RYTHME TROPICAL
Mercredi 5 décembre. Promenade sans but précis pour cette seconde journée à Fort Cochin. Quartier de marchands, restaurants, boutiques, musées, églises se laissent explorer au grès de nos pas. La chaleur naissante, renforcée par un soleil de plomb ne seraient pas endurables sans les parasols que nous tenons à la main. Il faut faire comme les gens d'ici. Se protéger de l'ardeur des rayons ou rester terrée à l'abris d'un mur, d'une maison.
Comme d'habitude quelques objets retiennent suffisamment notre attention pour venir l'alourdir le, qui deviendront bientôt " les", sac de souvenirs.
Pause repas. Des calmars fraîchement pêchés du matin me sont servis avec des épices à faire décoller les papilles. Décoller vers le paradis des saveurs du bout du monde.
Petite marche, les rues sont désertes, les commerces vides, la chaleur étouffante. Petit tour de Tuctuc, visite d'entrepôts anciens où l'on emmagasine le gingembre mis à sécher au soleil. Retour à l'hôtel.
Douche et sieste.
Le soir venu petite balade vers la promenade de bord de mer. Assis sur un banc nous pouvons sentir le vent et les marées. Les feux des crevettiers qui rentrent d'une journée de pèche, les lumières des petites embarcations aux filets trop grands pour leur dimensions marquent la surface de l'océan de leur éclat scintillant. Les vagues tracent de longues lignes lignes blanches fantomatiques lorsqu'elles approchent de la rive pour y déferler dans un bouillonnement au chant apaisant. L'air des vacances, l'air de la farniente nous habitent en ce moment de détente en ce bout de monde.
Ai-je besoin de redire comment sera transportant les douces brûlures qui envahirons ma bouche lors du repas qui suit? On ne s'y habitue pas, on le désir à chaque fois.
La chaleur des tropiques impose un rythme auquel nous ne pouvons, ni ne voulons échapper.
Retour paisible quand soudain... Coupure de courant générale. Nous ne voyons pas le bout de notre nez. Ce soir nous avons laissé nos frontales à la chambre, nous n'en avons jamais besoin Plongés dans le noir nous hélons le premier Tuctuc qui passe. Le sacripant nous éloigne de notre destination, nous commençons à nous reconnaître. Woh l'ami! Tournes ici, tourne là, nous voilà à destination. Vingt roupies pour ton effort, te voilà bien payé pour une course de dix minutes qui aurait dû en prendre deux.
Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline
Tiens donc, même en pleine obscurité tu y vois encore clair.
RépondreSupprimerIl a plein de trucs ce conducteur de Tuctuc, mais c'est mal connaître un Québécois qui en a déjà vu d'autres au niveau des factures artificiellement gonflés.