munroe. Un paradis au milieu des BackWater. Une petite communauté calme. Vivant à l'ancienne. Tous se connaissent. Se saluent au passage. L'île est silonnée d'ètroit canaux oû nous naviguons dans une barque de bois propulsée par un batelier avec une longue tige de bamboo. Palmiers, cocotiers, bananiers couvrent les canaux qui s'ouvrent sur des étangs où sont élevés des crevettes géantes. Les fruits, le poivre, le clou de girofles, la muscades poussent aux arbres. Une femme file et tresse des cordes en fibres de coco. Arrêt pour un excellent thé masala et une banane ceuillie à mëme l'arbre.
Trois heures de contact avec une nature où il serait bon de s'y perdre. Vouloir disparaître de la face du monde je viendrai me terrer ici sans hésitation.
Nous avons eu raison de lui faire confiance.
Merci Hussein nous ferrons des bonnes recommandations à ton intention.


Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

mercredi 28 novembre 2012

STAIRWAY TO HEAVEN

STAIRWAY TO HEAVEN

Mercredi 28 novembre, il est quatre heures et demi de l'après-midi. Nous sommes sur la terrasse de notre hôtel pour un pause. Nous rédigeons nos notes de voyage avec une bière fraîche à la main. L'après-midi qui se termine sous ce chaud et humide climat tropical nous a incité à ménager nos efforts. La farniente à son meilleur. Marche pour se rendre sur la terrasse d'un excellent restaurant, sandwich grillé à l'avocat, wrap aux épinards et fromage, assis sous un ventilateur qui rend l'air lourd supportable. Petite marche lente. Autre terrasse, autre atmosphère, le spécialiste de l'Expresso en ville nous accueille avec un latté et une Key Lime Pie à donner des frissons malgré la chaleur comparable à celle régnant dans un bain turc.
Un chiot me mordille les orteils pendant que je sirote mon café les yeux rivés sur la mer.
Faut dire que le début de la journée à été plus actif.
Des neuf heures trente une masseuse professionnel recommandé par la propriétaire du gîte entreprends une divine séance de réflexologie sur mes pieds trop heureux de recevoir un traitement royale de la sorte. Une heure plus tard, sans aucun goût de résister ni de me priver de ce profond moment de relaxation la séance se poursuit pour un massage thérapeutique du haut du corps. Chaque partie de la tête y passe. Chaque muscles, des bras, des épaules, du cou, du dos subissent les pressions salvatrices des mains expertes.
Même si je n'ai pas essayé le bûcher funéraire je crois bien être très près du Nirvana.
Il me faut maintenant prendre une douche calmement et m'offrir un petit somme avant de repartir pour un repas du soir, qui devrait être, à l'image de la journée que nous venons de vivre.



Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

mardi 27 novembre 2012

LA ROUTE DES VACANCES

LA ROUTE DES VACANCES

Premier contact avec le sud.
La route que nous avons emprunté hier soir était: asphaltée sur toute sa largeur, exempte de trou, marquée par une ligne blanche pointillée au centre, une ligne continue sur les bords, bordée de tous les panneaux de signalisations requis. Première impression: sommes-nous revenus dans un environnement plus "ordinaire" selon nos standards?

L'accueil au Guest House est chaleureux. La maison bien décorée, avec goût. La chambre très bien. Le petit déjeuner agréable. Nous sentons la chaleur du sud tant par le climat que par l'accueil.
Notre hôtesse nous propose une reconnaissance des environs à pieds. Elle nous fait partager ses coups de cœur. Elle habite ici depuis quatre ans. Avant? Londres.
Ce n'est pas un des personnage de "Bienvenue au Marigold Hôtel" quoique qui sait! À deux coins de rue nous voyons une vieille résidence à demi-abandonnée et devinez le nom qui est affiché à l'entrée? Marigold. C'est donc vrai et réel.
Varkala est agréable à visiter. Une longue promenade bordée d'un coté de restaurants et boutiques d'artisanat variés, de l'autre d'une haute falaise vertical qui se termine sur une plage de sable donnant sur la mer d'Arabie.
La végétation verdoyante, les cocotiers, les bananiers, un jus de fruits fraichement pressé à la main en regardant les immenses vagues déferlées devant les corps allongés sur la plage. Nous sommes dans le sud.
Nous sommes en vacance.
Retour à l'hôtel pour la pause, le temps d'une douche, nous voilà répartit. Direction spectacle de "Kathakali". Les comédiens danseurs débutent par la séance de maquillage et d'habillage en public. Le vissage complètement peints avec des motifs absolument époustouflant, des costumes fantasmagoriques, cette séance préliminaire dure deux heures et vaut la peine d'être vue. Le jeu des artistes se situe surtout au niveau des expressions faciales. Une représentation complète peux durer jusqu'à huit heures. Un mouvement des sourcils, le front qui ondule, une joue qui frémit, un œil qui cligne, qui tourne dans son orbite expriment les émotions de l'acteur. Quelquefois un crie, une grimace. Soixante dix neuf figures font parties du répertoire classique. Présenté de cette façon c'est difficile de croire que çà peut-être intéressant. Mais en vrai et raccourcis dans une version brève c'est réellement intéressant. Totalement dépaysant. Notre séance qui a débuté à 17:00 se termine à 20:00. Trois heures de pure bonheur. Pour les septiques, en attendant de voir nos photos il y a You Tube.
Nous terminons la soirée en profitant d'un léger vent chaud, sur une terrasse face à la mer d'un excellent restaurant Tibétain. Il recevait il y a à peine deux jours le Dalaï Lama. Décidément il nous suit. Je le crois "Groupy" de mon blog. Je finirai bien par lui accorder une audience un de ces jours.


Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

lundi 26 novembre 2012

LE VOYAGE D'UNE VIE

LE VOYAGE D'UNE VIE

J'ai sept ans. Avec mes amis je descend la vieille Suète. Ce chemin qui permettait anciennement de rejoindre le Chemin du Roy pour aller à Montréal. L'autre côté de la track, l'arbre mystérieux. Je me rappèle c'était le mien.

J'ai quatorze ans, c'est l'été. J'ai reçu, je ne sais plus de qui, une tente. Deux poteaux qui tendent une vieille toile verte. On dirait un cheval qui a le dos cassé. Pas de fonds. Avec Pierre Debonville et Richard Paquet nous partons à bicyclettes faire le tour de l'île d'Orléans. Trois jours d'aventures ou nous dormons dans les champs des cultivateurs en mangeant du spaghetti en conserve et des beans chauffés sur un petit poêle à sterno.

Je viens d'avoir 18 ans. Je me cherche. La Floride m'attends. Ou précisément? Je ne sais pas mais j'y irai.

La Gaspésie, le Québec tout azimut, les chutes Niagara, Boston, Ottawa, Lowell Mass, Wildwood, Les Maritimes, et bien d'autres destinations meublent le goût de la découverte que nous partageons depuis 1973

J'ai trente deux ans. Notre fille, notre filleule, nous partons dècouvrir un autre continent. Les vieux pays nous disait-on. Paris, Bruxelles, Amsterdam, Rotterdam, Bonn, La vallée du Rhin, Trêve, Le Luxembourg, Chartres, la campagne Champenoise comblent notre soif d'apprendre.

Le sud, la mer, nous accueillent à divers moments

De la Costa Del Sol au Portugal, nous accèderons à la Provence, au Languedoc-Roussillon, la Grèce. Et il reste temps à découvrir de cette Europe. De l'ouest à l'est. De ses Iles. Quelques uns nous font partager leur découverte.

J'ai cinquante six ans. Un rêve qui ma toujours habité. Le goût du défi. Le Vietnam nous attends, nous accueille. Dépaysement assuré. Défi accompli.

L'Amérique, si proche et si loin. Rempli d'images caricatural à la Elvis Gratton, à la Florida de Rémy Girard. Nous la découvrons dans sa différence, sa beauté nature, sa chaleur, les "pitounes de Miami Vice, la poésie des Key's et d'Hemmingway, la folie de la St-Patrick à Tampa, la chaleur de la cuisine Louisianaise, la folie musicale de la Nouvelles Orléans, de son French Quarter et son festival, la musique Country du Tennesse.

Novembre 2012. L'Inde. Une partie de l'Inde dois-je dire. Un si grand pays qu'on le surnomme le Sous-Continent.
L'aventure, la découverte, les émotions suis-je servis?
À souhait.

Ai-je été au bout de mes conquêtes, aux pays où règnent les rois?

Le bout de mes conquêtes est à mes pieds. À chaque jour de la vie. Avec vous tous. Il est là le plus beau des voyages. Le voyage d'une vie.

Je verse des larmes d'émotion en rédigeant ces lignes.

Je voudrais qu'elles soient éternelles.



Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

LES. ODEURS

LES. ODEURS

On peut avoir les yeux mi-clos, les yeux fermés, les yeux grands ouverts.

On peut écouter attentivement. On peut laisser passer les sons sans rien comprendre, sans rien entendre. On me dit quelquefois que j'excelle en la matière.

On peut toucher à peine, à fleur de peau ou prendre à pleine main, vigoureusement.

On peut se remplir la bouche de saveurs ou s'abstenir. Amoindrir les saveurs. Ce n'est pas la bonne place, ici en Inde, pour se priver.

Les narines on les bouchent ou on les ouvrent. Pas de demi-mesu re.

Mais vous ai-je parlé des odeurs de ce voyage?

Totalement différentes de celles de l'Asie du Vietnam.

Certainement inoubliables.

