lundi 3 décembre 2012

REMPLIR NOS YEUX DE JAMAIS VU

REMPLIR NOS YEUX DE JAMAIS VU

Réserve naturelle du Periyar. Ce vaste territoire de protection de la faune, tigres, éléphants sauvages, bisons, sangliers, langur offre un paysage de montagnes et collines ainsi qu'un grand réservoir. L'accès y est limité. En ce lundi matin nous faisons parti du groupe de quatorze personnes maximum qui entreprennent une journée complète de randonnée dans la jungle et de rafting sur des embarcations de bambou liés.
Dès la réservation nous savons que la chance de voir un tigre en nature est très limitée. Des randonnées de cinq jours dans le territoire profond ne garantissent même pas cette possibilité. Il faut savoir que les tigres sont des animaux territoriaux qui protègent un quadrilatère de vingt sept kilomètre carré pour un couple. De plus le jour ils se terrent à l'abris de la chaleur. Mais nous sommes quand même confiants de faire des belles observations. Nous sommes encadrés par sept gardes forestiers interprètes dont un est chargé de la sécurité du groupe. Il porte une carabine à l'épaule. Nous sommes dans une atmosphère de grand safari. Dès le départ, surprise, un félin apparaît devant nos yeux. Une oreille arrachée, le felinus domesticus n'a pas bonne mine. Pauvre tit mine. Ce sera le seul spécimen de sa race que nous verront aujourd'hui. L'entrée dans le sentier se fait en passant une rivière sur un radeau fait de dix longs tronc de bambou attachés ensemble. Nous nous tenons debout sur ces troncs glissant, avec de l'eau qui effleure les chaussures, pendant que les guides tentent des cordes vers la rive pour nous haller de l'autre côté. Amusant. La randonnée est agréable. Les petits animaux, les toiles d'araignées et leur énormes tisserands à huit pattes, des plantes aux effets curatives et aromatiques, nombreuses sont les observations que nos guides nous font partager.
L'environnement forestier nous surprend par sa ressemblance avec ce que nous connaissons. Nous marcherions dans la forêt du parc du Mont-St-Bruno que ce serait semblable exception faite des essences forestières et de la faune. Fin de l'avant-midi nous parvenons sur la rive de l'immense réservoir d'eau douce. Les radeaux de bambou nous attendent. Semblables à la plateforme flottante que nous avons empruntée lors du départ celles-ci ont des banquettes rudimentaire de bambou noué pour acceuillir quatre à six passagers plus deux guides rameurs. Nous v'la parti les trois radeaux. C'est d'un calme inspirant. Les oiseaux sont nombreux. Nous avons de la chance. Quatres éléphants dans un éclaircis au fonds de la prochaine baie. Les guides pagayent lentement, sans bruit. Nous retenons notre souffle. Les sons de déclics des caméras ont été pour la plupart neutralisés avant le départ. Nous nous rapprochons jusqu'à environ vingt cinq mètres. Ces bêtes sont belles. Différents des éléphants domestiques que nous avons déjâ vu. Leur peau ressemble plus à du poil qu'à la peau rude et crevassée des éléphants que nous connaissons. Un pelage brun. Pas de défenses. Les dents sont intérieures. Ils brouettent en arrachant l'herbe du sol avec leur trompe, puis frappe la touffe sur une patte qu'il soulève. Il forme ainsi un espèce de ballot de foin qu'ils portent à leur bouche. Ce sont des moments d'observations divins.
Nous poursuivons la navigation sur la surface calme après que les pachydermes eurent réintégrés l'intérieur de la forêt. Pause repas. Observations, relaxations, retour paisible après une journée ou nos yeux se sont remplis une fois de plus de jamais vu.
Douche et repas calme au gîte.


Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire