samedi 8 décembre 2012

PAAN

PAAN

Demain dernier jour de notre voyage, nous débuterons une journée qui sera très, très longue.
Réveil à 08h00 dimanche matin notre vol est cédulé pour un départ à 02h35 du matin. Cela ferra près de 18h30 que nous serons debout lorsque nous entreprendrons notre vol d'une durée de 09h55 pour Londres. L'escale à Londres est d'une durée de 06h30 avant d'entreprendre un autre vol de 07h20. Quand nous arriverons à Montréal Lundi le 10 dècembre à 15h50 heures du Québec cela ferra quarante deux heures et demi que nous serons debout. Alors ce ne sera pas une heure ou deux de plus à destination qui changera grand chose. Nous entreprendrons donc ce dernier bout sereinement en respirant par les deux narines ou... peut-être en ronflant un peu durant les envolées. Espérons que nous aurons assez d'énergie.

Revenons maintenant sur notre repas du soir. Les attentes étaient très élévées. Le résultat correcte. Une bonne nourriture de bistro Européen mais un peu fade après quarante jours de nourriture indienne. Il nous faudra réaprivoisser notre nourriture.
Sur le chemin du retour un couple qui vient de sortir d'un restaurant chic Japonais sont devant un vendeur de rue qui offre une espèce de friandise qu'il fabrique sur un grand plateau. L'homme m'invite à essayer ce bonbon digestif qu'il mastique devant moi. Je suis un peu craintif. Qu'est-ce que c'est? Il m'explique que c'est une friandise digestive exquise, un peu sucré et parfumé. Le vendeur me fait sentir les arômes qu'il utile Pétale de rose, coco râpé, épices, lime broyé, noix et sucre brut. Il enveloppe cette mixture dans une feuille de bétel. Il suffit de mâcher la boulette pour que la saveur se libère. Quiconque qui a une certaine expérience de l'Asie à déjà remarqué les consommateurs de feuille de bétels avec leur gencives rouges vifs et leur crachat comme du sang. La feuille de bétel est une drogue euphorisante qui donne de l'énergie mais crée un haut niveau de dépendance. J'exprime mes inquiétudes au sujet du bétel à l'homme qui me semble quelqu'un de très bien. J'ai le goût de lui faire confiance. Il me rassure. La friandise ne crée pas de dépendance ni de gencives rouges, ce n'est pas le même genre de mastication que les consommateurs de bétel drogués font. D''autres personnes qui sortent du restaurant viennent pour s'offrir la friandise. Le vendeur me représente et fait sentir les ingrédients à nouveau. J'ose, j'essaie. Très surprenant, très bon, doux, épicé juste assez, parfumé parfaitement, moelleux à souhait. La friandise s'appêle "Paan". Une tradition indienne des familles royales étaient d'offrir cette friandise pour accueillir les amis en signe d'hospitalité. Ce bonbon fait partie maintenant de ce que l'on appele le "Street Food".
L'homme qui m'a invité à essayer cette douceur refuse que je paye le vendeur. Il me l'offre en me serrant la main et en me disant au revoir.
Belle petite expérience que je suis content d'avoir osé essayer.


Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

1 commentaire:

  1. Bon voyage de retour,
    nous vous avons même réservé la toute première tempête hivernale de l'année pour souligner dignement votre arrivée parmi nous.

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