Delhi prend au nez. Brûle les narines qui se remplissent de poussières, de fumées noires. Delhi ne pue pas. Delhi n'est tout simplement pas agréable à sentir. Même quelle étouffe un peu, elle essouffle. Elle fait éternuer. Malheur à l'asthmatique qui a oublié ses pompes.
Delhi c'est ailleurs, ce n'est pas tout à fait en Inde. C'est un pays en lui même. Un sous-sous continent sans le sous.

La campagne du Rajasthan c'est les bougainvilliers en fleurs qui embaument l'air d'un si doux parfum que l'on cherche constamment où est la déesse qui porte ces effluves.

C'est l'odeur sec du désert. La finesse et la délicatesses des pollens des arbustes qui y survivent.

C'est l'odeur marin des eaux du lac d'Udaipur oû se reflète oneriquement les monuments de l'île en son centre.

C'est l'odeur du marbre blanc du Taj Mahal qui sait laisser toute la place au sens de la vue pour ne pas en pâlir la beauté.

C'est l'odeur sucré des friandises étalées sur des grandes tables de ventes à l'occasion de Diwali.

C'est l e parfum sensuel des pierres sculptées de formes galbées sur les temples. de Khajuraho.

C'est les odeurs d'encens de Varanasi, qui se mêlent harmonieusement aux relents de morgues provenant des bûchers.

C'est l'odeur de bois carbonisé du Tandori, du pain Naan qui carbonise légèrement, l'expression olfactive des épices qui y rôtissent.

Et tant d'autres souvenirs dans cette partie de nos mémoires qui sauront resurgir aux moments opportuns.


Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

FIN D'UNE ÉTAPE OU NOUVEAU DÉPART

FIN D'UNE ÉTAPE OU NOUVEAU DÉPART

Lundi 26 novembre, c'est la fin d'une étape. Delhi, les routes et les villes du Rajasthan, de l'Uthar Pradesh, du Madia Pradesh.
Les montagnes, le désert.
Les palais, les forts, les tombeaux, les villes, les villages.
Les gens, les animaux, la flore, les fleurs.
Les dieux, les déesses, leur temples.
Les émotions à fleur de peau.

J'ai tenté de les fixer dans mes courts textes. La plus part du temps en directe. Sans filtre. Dans l'instant présent de mon esprit qui divague de bonheur.

Vaine espoir de pouvoir revivre ces moments en différé.

Notre chemin continue. Ce soir le vol de 18h00 à destination de Thiruvantapuram nous conduira vers de nouvelles aventures.
En attendant de remplir à nouveau nos yeux de jamais vu je livre à ce blog quelques notes, pour le plaisir simple de les relire un jour.

On se revoie dans le sud, au Kerala.


Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

dimanche 25 novembre 2012

KINGDOM OF DREAM'S

KINGDOM OF DREAM'S

Le dimanche matin est plutôt calme à Delhi. Tous les matins sont plutôt calme. Les commerces s'activent vers dix heures, les gens vers onze
Notre deuxième séjour à Delhi est vraiment différent. Pourtant nous sommes revenus au même hôtel. L'environnement nous est plus familier. Le choc moins fort. Ce que nous avions trouvé un peu sale et désordonnés à notre arrivée en Inde est maintenant très correcte. Il faut dire que le désordre des petites villes que nous avons visité était quelquechose.
Hier soir marche vers la place des commerces à proximité pour le repas du soir et un petit café. On se sentait un peu comme "chez nous". Bargainage facile aussi, nous sommes aguerris. Une babiole, il demande 100 roupies, un instant Mario "je connais la chanson". Tout fier nous le plaçons dans notre sac pour 30 roupies.
Mais revenons à ce matin. Facile de prendre le métro. L'achat des cartes magnétiques, le fonctionnement des barrières, la direction des trains, les stations il n'y a plus de secret pour nous. Direction Sarojini Nagar Market. Un gros marché aux puces fréquenté par les locaux. C'est vrai. Un premier test. Même babiole que celle achètée hier. Prix demandé 150, offre à 30. L'offre est re/fu/sé.
Ok je m'essayerai au prochain kiosque. Les prix sont affichés, plutôt rare ici, en plus avec la mention "fix price"
Oui mais le prix affiché pour toujours la même babiole: 20 roupies. J'en prend trois, les vrais prix c'est ici. Merci. Kiosque voisin. Même babioles, même affiche, même prix? Çà serait trop beau et trop simple si c'était vrai. 10 roupies. J'en ai déjà plein la valise. Çà suffit ma Julie.
Ai-je dis que nous étions aguerris? Il me vaudra revoir mes notes je crois. Agréable moment dans ce bazar sympathique. Les boutiques de vêtements envahissent les rues de part et d'autre. Nous négocions calmement quelques pièces sur le devant d'une boutique lorsque le vendeur nous pousse vers le fond en mëme temps qu'il entre à la hâte les racks et tables étalés dans la rue. Problême avec la police nous dit-il.
Hallucinant à voir. Tous les commerçants s'activent à la hâte pour libérer le chemin à l'approche d'un moustachue de service au volant d'un camion de police. Ce n'est pas l'espace qui manque pour son passage qui les poussent à agir ainsi mais la crainte du ticket (backshish) à payer. Ce qui est encore plus hallucinants c'est de voir les étalages réinvestir la chaussée à peine cinquante pied derrière l'homme à la garcette.
Long déplacement en métro. Nous nous rendons au "Kingdom of Dream's". Un complexe sans aucun doute comparable aux grandes place de Las Végas. Restaurants de toutes sortes, boutiques chics, spectacles live partout dans un bâtiment au plafond en voute éclairée reproduisant un ciel bleu. Un ciel claire que les habitants de Delhi ne connaissent plus. C'est aussi un immense théâtre luxueux où est présenté un spectacle Bollywoodien mettant en scène au- delà de cent acteurs, chanteurs et danseurs. Des milliers de costumes étincelants, des chorégraphies aériennes, des flammes, des décors qui sortent de la scène, qui tournent. Un bon show, impressionnant qui même est présenté en langue Hindi est facile à suivre. Un Marahaja et son épouse assassinés par un vilain qui prends sa place. Leur fils, bébé naissant, sauvé et élevé par les gitans. L'affrontement du vilain et du bébé "gitan" devenu adulte. Un vieux serviteur sauvé par le Gitan. La révélation de sa réelle identité. Le vilain chassé, le bon fils Marahaja qui distribue richesse aux peuples. En prime plein de belles filles qui dansent.
L'émotion bollywoodienne à son comble et réellement une bonne expérience.


Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

samedi 24 novembre 2012

1492

1492

Dans quelques jours, Claire, Marc, Fabienne, Richard, Normand, Linda seront tous dans ces Îles où Christophe Colomb aboutissait lors d'une expédition pour découvrir la route de la soie et des épices, la route des Indes.
Coïncidence étrange.
Même destination recherchée que nous qui les conduits à des milliers de kilomètres.
Christophe Colomb, le découvreur de l'Amérique.
Selon les Dominicain son corps repose en la Cathédrale de la capitale St-Domingue. Informez vous à votre hôtel. Le vendeur de tours organisés vous le dira. Si vous doutez il vous répétera: Je vous le jure.

Les Espagnols revendiquent aussi la possession de son corps. Ils exposent sa bière fièrement dans une cathédrale à Séville. Je l'ai vu. Le guide me l'a dit. Je vous le jure à-t-il même ajouter.

Tout un sacré Colomb. Il serait donc à plus d'un endroit à la fois s'il faut croire tout le monde.

Mais oû est-il vraiment?
Ce Colomb à qui l'on doit de vivre en Amérique à moins vingt degrés sous dix pieds de neige plutôt que par ces beaux trente deux degrés ensoleillé qui nous suivent jour après jour.
À qui l'on doit de vivre avec des Indiens si loin de nos Indiens d'ici. Peut-être pas tant.

S'il avait été moins colon, comme on dit en bon québécois, nous serions ici à longueur d'année. Nous rêverions peut-être de neige. Mais les Hymalayas ne sont pas trop loin pour çà.
Alors si vous voulez encore voir ce "héros" pas trop orienté. Un explorateur qui ne sait pas où aller.
On pourrait même presque imaginer un individu qui recule quand il pense avancer tellement il s'est trouvé loin de oû il souhaitait être.

La vérité. Où est Colomb?

Colomb nous suit partout. Il y a quelques mois je l'ai revu à La Pocatiere. Il était juste derrière moi. Sur écran haute définition, le gastro-enterologue m'a fait voir ses amygdales à l'aide de sa caméra.

Il nous suit partout. Tout un sacré côlon.
Je le jure: dans le sens de Christ de côlon que ce Colomb.


Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

GAGNANT À VIE

GAGNANT À VIE

Nous sommes à Delhi, nous pourrions être à de nombreux autres endroits et:

Tant de beauté, tant de grandeur, tant de magnificence à dècouvrir, à voir, à déguster, à observer, à photographier
Ne vous ais-je pas dit que je voudrais venir vous chercher?

Imaginez- vous, un instant, enfermé dans une voiture, moteur éteint, à la porte d'un grand centre commercial, par un après-midi chaud et humide d'été.

Imaginez- vous. Fiêvreux, couvert de poussière sale collant à vos paupières purulentes.

Imaginez-vous assoiffé, la gorge en feux les flancs collés aux cotes et l'estomac noué par la crainte de ne savoir ou déféquer.

Imaginez la saison froide qui approche, votre unique lambeau de jute troué pour vous protéger.

Imaginez votre enfant , vos petits-enfants à vos côté.

Imaginez-vous gagnant à vie de cette condition.

Imaginez un bidonville! Vous y êtes.
Imaginez une caméra.
Click, click!
Mépriseriez-vous ce violeur de vie?
Moi oui.

