AND I LOVÉ YOU SO
Tôt en ce samedi matin nous quittons cette ville sans trop de regret malgré le généreux buffet déjeuner qui acceuille notre réveil. La Presse du matin parle de: la variation du prix des maisons, les menaces terroristes des Talibans et les mesures de protection prises par le gouvernement Pakistanais, les stratégies d'affaires de Ford Motor en Inde, les résultats sportifs des matchs de criquets, les statistiques des joueurs, les tendances pour la rénovation des salles de bains, les avantages de construire vert, les bandes dessinées, les mots croissés, le sudoku du jour. Tout çà sur fond d'annonces publicitaire racoleuses où une famille, père, mère et leurs quatres enfants vêtus à l'occidental, se tiennent par la main devant le complexe immobilier de luxe qui les attends.
À la télé, la commentatrice, assis avec son labtop commente les manchettes du jour dont les images sont projetées en arrière plan pendant que la bande de bas d'écran affiche des messages avisant du danger de l'utilisation du cellulaire au volant, des excès de vitesse, de l'avantage du port d'un casque pour circuler à moto. Ne quittez pas, nous revenons ... après la pause.
Sommes-nous vraiment loin de chez-nous?
Grosse journée de route pour terminer ce circuit. 516 kilomètres nous séparent de Delhi. Notre chauffeur nous a rassuré la veille. Rien de comparable à ce que nous avons connu à date. Nous circulerons sur une autoroute moderne, rapide. Un Express Highway. Ce sera pour les deux cents derniers kilomètres a-t-il omis d'ajouter.
Faut croire que Boudha a quitté son corps et son esprit durant la nuit. Il nous faudra plus de deux heures pour s'extirper de cette mégapole dans un concert de Klaxons et d'impatience que nous n'avions pas vu à date. Vingt et un jours derrière son volant doit lui donner le goût de revenir rapidement chez lui. Ahoum...Ahoum...
Une si longue route, un si grand moment de réflexion assis sur la large banquette arriere à la veille dc la fin de cette étape. Quatre semaines que nous découvrons jour après jour des merveilles.
Qu'elle est la plus belle?
Quel palais, quel monument, quel ville?
Les larmes d'émotions, de bonheur nous submergent en regardant le diaporama des photos de famille que nous avons enregistré, accompagné de l'interprétation de "And i love you so" par Rock Voisine sur le IPod.
Rien n'est plus beaux.
À quarante kilomètres de Delhi nous entrons dans le brouillard. Pas un brouillard de pluie. Un FOG dense, persistant. Et pour aider à comprendre la cause, tout juste à côté de l'autoroute bétonné à six voies où nous circulons des immenses stades. Le circuit de course automobile international Buddh. Les terres agricoles cèdent la place à de nombreux complexes à logement d'au moins quinze étages. Le smog s'intensifie. Bienvenue à Delhi annonce fièrement le panneau bleu surplombant l'autoroute. Les yeux, les narines commencent à me piquer. Je m'y habituerai probablement d'ici trente six heures. C'est dans ces moments que je suis content d'avoir noté les odeurs du voyage, je vous les partagerai à un certain moment.
Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire