samedi 1 décembre 2012

CAPO...THÉ

CAPO...THÉ

Une bonne nuit dans notre chambre en bambou aux fenêtres de bateaux précède le réveil de ce premier jour de décembre. Nous embarquons dans un bateau qui dessert la population locale. Les arrêts sont nombreux. Marchandises de toutes sortes, bananes, riz, huile, pièces pour réparer une machine quelconque accompagnent les gens qui retournent dans leur village en ce samedi matin.
Les rives sont grouillantes de vie. On ne se lasse pas de ce spectacle d'un quotidien si loin du n'autre.
Cette visite des BackWater en utilisant le transport en commun nous coûtera dix roupies, soit l'équivalent de dix huit cents canadien. Les bateliers qui offrent leur service aux touristes demandent facilement deux milles roupies pour un tour qui ne pénètre pas tant la vie des gens.
Débarcadère de Kottowan, les chauffeurs de taxis nous offrent avec insistance leur service. Seulement mille huit cent roupies. Nous les évitions. Ils s'accrochent. Nous nous sauvons dans un Tuctuc négocié quarante roupies par Pauline. À la gare d'autobus nous montons dans un des nombreux bus qui s'y trouvent. Pas de vitre au châssis, toles froissées tout le tour, le car se met en route en rejetant ses odeurs de gaz mal brûlé. Un changeur nous demande cent cinquante deux roupies pour le trajet. C'est le vrai prix. Sur le billet qu'il nous remet il est écrit "KUMILY". Nous v'là rassuré pour les cinq prochaines heures que dureront le trajet. Trajet de montagnes et de précipices à ce qu 'on dit. Je suis alors doublement rassuré quand dès le départ le chauffeur immobilise facilement sa boîte à sardine de la route en appuyant sur la pédale de freins... dans un grincement de métal fer sur fer. J'imagine que la compression est bonne et qu'il est un Jacques Villeneuve du downshiftage. Nous nous engageons dans les routes de montagnes. Pour nous acceuillir une signalisation routière explicite. Un losange jaune avec une tête de mort et l'inscription "DANGER DEAD ROAD". Deux kilomètres plus loin une dépanneuse qui étire son treuil vers le fonds d'un ravin où nous voyons quatre pneus, le silencieux et la transmission d'un 4 X 4 blanc accoté sur un arbre à mi-flanc de montagne. L'opération de sauvetage de la carcasse se déroule sous le regard de plusieurs badauds. Décidément la signalisation routière dit vrai. Les virages en épingles se succèdent alors que nous circulons sur la crête de montagnes d'au moins trois mille pieds. Un ravin chaque côté ... que c'est beeaaauuuu!eau!eau.
Les plantations de thé à flanc de montagnes. Tout une mosaïque de couleur d'un vert nuancé d'une grande beauté. C'est capoté comme dirait les jeunes.
Tout ce qui monte doit redescendre. Vous souvenez-vous je vous ai parlé de Jacques Villeneuve, je pensais au fils, zut c'est l'oncle Jacques qui est au volant. Jour de chance, nous arriverons quand même. Le temps de prendre notre repas après cette longue route nous nous rendons à notre lieu d'hébergement. Le Pepper County Home Stay. Les propriétaires sont très accueillants, nous y serons bien pour prendre un peu de repos et découvrir cette région des épices et du thé. Cette région que voulait joindre l'idiot de Jacques Cartier. Vous vous souvenez. Moi, en tant que bon Québécois condamné à l'hiver "Je me souviens".


Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

2 commentaires:

  1. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  2. Bon thé divine, dommage que les idiots de (Jacques Cartier ??) et Christophe Colomb en quête de la route des épices n'aient pas séjourné au PEPPER County Home SPRAY.
    Ils en auraient apprécié les effets et la chaleur.

    Pour ce qui est de votre conducteur d'autobus, heureusement que c'était l'oncle, car le neveu, si tu te souviens, avait une tendance à embrasser l'affiche Bonjour! Québec dans le tournant du circuit portant le nom de son père.

    Pauline semble être une experte pour découvrir des moyens de transport à prix modiques et particuliers.
    ''Je me souviens'' encore d'un moyen de transport original qu'elle avait emprunté au Viet-Nam.

    Bonne route et prudence.

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