Voudrais-je les aider! J'en serais incapable.
Voudrais-je les aimer ! Je devrai prier Dieu.

Grâce à Dieu, Au Père, au Fils, au Saint-Esprit
Amen!

Pour ceux qui veulent encore voir des images de Bidonvilles il y a "La cité de la joie" de Dominique Lapierre


Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

AND I LOVÉ YOU SO

AND I LOVÉ YOU SO

Tôt en ce samedi matin nous quittons cette ville sans trop de regret malgré le généreux buffet déjeuner qui acceuille notre réveil. La Presse du matin parle de: la variation du prix des maisons, les menaces terroristes des Talibans et les mesures de protection prises par le gouvernement Pakistanais, les stratégies d'affaires de Ford Motor en Inde, les résultats sportifs des matchs de criquets, les statistiques des joueurs, les tendances pour la rénovation des salles de bains, les avantages de construire vert, les bandes dessinées, les mots croissés, le sudoku du jour. Tout çà sur fond d'annonces publicitaire racoleuses où une famille, père, mère et leurs quatres enfants vêtus à l'occidental, se tiennent par la main devant le complexe immobilier de luxe qui les attends.
À la télé, la commentatrice, assis avec son labtop commente les manchettes du jour dont les images sont projetées en arrière plan pendant que la bande de bas d'écran affiche des messages avisant du danger de l'utilisation du cellulaire au volant, des excès de vitesse, de l'avantage du port d'un casque pour circuler à moto. Ne quittez pas, nous revenons ... après la pause.
Sommes-nous vraiment loin de chez-nous?
Grosse journée de route pour terminer ce circuit. 516 kilomètres nous séparent de Delhi. Notre chauffeur nous a rassuré la veille. Rien de comparable à ce que nous avons connu à date. Nous circulerons sur une autoroute moderne, rapide. Un Express Highway. Ce sera pour les deux cents derniers kilomètres a-t-il omis d'ajouter.
Faut croire que Boudha a quitté son corps et son esprit durant la nuit. Il nous faudra plus de deux heures pour s'extirper de cette mégapole dans un concert de Klaxons et d'impatience que nous n'avions pas vu à date. Vingt et un jours derrière son volant doit lui donner le goût de revenir rapidement chez lui. Ahoum...Ahoum...

Une si longue route, un si grand moment de réflexion assis sur la large banquette arriere à la veille dc la fin de cette étape. Quatre semaines que nous découvrons jour après jour des merveilles.
Qu'elle est la plus belle?
Quel palais, quel monument, quel ville?
Les larmes d'émotions, de bonheur nous submergent en regardant le diaporama des photos de famille que nous avons enregistré, accompagné de l'interprétation de "And i love you so" par Rock Voisine sur le IPod.

Rien n'est plus beaux.

À quarante kilomètres de Delhi nous entrons dans le brouillard. Pas un brouillard de pluie. Un FOG dense, persistant. Et pour aider à comprendre la cause, tout juste à côté de l'autoroute bétonné à six voies où nous circulons des immenses stades. Le circuit de course automobile international Buddh. Les terres agricoles cèdent la place à de nombreux complexes à logement d'au moins quinze étages. Le smog s'intensifie. Bienvenue à Delhi annonce fièrement le panneau bleu surplombant l'autoroute. Les yeux, les narines commencent à me piquer. Je m'y habituerai probablement d'ici trente six heures. C'est dans ces moments que je suis content d'avoir noté les odeurs du voyage, je vous les partagerai à un certain moment.


Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

vendredi 23 novembre 2012

JE N'AURAI PAS LE TEMPS

JE N'AURAI PAS LE TEMPS

Vendredi matin 23 novembre 05h30, comme hier matin et probablement comme à chaque matin, le bruit des pas dans la ruelle parviennent à notre fenêtre entre-ouverte. Bruits de chaînes d'un cadenas qu'on déverrouille, lourde porte d'acier qui se déplace sur ses gonds rouillés et termine sa course sur un dur mur de pierre. Un lourd marteau suspendu vient frapper l'intérieur d'une cloche de bronze à plusieurs reprises, remplissant l'espace de sonorité qui annonce le début de la prière. Les incantations mélodieuses de la voix d'un homme parviennent à nos oreilles. Les occasionnels coups de gong retentissent dans l'air avec l'espoir qu'ils parviennent à ses Dieux. Bonheur, prospérité, santé, vie meilleur au Nirvana, font assurément parties des souhaits qu'il exprime en rendant grâce à ses Divinités.
Ainsi débute cette journée qui est notre dernière dans la ville sainte. Nous nous dirigeons vers Lucknow, ville étape sur le chemin qui nous ramène à Delhi.
Comme il fait si attendre rien n'arrive comme on croit en Inde, rien comme on pense l'avoir planifié. La planification, un mot, une mode si ancrée dans notre culture et, si loin des habitudes des gens du Pays. Pas l'anarchie, juste un désordre qui suit le courant de la vie ... de la mort peut-être.
Après une balade dans les ruelles, sac à dos chargé et valises suivant docilement à l'arrière sur ses roulettes qui espèrent que j'éviterai les bousses que les vaches ont semées durant la nuit nous parvenons à un artère plus large, non pas sans avoir eu à tasser délicatement un bovidé sacré qui obstrue le passage.
Les chauffeurs de RickShaw se ruent sur nous espérant tous obtenir leur première course de la journée qui leur permettra de payer la location quotidienne de leur monture à trois roues. Petit, conçu pour deux passagers qui s'aiment fort, fort nous montons sur le siège alors que le "Pédaleur" empile les bagages sur nos genoux. À peine un demi kilomètre à parcourir avant de joindre l'intersection ou doit nous rejoindre notre chauffeur. Déjà la rue est bondée. À l'intersection pas de voiture, une procession procède, je veux dire défile. Le pédaleur sait où aller??? Ils savent toujours ici, même quand ils ne savent rien. Prochaine intersection, je lui intime l'ordre de revenir au point convenu, retour, rien, il repart de plus belle, prochaine intersection, je vous ai dit retour au point convenu, d'accord. Débarquer moi ici, je me débrouillerai. Voilà cinquante roupies. Non, c'est cent, cinquante chacun, les autres personnes présentes s'en mènent. Donnez lui cent, il a tourné en rond pour vous. Cinquante c'est correcte. Non monsieur, cent, c'est pas un prix de touriste çà. Pendant ce temps Pauline observe l'intersection, c'est notre voiture là, le chauffeur ne nous a pas vu, il va s'éloigner, aucune place pour s'immobiliser. Le pédaleur de RickShaw devient subitement coureur, probablement un lointain cousin de Bruny Surin ou Ben Jonhson. Il rattrape la voiture. Tu mérites bien ton cent roupies. Bonne journée.
Nous quittons Varanasi en apercevant un cortège identique à celui qui nous avait accueillie. Huit hommes marchant côté à côté par deux portant sur leur épaule une longue tige de bambou reliée par une toile tendue qui soutien un linceul enveloppant un corps. Le linceul est jaune, signe que c'est le corps d'une personne âgée.
Nous quittons cet univers si différent du notre que nous ne comprendrons jamais tout ce qu'on a vue, sentie. ressentie et entendue. Mais tous ces émotions font maintenant partie de notre bagage experientiel qui s'enrichi jour après jour dans ce si grand univers que même en courant plus vite que le temps, je n'aurai pas le temps, je n'aurai pas le temps.
Sur la route, arrêt pour un plein d'essence. C'est aussi l'occasion de se procurer une nouvelle bouteille d'eau. Le préposé me l'offre, tout droit sortie du réfrigérateur. L'Inde est envahi par ces, je n'ose pas chiffrer le nombre de milliards, bouteilles d'eau imputrescibles, quasi éternelles dans l'environnement. Elles n'atteigneront jamais le Nirvana. Celle qu'on me présente, avec son sceau de sécurité bien en place, a une limpidité de politicien, un peu trouble, pas trop clair. L'anarque est connue. Le travail d'anarqueur bien fait. Les traces de colle chaude qui fixent le sceau pour lui offrir une deuxième vie décelable pour mon œil de Sherlock Homes que.j'ai cultivé lors de notre passage à Londres. Sage déduction Watson.
Un second arrêt pour le repas du midi. Nous sommes vraiment dans une zone hors des circuits touristique. Les affichages, les inscriptions de toute sorte ne sont présentés que dans l'alphabet Hindi. Pauline commande le repas à partir de ce menu griffoné de signes totalement inconnus à nos yeux. Que c'est bon. Délicieux, appétissant, plein de fraîcheur et de saveur délicate. Un bon café très fort termine le repas servi dans un petit verre en terre cuite qui de toute évidence est fait main. L'usage est de briser le verre au sol après utilisation.
Ploc! Les débris de mon verre rejoint les autres. Une belle petite halte avant de joindre notre destination du jour.
Nous arrivons à Lucknow à l'heure où les fidèles de cette ville de trois millions d'habitants Musulman convergent vers la mosquée. Il y a fête en ville. Nous allons visiter le Bara Imambara. C'est le tombeau d'un saint chiite très vénéré. Une des particularité du bâtiment est qu'il est construit en un labyrinthe comportant 489 portes identiques qui se croissent et décroissent sur plusieurs niveau. Certain couloirs sans éclairage, sans issue. Les guides à la porte d'accès nous garantissent que nous n'en ressortirons pas seul. Ils rigolent après que nous aillons refusé leur service. Promenade dans le dédale. Quelques moments de confusions, deux ou trois cul de sac, des couloirs dans la noirceur....illuminés par ma lampe frontale dont je m'étais prémunis, nous voilà à la sortie après une agréable visite.
Il nous faut maintenant se rendre à l'hôtel. Vous souvenez vous, 3 millions d'habitants et une fête. Je m'étais trompé, c'est bien la population de la ville mais c'est fête au "Village". Il y a sûrement un autre 3 millions de personnes vivant aux alentours qui sont venues se joindre à la gang. Je crois qu'ils ont tous convergé autour de notre auto.
N'essayez pas d'imaginer une congestion semblable. Des hommes déploient une grande banderole. Sur fonds rouge vif des slogans: Live like Ali, Die like Hussein. Accompagné d'un gros plan du visage de Sadam que nous ne trouvons pas rassurant. Et notre chauffeur qui a presque la main "paralysée" sur le Klaxon. Peut-etre que nous sommes encore dans le labyrinthe sans le savoir. Çà expliquerait le sourire en coins des sbires de l'entré. Non nous sommes réellement dans la rue même s'il serait bon d'être ailleurs. Nous ne souhaitons pas vraiment que l'attention de tourne vers notre teint pâle de Nord-Américain en ce moment.
Aurons- nous le temps d'arriver à l'hôtel en moins de cent ans. ...pas le temps.. pas le temps que je chantonne d'une voix chevrotante en gardant près de moi la pine représentant le drapeau Cansdien. Il y a de ces rsres moment que "We are pround to be a Canadian".
Finalement notre premier cinq étoiles du voyage. Une bonne douche, un bon repas du soir avec desserts exquis. Hop dodo, l'âme en paix et encore plus vivants que jamais.


Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

jeudi 22 novembre 2012

LA GRAND MESSE

LA GRAND MESSE

Quinze heure trente, retour à notre point d'observation au sommet de l'hôtel. Un verre de lemon soda à la main nous observons sur un toit voisin en contrebas, une femme qui plie un tas de vêtements qui semblent sans fin. Scène qu'il nous semble déjà avoir vu. Peut-être vendra-t-elle quelque pièce par Internet? Qui sait?
Un Sadu, tout recouvert de cendres ressemblant à ces mimes immobiles de la Grande Allée, authenticité ou piège à touristes? Nous ne le saurons jamais.
Des groupes de gens montent dans des barques. Vingt personnes, un rameur, assez surprenant. Non pas assez, un autre groupe approche d'une barque, 18 pieds de long peut-être 20 pieds. Le rameur s'installe. Je compte: un, deux, trois,....vingt six, vingt sept. À oui j'oubliais le rameur, 28 personnes dans une barque étroite de vingt pieds. Combien de gilet de sauvetage? Quand on navigue sur le Gange on est dans les eaux des Dieux, personne ne lui ferra l'affront de le craindre.
La pénombre approche. Nous nous perdons dans le dédales de ruelles en tentant de joindre un lieu à moins de deux cents mètres de distance. Un virage du mauvais côté, nous nous retrouvons deux kilomètres plus loin. Qu'à cela ne tienne, nous embarquons dans un RickShaw pour parcourir...100 mètres, l'accès du lieu que nous voulons joindre est maintenant fermé à la circulation des RickShaw et Tuctuc. Nous comprenons vite pourquoi. La foule qui marche est si dense, le chemin si encombré, les sollicitations de toute part si nombreuses que seul un piéton un peu fou peut y circuler. Nous nous en amusons en pressant le pas, nous voulons joindre le ghat principal pour la prière du soir. Nous l'atteignons. Nous nous trouvons des places de choix pour observer la cérémonie.
En voyant les préparatifs, la foule qui s'amoncelle autour, les célébrants, au nombre de sept, habillés de vêtements dorés j'anticipe un comedy show. Un mauvais spectacle d'imitation d'Elvis.
La cérémonie débute.
J'avais tout faux. Les chants invitent au recueillement. Le cérémonial, l'encen, les cônes de feux, les différents accessoires, les gestes rituels aux quatre coins cardinaux, l'utilisation de l'eau sacré, les participants qui répondent aux litanies, tout est représentatif d'une célébration religieuse digne et majestueuse. Une Grande Messe.

Inde déboussolante en tous ces gestes, en tous ces moments.


Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

DALAÏ LAMA

DALAÏ LAMA

Vous ai-je parlé de notre chauffeur.
Ravi, c'est son nom. Originaire de la région de l'Hymalaya il conduit des touristes partout en Inde depuis plus de vingt ans. Je l'avais déjà dit çà.
Il vit sur la route et entre deux temps d'arrêt à Delhi Il rêve à l 'été. L'été beaucoup trop chaude pour les touristes, impensable de visiter le Rajasthan où il n' est pas rare que le mercure atteigne cinquante degrés. Alors il retourne dans son village, dans les montagnes. Ses deux enfants, un garçon de 18 ans, une fille de 13 ans. Là-bas ils étudient. Ils seront instruits, pas des chauffeurs.
Quand il va au marché, sur la place du village, il rencontre ses amis, il salue tout le monde , tout le monde le salut.
Je crois bien que sa stature physique lui aurait permis d'être sherppa, un coureur de marathon peut-être Le profil d'un petit homme vigoureux, déterminé, presque toujours calme. On croit resentir qu'il aime son pays, il aime nous le montrer c'est évident.
Quelquefois il a l'air de s'emporter, surtout quand il parle des quartiers musulman à éviter. De la violence, de l'ignorance, de l'insalubrité qui y règnent. Une fois cette montée de lait terminée il redevient zen , presque contemplatif. Parmi ses amis qu'il revient voir à chaque occasion il a il y a des exilés. Des réfugiés qui ont fuit le Tibet. Il saluera le Dalaï Lama de ma part la prochaine fois qu'il retournera dans son village, il le connaît bien. Ils habitent le même village.
C'est peut-être la raison qui l'a incitée à nous conduire dans la petite ville de Sarnath en ce jeudi après-midi.
Le site que nous visitons remonte à plus de 500 ans avant J C. Boudha a vécu ici. Il y aurait fait son premier prèche après avoir reçu les révélations. Les vestiges du temple principale est le lieu de recueillement de nombreux adeptes de cette religion. Nous nous trouvons directement devant la pierre où Boudha s'asseyait en personne pour méditer. Ahoum! Ahoum!
Plutôt impressionnant et inspirant comme lieu mais on peut quand même sourire. Boudha n'est-il pas lui-mëme toujours souriant. Le Dalsï Lama, assurément.
Porter par l'inspiration nous ferrons une halte dans une fabrique traditionnelle de soie. Un petit don à soi-même c'est rarement de refus.
Retour pour poursuivre notre apprivoisement de Varanasi.


Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

SACRÉ ET PAIËN

SACRÉ ET PAIËN

Après l'éprouvante journée de route de hier nous avons dormi comme des bûches. Jeux de mot facile de collégien attardé alors que nous nous apprêtons à arpenter les ghats où sont réalisés le rituel de crémation sur des bûchers.
Six heures trente, nous prenons une petite barque sur la rive du Gange, au pied de l'escalier de la façade de notre hôtel. Le batelier, un vieux monsieur aux traits profonds, nous offre ses services pour 300 roupies, je fais trois pas en m'éloignant le temps nécessaire pour qu'il propose 200 roupies. Notre descente sur le Gange est paisible, calme. Le soleil levant illumine tranquillement les ghats et les bâtiments. Il nous réchauffe lentement. Des personnes font leur purification dans les eaux sacrés à travers les fleurs-offrande qui dérivent à la surface. Il y a bien quelques papiers et sacs de plastiques çà et là, des traces de ce qui nous semble des résidus de cendre, mais rien de Dantesque. La vue des amas de bois destinés aux bûchers et les cendres encore fumantes de la veille appel au respect. Les ghats se succèdent sur une très grande longueur, quelques kilomètres. Des temples, des prêtres, des contemplatifs, des scènes de gens se lavant, lavants leur linge se succèdent. Une certaine solennité se dégage de l'ensemble. Nous débarquons, je remets les 200 roupies promis, plus 100. Nous sommes satisfaits, il est content. Bonne journée en vue.
Huit heures trente, petit déjeuner sur un toit qui surplombe le grand fleuve. Les deux rives s'agitent. Beaucoup, beaucoup de barques. Des groupes, des familles. Certaines allant porter au centre du courant les cendres brulèes la veille dans un cérémonial que nous ne comprenons pas bien. Les flots qui acceuillent la mort sont très vivants.
Terre de découverte, terre d'émotion, sont deux mots décrivant bien cette face du Pays.
Promenade sur les ghats et dans les ruelles si étroites qu'on ne peut y marcher côté à côté. Un labyrinthe aux nombreux commerces aussi large et profonds que leur minuscule porte. Cuisson d'aliments, tissus, artisanats, babioles, articles de première nécessité, tout s'y trouve. Un détour, un impasse, retour, hop à gauche, un singe recouvert d'un linceuil brodé est étendu là devant des bâtons d'encens fumant. Il a été terrassé par les fils électrique. Ce soir il sera confié au Gange. Nul besoin de l'incinérer, les animaux sont purs, les singes l'incarnation d'Hanuman, fils guerrier de Shiva, un dieu partout vénéré.
Retour sur les ghats. Les tissus multicolores des saris, les nappes les draps de certains hôtels, les uniformes sont étendus pour sécher à même le sol. À proximité, une famille verse l'eau du Gange sur le reste des cendres du bûcher qu'ils ont vénéré. Des vendeurs de cartes postales nous abordent. Un Brahami préside une Puja avec une famille receuillie. Des enfants jouent à la bite à moineaux, d'autre font voler des cerf-volant pendant que leurs aînés jouent aux cartes en attente d'un prochain client pour un massage ou un tour de barque.
Sacré et Paiën se mélangent sans pudeur.


Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline