vendredi 30 novembre 2012

NOUVEAU FORFAIT "VIDÉOTRON" INCLUANT TOUS LES CANAUX

NOUVEAU FORFAIT "VIDÉOTRON" INCLUANT TOUS LES CANAUX

Dernier jour de novembre, nous voilà partis pour une journée de bateau qui nous conduira à Alleypey.
Des centaines d'aigles pêcheur trônent sur les pieux sortant d'un mètre au-dessus de la surface. Le soleil fait paraître leur plumage d'une couleur feux-orangée qui tranche avec leur tête blanche immaculée. Des cormorans occupent les perchoirs près de la rive. L'arrière plan de la végétation tropicale et les nombreuses petites barques occupées par deux pêcheurs, un qui lève les filets pendant que l'autre manœuvre dans le courant. Quelques somptueuses maisons, une statue de déesse aux seins gigantesques, côtoient des églises catholiques.
Nous nous engageons dans de plus petits canaux. Lentement, calmement, notre regards ne sait plus où se jeter. Nos oreilles se remplissent du chant des oiseaux, nos narines d'odeurs sereines. Des îlots de plantes aquatiques s'écartent sur notre passage pour se réapproprier l'espace derrière les remous laissés dans notre sillage. De la rive, les gens, qui se promènent parasol à la main, nous saluent en affichant un blanc sourire. D'autres dorment, étendus sur un banc rustique, sous l'ombre des jeunes cocotiers pendant que son frère, son fils peut-être, baigne sa vache sur la rive. Une zone de dragage où deux marie-salopes s'affairent à extraire le sable fin des fonds du chenal. Ces habiles suceuses, filles d'Ange-Aimée trente sous, s'activent goulûment à la besogne Reliées à de longs tuyaux elles régurgitent leur dégoulinante matière sur la rive.
Des familles de pêcheurs réparent les filets. Huit canards qui nagent à la queue leu leu. Les longues perchent semblables à des pattes d'araignées tiennent suspendues dans les airs des filets de pêches aux formes coniques. Ils attendent la noirceur pour être replongés dans les eaux poissonneuses. Les prises attirées par de puissantes lumières se retrouveront vites suspendues dans les airs quand le pêcheur actionnera le mécanisme relevant l'ensemble. Après le spectacle des filets multicolores nous traversons, sur plus d'un kilomètre, une haie d'honneur formée de centaines de ces dignes mécanismes qui nous encadrent de part et d'autre à quelques pieds des bordages de notre bateau. Nul majesté ne mérite autant d'honneur. L'honneur de ces gens qui ont érigé ces gardiens de la tradition et nous permettent d'y accéder.
Ces scènes bucoliques s'offrent à nos regards sans besoin de narration. Notre imaginaire comble le silence de nos esprits avec satisfaction.
Pause pour un repas à mi-parcours. Service d'un thali accompagné d'un poisson grillé. Nous sommes en plein cœur d'une zone de pêche et la cuisson Keralaise pour les poissons reconnue pour être parmi les meilleurs. Totalement, ces petits poissons dépassent en saveurs et délicatesses la sardine grillée de Portimaho au Portugal. Ce n'est pas peu dire. Un moment divin de plus dans ma mémoire gustative.
Nous passons à côté d'une école. De l'intérieure de leur classe les enfants nous envoient la main. Ils apparaissent dans leur costume bleu, se ruant à la porte en riant. Le tumulte augmente. Dans un bâtiment voisin , la classe des garçons, ils ont entendu. Les voilà aux fenêtres, eux aussi, agitant frénétiquement la main. Bye bye enfants du Kerala.
Seconde pause pour le thé chaï. Il faut prendre son temps quand il s'offre avec tant de tendresse.
Nous longeons maintenant des rizières. Le soleil baissant de fin de journée offre un nouvel éclairage. Contre jour contrastant, scènes se miroitant dans les eaux, douceur d'une luminosité moins directe, ces instants paisibles se reflètent dans l'attitude des gens sur les rives. Serein, ils se reposent calmement en ne sachant pas qu'au même moment ils posent. Plus de mille canards sont là devant nous. Nous barrent-ils la voie? Docilement ils s'écartent dans un concert de joyeux coin-coin repris à l'unisson par un enfant qui voyage sur le bateau et... le tout aussi joyeux drille que je suis.
Nous croissons de nombreux "boathouse". Ces embarcations typiquement Keralaise avec leur toit et les murs en bambou tressé. Les gens sont partis d'Alleypey et vont passer la nuit sur l'eau. Nous pouvons remarquer que l'offre est variée. Certaines luxueuses, la majorité moyenne, quelques'une médiocre. Cc soir nous coucherons dans une chambre aux murs de bambou tressé, similaire à ce qu'il y a sur ces embarcations, mais nous serons sur la terre ferme. Nos trois heures d'explorations des mini caneaux de l'île Monroe, nos huit heures de transport magique d'aujourd'hui, à laquelle s'ajouteront un autre trois heures de navigation demain comblent nos attentes maritimes. Nous laissons la congestion des canaux et la cohut du site d'ancrage commun pour la nuit à d'autres.
Notre gîte est accueillant. Sitôt les bagages rangée nous voilà répartit pour une marche dans la ville. Objectif: Poppy, une fabrique de parapluie réputée en Inde. Deux nouveaux souvenirs viendront alourdir nos valises. Puis nous revenons tranquillement. Les marchands d'articles de cuisine sont nombreux. Les gadgets intrigants. Ils nous expliquent gentille ment leurs utilisations dans un mélange d'anglais, d'hindi et de sourire. À notre retour celui où celle qui devinera l'utilisation du gadget que nous rapportons se mèritera un prix.
Même si Vidéotron offre un nouveau forfait incluant tous les canaux je préférai pour toujours les canaux offerts par le Kerala.


Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

jeudi 29 novembre 2012

LES CHIENS DE LA HONTE

LES CHIENS DE LA HONTE

Nous sommes partis avec l'espoir d'aller au bout du monde. En cette nuit nous avons le sentiment d'en être très près. Pourquoi ai-je cette impression, cette émotion à ce moment précis?
Durant la journée de nombreux chiens errant circulent partout. Quelquefois par deux. Souvent seul. Ils s'approchent des restaurants. S'aventurent sur les terrasses espérant une main nouriciêre. Les employès des terrasses les chassent d'un tapement de pied au sol, d'un wouch! wouch! Certain adoptent informellement un couple de chiens qui eux se chargent de protéger leur territoire diurne.
Les hommes sont satisfaits. L'ordre règne en ce bas monde.

Le soir venu nous remarquons sur la grande place quelques meutes de chiens se rassembler.

Quatre heures du matin. Des aboiements, des grognements, des cries de chiens qui s'attaquent, se mordent, s'égorgent se font entendre des fonds de la nuit.

Si nous sommes au bout du monde au-delà de cette limite il y a l'abime. Au delà du bout du monde il y a cette espace oû les chiens se battent, s'entretuent pour établir un territoire, une suprématie sur l'autre.

Les hommes font parfois de même dans cette zone où la terre n'est pas vraiement ronde. Dans cet espace où la loi de la nature domine D'où l'on ne revient probablement pas souvent et si on en reviens assurement jamais totalement humain.

Même si "au-delà du bout du monde" existe et existera toujours je ne souhaite pas y aller, je ne désire pas t'y amener.

Vite que revienne mon sommeil dans lequel règne l'ordre et la loi.

Bonne nuit à tous.


Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

FAIRE CONFIANCE

FAIRE CONFIANCE

Six heures trente en ce vendredi matin du 29 novembre. Les premiers rayons du soleil qui pointent à l'horizon font chanter les oiseaux dans les bananiers et les cocotiers tout autour. Bientôt nous sentons l'odeur agréable des tomates et de l'oignons grillés qui garniront notre délicieuse omelette matinal. Un café noir nous attends, fumant et exhalant l'air de son odeur âcre-douce. Nous nous rappelons notre repas de hier soir. Crevettes grosses comme des queux de homard, tendres comme du crabe des neiges, savoureuses comme des fraises des champs. Un morceau de thon moilleux, assaisonné avec les épices du "bonheur".
Ce n'est pas une bande défilante en bas d'écran annonçant une nouvelle guerre dans un pays inconnu qui va venir ternir ces moments. On se défile.
Aujourd'hui nous partons pour Kollam. Dès neuf heures nous sommes en route. Nous avions planifié le trajet en train. Nous changeons d'idée. Pour les courts déplacement, comme le font les gens d'ici, nous avons utilisé les TucTucs.
Pourquoi pas sur un plus long parcours. Ces petites voiturettes souvent vertes à trois roues sont partout dans le décor. Parfois cabossées comme les chaudrons de notre premiêres Ministre, presque toujours décorées comme une œuvre de Dali. Ils sillonnent les routes en faisant entendre leur joyeuse pétarade.
Allez hop! On monte â bord. Tassez-vous un peu, il faut de la place pour les bagages.
La route en lacets longe la mer, traverse de charmants village. Le conducteur est prudent. Le vent frais du large nous atteint. Le nez au vent nous sommes toujours sur la route des vacances. Une heure plus tard, la vaillante monture à trois roues nous dépose à la porte de notre hôtel de Quillon. Même s'il est encore tôt en avant-midi on nous donne immédiatement la chambre. Le temps de dèposer les bagages, de réappliquer de la crème solaire nous repartons pour une marche vers le quai de départ des embarcations qui permettent de sillonner les BackWater. Ce réseau de caneaux qui sillonnent les basses terres du Kerala et qui en font une destination si prisée. La beauté de l'environnement fait la célébrité du lieu selon la documentation.
Nous n'avons pas le temps d'atteindre le bureau de l'office touristique officilelle du Kerala que dèjà un homme nous aborde.
Il nous explique que nous sommes vraiment chanceux de pouvoir retenir ses services. Nous ne serons pas déçus. Il nous exhibe un carnet contenant les commentaires de satisfaction de touristes ayant déjà retenu ses services. Aujourd'hui il est totalement disponible pour nous, sa dame est restée à sa maison pour s'occuper de ses fils.
Nous hésitons un peu, il est difficile de faire confiance au premier venu en voyage. Ils ont toujours des offres exceptionnelles, juste pour toi mon ami. Alors il faut se méfier sans virer parano.
Le détail de la journée qu'il nous propose nous convient, le prix aussi.
Il nous transporte avec son TucTuc. Première surprise. Nous arrivons à un traversier. Deux pirogues de bois surmontées d'une plateforme où embarque: autos, camions, TucTuc, motos et passagers. Exotique comme expérience. Nous atteignons l'Ile Munroe. Un paradis au milieu des BackWater. Une petite communauté calme. Vivant à l'ancienne. Tous se connaissent. Se saluent au passage. L'île est silonnée d'ètroit canaux oû nous naviguons dans une barque de bois propulsée par un batelier avec une longue tige de bamboo. Palmiers, cocotiers, bananiers couvrent les canaux qui s'ouvrent sur des étangs où sont élevés des crevettes géantes. Les fruits, le poivre, le clou de girofles, la muscades poussent aux arbres. Une femme file et tresse des cordes en fibres de coco. Arrêt pour un excellent thé masala et une banane ceuillie à mëme l'arbre.
Trois heures de contact avec une nature où il serait bon de s'y perdre. Vouloir disparaître de la face du monde je viendrai me terrer ici sans hésitation.
Nous avons eu raison de lui faire confiance.
Merci Hussein nous ferrons des bonnes recommandations à ton intention.


Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

mercredi 28 novembre 2012

STAIRWAY TO HEAVEN

STAIRWAY TO HEAVEN

Mercredi 28 novembre, il est quatre heures et demi de l'après-midi. Nous sommes sur la terrasse de notre hôtel pour un pause. Nous rédigeons nos notes de voyage avec une bière fraîche à la main. L'après-midi qui se termine sous ce chaud et humide climat tropical nous a incité à ménager nos efforts. La farniente à son meilleur. Marche pour se rendre sur la terrasse d'un excellent restaurant, sandwich grillé à l'avocat, wrap aux épinards et fromage, assis sous un ventilateur qui rend l'air lourd supportable. Petite marche lente. Autre terrasse, autre atmosphère, le spécialiste de l'Expresso en ville nous accueille avec un latté et une Key Lime Pie à donner des frissons malgré la chaleur comparable à celle régnant dans un bain turc.
Un chiot me mordille les orteils pendant que je sirote mon café les yeux rivés sur la mer.
Faut dire que le début de la journée à été plus actif.
Des neuf heures trente une masseuse professionnel recommandé par la propriétaire du gîte entreprends une divine séance de réflexologie sur mes pieds trop heureux de recevoir un traitement royale de la sorte. Une heure plus tard, sans aucun goût de résister ni de me priver de ce profond moment de relaxation la séance se poursuit pour un massage thérapeutique du haut du corps. Chaque partie de la tête y passe. Chaque muscles, des bras, des épaules, du cou, du dos subissent les pressions salvatrices des mains expertes.
Même si je n'ai pas essayé le bûcher funéraire je crois bien être très près du Nirvana.
Il me faut maintenant prendre une douche calmement et m'offrir un petit somme avant de repartir pour un repas du soir, qui devrait être, à l'image de la journée que nous venons de vivre.



Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

mardi 27 novembre 2012

LA ROUTE DES VACANCES

LA ROUTE DES VACANCES

Premier contact avec le sud.
La route que nous avons emprunté hier soir était: asphaltée sur toute sa largeur, exempte de trou, marquée par une ligne blanche pointillée au centre, une ligne continue sur les bords, bordée de tous les panneaux de signalisations requis. Première impression: sommes-nous revenus dans un environnement plus "ordinaire" selon nos standards?

L'accueil au Guest House est chaleureux. La maison bien décorée, avec goût. La chambre très bien. Le petit déjeuner agréable. Nous sentons la chaleur du sud tant par le climat que par l'accueil.
Notre hôtesse nous propose une reconnaissance des environs à pieds. Elle nous fait partager ses coups de cœur. Elle habite ici depuis quatre ans. Avant? Londres.
Ce n'est pas un des personnage de "Bienvenue au Marigold Hôtel" quoique qui sait! À deux coins de rue nous voyons une vieille résidence à demi-abandonnée et devinez le nom qui est affiché à l'entrée? Marigold. C'est donc vrai et réel.
Varkala est agréable à visiter. Une longue promenade bordée d'un coté de restaurants et boutiques d'artisanat variés, de l'autre d'une haute falaise vertical qui se termine sur une plage de sable donnant sur la mer d'Arabie.
La végétation verdoyante, les cocotiers, les bananiers, un jus de fruits fraichement pressé à la main en regardant les immenses vagues déferlées devant les corps allongés sur la plage. Nous sommes dans le sud.
Nous sommes en vacance.
Retour à l'hôtel pour la pause, le temps d'une douche, nous voilà répartit. Direction spectacle de "Kathakali". Les comédiens danseurs débutent par la séance de maquillage et d'habillage en public. Le vissage complètement peints avec des motifs absolument époustouflant, des costumes fantasmagoriques, cette séance préliminaire dure deux heures et vaut la peine d'être vue. Le jeu des artistes se situe surtout au niveau des expressions faciales. Une représentation complète peux durer jusqu'à huit heures. Un mouvement des sourcils, le front qui ondule, une joue qui frémit, un œil qui cligne, qui tourne dans son orbite expriment les émotions de l'acteur. Quelquefois un crie, une grimace. Soixante dix neuf figures font parties du répertoire classique. Présenté de cette façon c'est difficile de croire que çà peut-être intéressant. Mais en vrai et raccourcis dans une version brève c'est réellement intéressant. Totalement dépaysant. Notre séance qui a débuté à 17:00 se termine à 20:00. Trois heures de pure bonheur. Pour les septiques, en attendant de voir nos photos il y a You Tube.
Nous terminons la soirée en profitant d'un léger vent chaud, sur une terrasse face à la mer d'un excellent restaurant Tibétain. Il recevait il y a à peine deux jours le Dalaï Lama. Décidément il nous suit. Je le crois "Groupy" de mon blog. Je finirai bien par lui accorder une audience un de ces jours.


Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

lundi 26 novembre 2012

LE VOYAGE D'UNE VIE

LE VOYAGE D'UNE VIE

J'ai sept ans. Avec mes amis je descend la vieille Suète. Ce chemin qui permettait anciennement de rejoindre le Chemin du Roy pour aller à Montréal. L'autre côté de la track, l'arbre mystérieux. Je me rappèle c'était le mien.

J'ai quatorze ans, c'est l'été. J'ai reçu, je ne sais plus de qui, une tente. Deux poteaux qui tendent une vieille toile verte. On dirait un cheval qui a le dos cassé. Pas de fonds. Avec Pierre Debonville et Richard Paquet nous partons à bicyclettes faire le tour de l'île d'Orléans. Trois jours d'aventures ou nous dormons dans les champs des cultivateurs en mangeant du spaghetti en conserve et des beans chauffés sur un petit poêle à sterno.

Je viens d'avoir 18 ans. Je me cherche. La Floride m'attends. Ou précisément? Je ne sais pas mais j'y irai.

La Gaspésie, le Québec tout azimut, les chutes Niagara, Boston, Ottawa, Lowell Mass, Wildwood, Les Maritimes, et bien d'autres destinations meublent le goût de la découverte que nous partageons depuis 1973

J'ai trente deux ans. Notre fille, notre filleule, nous partons dècouvrir un autre continent. Les vieux pays nous disait-on. Paris, Bruxelles, Amsterdam, Rotterdam, Bonn, La vallée du Rhin, Trêve, Le Luxembourg, Chartres, la campagne Champenoise comblent notre soif d'apprendre.

Le sud, la mer, nous accueillent à divers moments

De la Costa Del Sol au Portugal, nous accèderons à la Provence, au Languedoc-Roussillon, la Grèce. Et il reste temps à découvrir de cette Europe. De l'ouest à l'est. De ses Iles. Quelques uns nous font partager leur découverte.

J'ai cinquante six ans. Un rêve qui ma toujours habité. Le goût du défi. Le Vietnam nous attends, nous accueille. Dépaysement assuré. Défi accompli.

L'Amérique, si proche et si loin. Rempli d'images caricatural à la Elvis Gratton, à la Florida de Rémy Girard. Nous la découvrons dans sa différence, sa beauté nature, sa chaleur, les "pitounes de Miami Vice, la poésie des Key's et d'Hemmingway, la folie de la St-Patrick à Tampa, la chaleur de la cuisine Louisianaise, la folie musicale de la Nouvelles Orléans, de son French Quarter et son festival, la musique Country du Tennesse.

Novembre 2012. L'Inde. Une partie de l'Inde dois-je dire. Un si grand pays qu'on le surnomme le Sous-Continent.
L'aventure, la découverte, les émotions suis-je servis?
À souhait.

Ai-je été au bout de mes conquêtes, aux pays où règnent les rois?

Le bout de mes conquêtes est à mes pieds. À chaque jour de la vie. Avec vous tous. Il est là le plus beau des voyages. Le voyage d'une vie.

Je verse des larmes d'émotion en rédigeant ces lignes.

Je voudrais qu'elles soient éternelles.



Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

LES. ODEURS

LES. ODEURS

On peut avoir les yeux mi-clos, les yeux fermés, les yeux grands ouverts.

On peut écouter attentivement. On peut laisser passer les sons sans rien comprendre, sans rien entendre. On me dit quelquefois que j'excelle en la matière.

On peut toucher à peine, à fleur de peau ou prendre à pleine main, vigoureusement.

On peut se remplir la bouche de saveurs ou s'abstenir. Amoindrir les saveurs. Ce n'est pas la bonne place, ici en Inde, pour se priver.

Les narines on les bouchent ou on les ouvrent. Pas de demi-mesu re.

Mais vous ai-je parlé des odeurs de ce voyage?

Totalement différentes de celles de l'Asie du Vietnam.

Certainement inoubliables.

Delhi prend au nez. Brûle les narines qui se remplissent de poussières, de fumées noires. Delhi ne pue pas. Delhi n'est tout simplement pas agréable à sentir. Même quelle étouffe un peu, elle essouffle. Elle fait éternuer. Malheur à l'asthmatique qui a oublié ses pompes.
Delhi c'est ailleurs, ce n'est pas tout à fait en Inde. C'est un pays en lui même. Un sous-sous continent sans le sous.

La campagne du Rajasthan c'est les bougainvilliers en fleurs qui embaument l'air d'un si doux parfum que l'on cherche constamment où est la déesse qui porte ces effluves.

C'est l'odeur sec du désert. La finesse et la délicatesses des pollens des arbustes qui y survivent.

C'est l'odeur marin des eaux du lac d'Udaipur oû se reflète oneriquement les monuments de l'île en son centre.

C'est l'odeur du marbre blanc du Taj Mahal qui sait laisser toute la place au sens de la vue pour ne pas en pâlir la beauté.

C'est l'odeur sucré des friandises étalées sur des grandes tables de ventes à l'occasion de Diwali.

C'est l e parfum sensuel des pierres sculptées de formes galbées sur les temples. de Khajuraho.

C'est les odeurs d'encens de Varanasi, qui se mêlent harmonieusement aux relents de morgues provenant des bûchers.

C'est l'odeur de bois carbonisé du Tandori, du pain Naan qui carbonise légèrement, l'expression olfactive des épices qui y rôtissent.

Et tant d'autres souvenirs dans cette partie de nos mémoires qui sauront resurgir aux moments opportuns.


Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

FIN D'UNE ÉTAPE OU NOUVEAU DÉPART

FIN D'UNE ÉTAPE OU NOUVEAU DÉPART

Lundi 26 novembre, c'est la fin d'une étape. Delhi, les routes et les villes du Rajasthan, de l'Uthar Pradesh, du Madia Pradesh.
Les montagnes, le désert.
Les palais, les forts, les tombeaux, les villes, les villages.
Les gens, les animaux, la flore, les fleurs.
Les dieux, les déesses, leur temples.
Les émotions à fleur de peau.

J'ai tenté de les fixer dans mes courts textes. La plus part du temps en directe. Sans filtre. Dans l'instant présent de mon esprit qui divague de bonheur.

Vaine espoir de pouvoir revivre ces moments en différé.

Notre chemin continue. Ce soir le vol de 18h00 à destination de Thiruvantapuram nous conduira vers de nouvelles aventures.
En attendant de remplir à nouveau nos yeux de jamais vu je livre à ce blog quelques notes, pour le plaisir simple de les relire un jour.

On se revoie dans le sud, au Kerala.


Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

dimanche 25 novembre 2012

KINGDOM OF DREAM'S

KINGDOM OF DREAM'S

Le dimanche matin est plutôt calme à Delhi. Tous les matins sont plutôt calme. Les commerces s'activent vers dix heures, les gens vers onze
Notre deuxième séjour à Delhi est vraiment différent. Pourtant nous sommes revenus au même hôtel. L'environnement nous est plus familier. Le choc moins fort. Ce que nous avions trouvé un peu sale et désordonnés à notre arrivée en Inde est maintenant très correcte. Il faut dire que le désordre des petites villes que nous avons visité était quelquechose.
Hier soir marche vers la place des commerces à proximité pour le repas du soir et un petit café. On se sentait un peu comme "chez nous". Bargainage facile aussi, nous sommes aguerris. Une babiole, il demande 100 roupies, un instant Mario "je connais la chanson". Tout fier nous le plaçons dans notre sac pour 30 roupies.
Mais revenons à ce matin. Facile de prendre le métro. L'achat des cartes magnétiques, le fonctionnement des barrières, la direction des trains, les stations il n'y a plus de secret pour nous. Direction Sarojini Nagar Market. Un gros marché aux puces fréquenté par les locaux. C'est vrai. Un premier test. Même babiole que celle achètée hier. Prix demandé 150, offre à 30. L'offre est re/fu/sé.
Ok je m'essayerai au prochain kiosque. Les prix sont affichés, plutôt rare ici, en plus avec la mention "fix price"
Oui mais le prix affiché pour toujours la même babiole: 20 roupies. J'en prend trois, les vrais prix c'est ici. Merci. Kiosque voisin. Même babioles, même affiche, même prix? Çà serait trop beau et trop simple si c'était vrai. 10 roupies. J'en ai déjà plein la valise. Çà suffit ma Julie.
Ai-je dis que nous étions aguerris? Il me vaudra revoir mes notes je crois. Agréable moment dans ce bazar sympathique. Les boutiques de vêtements envahissent les rues de part et d'autre. Nous négocions calmement quelques pièces sur le devant d'une boutique lorsque le vendeur nous pousse vers le fond en mëme temps qu'il entre à la hâte les racks et tables étalés dans la rue. Problême avec la police nous dit-il.
Hallucinant à voir. Tous les commerçants s'activent à la hâte pour libérer le chemin à l'approche d'un moustachue de service au volant d'un camion de police. Ce n'est pas l'espace qui manque pour son passage qui les poussent à agir ainsi mais la crainte du ticket (backshish) à payer. Ce qui est encore plus hallucinants c'est de voir les étalages réinvestir la chaussée à peine cinquante pied derrière l'homme à la garcette.
Long déplacement en métro. Nous nous rendons au "Kingdom of Dream's". Un complexe sans aucun doute comparable aux grandes place de Las Végas. Restaurants de toutes sortes, boutiques chics, spectacles live partout dans un bâtiment au plafond en voute éclairée reproduisant un ciel bleu. Un ciel claire que les habitants de Delhi ne connaissent plus. C'est aussi un immense théâtre luxueux où est présenté un spectacle Bollywoodien mettant en scène au- delà de cent acteurs, chanteurs et danseurs. Des milliers de costumes étincelants, des chorégraphies aériennes, des flammes, des décors qui sortent de la scène, qui tournent. Un bon show, impressionnant qui même est présenté en langue Hindi est facile à suivre. Un Marahaja et son épouse assassinés par un vilain qui prends sa place. Leur fils, bébé naissant, sauvé et élevé par les gitans. L'affrontement du vilain et du bébé "gitan" devenu adulte. Un vieux serviteur sauvé par le Gitan. La révélation de sa réelle identité. Le vilain chassé, le bon fils Marahaja qui distribue richesse aux peuples. En prime plein de belles filles qui dansent.
L'émotion bollywoodienne à son comble et réellement une bonne expérience.


Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

samedi 24 novembre 2012

1492

1492

Dans quelques jours, Claire, Marc, Fabienne, Richard, Normand, Linda seront tous dans ces Îles où Christophe Colomb aboutissait lors d'une expédition pour découvrir la route de la soie et des épices, la route des Indes.
Coïncidence étrange.
Même destination recherchée que nous qui les conduits à des milliers de kilomètres.
Christophe Colomb, le découvreur de l'Amérique.
Selon les Dominicain son corps repose en la Cathédrale de la capitale St-Domingue. Informez vous à votre hôtel. Le vendeur de tours organisés vous le dira. Si vous doutez il vous répétera: Je vous le jure.

Les Espagnols revendiquent aussi la possession de son corps. Ils exposent sa bière fièrement dans une cathédrale à Séville. Je l'ai vu. Le guide me l'a dit. Je vous le jure à-t-il même ajouter.

Tout un sacré Colomb. Il serait donc à plus d'un endroit à la fois s'il faut croire tout le monde.

Mais oû est-il vraiment?
Ce Colomb à qui l'on doit de vivre en Amérique à moins vingt degrés sous dix pieds de neige plutôt que par ces beaux trente deux degrés ensoleillé qui nous suivent jour après jour.
À qui l'on doit de vivre avec des Indiens si loin de nos Indiens d'ici. Peut-être pas tant.

S'il avait été moins colon, comme on dit en bon québécois, nous serions ici à longueur d'année. Nous rêverions peut-être de neige. Mais les Hymalayas ne sont pas trop loin pour çà.
Alors si vous voulez encore voir ce "héros" pas trop orienté. Un explorateur qui ne sait pas où aller.
On pourrait même presque imaginer un individu qui recule quand il pense avancer tellement il s'est trouvé loin de oû il souhaitait être.

La vérité. Où est Colomb?

Colomb nous suit partout. Il y a quelques mois je l'ai revu à La Pocatiere. Il était juste derrière moi. Sur écran haute définition, le gastro-enterologue m'a fait voir ses amygdales à l'aide de sa caméra.

Il nous suit partout. Tout un sacré côlon.
Je le jure: dans le sens de Christ de côlon que ce Colomb.


Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

GAGNANT À VIE

GAGNANT À VIE

Nous sommes à Delhi, nous pourrions être à de nombreux autres endroits et:

Tant de beauté, tant de grandeur, tant de magnificence à dècouvrir, à voir, à déguster, à observer, à photographier
Ne vous ais-je pas dit que je voudrais venir vous chercher?

Imaginez- vous, un instant, enfermé dans une voiture, moteur éteint, à la porte d'un grand centre commercial, par un après-midi chaud et humide d'été.

Imaginez- vous. Fiêvreux, couvert de poussière sale collant à vos paupières purulentes.

Imaginez-vous assoiffé, la gorge en feux les flancs collés aux cotes et l'estomac noué par la crainte de ne savoir ou déféquer.

Imaginez la saison froide qui approche, votre unique lambeau de jute troué pour vous protéger.

Imaginez votre enfant , vos petits-enfants à vos côté.

Imaginez-vous gagnant à vie de cette condition.

Imaginez un bidonville! Vous y êtes.
Imaginez une caméra.
Click, click!
Mépriseriez-vous ce violeur de vie?
Moi oui.

Voudrais-je les aider! J'en serais incapable.
Voudrais-je les aimer ! Je devrai prier Dieu.

Grâce à Dieu, Au Père, au Fils, au Saint-Esprit
Amen!

Pour ceux qui veulent encore voir des images de Bidonvilles il y a "La cité de la joie" de Dominique Lapierre


Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

AND I LOVÉ YOU SO

AND I LOVÉ YOU SO

Tôt en ce samedi matin nous quittons cette ville sans trop de regret malgré le généreux buffet déjeuner qui acceuille notre réveil. La Presse du matin parle de: la variation du prix des maisons, les menaces terroristes des Talibans et les mesures de protection prises par le gouvernement Pakistanais, les stratégies d'affaires de Ford Motor en Inde, les résultats sportifs des matchs de criquets, les statistiques des joueurs, les tendances pour la rénovation des salles de bains, les avantages de construire vert, les bandes dessinées, les mots croissés, le sudoku du jour. Tout çà sur fond d'annonces publicitaire racoleuses où une famille, père, mère et leurs quatres enfants vêtus à l'occidental, se tiennent par la main devant le complexe immobilier de luxe qui les attends.
À la télé, la commentatrice, assis avec son labtop commente les manchettes du jour dont les images sont projetées en arrière plan pendant que la bande de bas d'écran affiche des messages avisant du danger de l'utilisation du cellulaire au volant, des excès de vitesse, de l'avantage du port d'un casque pour circuler à moto. Ne quittez pas, nous revenons ... après la pause.
Sommes-nous vraiment loin de chez-nous?
Grosse journée de route pour terminer ce circuit. 516 kilomètres nous séparent de Delhi. Notre chauffeur nous a rassuré la veille. Rien de comparable à ce que nous avons connu à date. Nous circulerons sur une autoroute moderne, rapide. Un Express Highway. Ce sera pour les deux cents derniers kilomètres a-t-il omis d'ajouter.
Faut croire que Boudha a quitté son corps et son esprit durant la nuit. Il nous faudra plus de deux heures pour s'extirper de cette mégapole dans un concert de Klaxons et d'impatience que nous n'avions pas vu à date. Vingt et un jours derrière son volant doit lui donner le goût de revenir rapidement chez lui. Ahoum...Ahoum...

Une si longue route, un si grand moment de réflexion assis sur la large banquette arriere à la veille dc la fin de cette étape. Quatre semaines que nous découvrons jour après jour des merveilles.
Qu'elle est la plus belle?
Quel palais, quel monument, quel ville?
Les larmes d'émotions, de bonheur nous submergent en regardant le diaporama des photos de famille que nous avons enregistré, accompagné de l'interprétation de "And i love you so" par Rock Voisine sur le IPod.

Rien n'est plus beaux.

À quarante kilomètres de Delhi nous entrons dans le brouillard. Pas un brouillard de pluie. Un FOG dense, persistant. Et pour aider à comprendre la cause, tout juste à côté de l'autoroute bétonné à six voies où nous circulons des immenses stades. Le circuit de course automobile international Buddh. Les terres agricoles cèdent la place à de nombreux complexes à logement d'au moins quinze étages. Le smog s'intensifie. Bienvenue à Delhi annonce fièrement le panneau bleu surplombant l'autoroute. Les yeux, les narines commencent à me piquer. Je m'y habituerai probablement d'ici trente six heures. C'est dans ces moments que je suis content d'avoir noté les odeurs du voyage, je vous les partagerai à un certain moment.


Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

vendredi 23 novembre 2012

JE N'AURAI PAS LE TEMPS

JE N'AURAI PAS LE TEMPS

Vendredi matin 23 novembre 05h30, comme hier matin et probablement comme à chaque matin, le bruit des pas dans la ruelle parviennent à notre fenêtre entre-ouverte. Bruits de chaînes d'un cadenas qu'on déverrouille, lourde porte d'acier qui se déplace sur ses gonds rouillés et termine sa course sur un dur mur de pierre. Un lourd marteau suspendu vient frapper l'intérieur d'une cloche de bronze à plusieurs reprises, remplissant l'espace de sonorité qui annonce le début de la prière. Les incantations mélodieuses de la voix d'un homme parviennent à nos oreilles. Les occasionnels coups de gong retentissent dans l'air avec l'espoir qu'ils parviennent à ses Dieux. Bonheur, prospérité, santé, vie meilleur au Nirvana, font assurément parties des souhaits qu'il exprime en rendant grâce à ses Divinités.
Ainsi débute cette journée qui est notre dernière dans la ville sainte. Nous nous dirigeons vers Lucknow, ville étape sur le chemin qui nous ramène à Delhi.
Comme il fait si attendre rien n'arrive comme on croit en Inde, rien comme on pense l'avoir planifié. La planification, un mot, une mode si ancrée dans notre culture et, si loin des habitudes des gens du Pays. Pas l'anarchie, juste un désordre qui suit le courant de la vie ... de la mort peut-être.
Après une balade dans les ruelles, sac à dos chargé et valises suivant docilement à l'arrière sur ses roulettes qui espèrent que j'éviterai les bousses que les vaches ont semées durant la nuit nous parvenons à un artère plus large, non pas sans avoir eu à tasser délicatement un bovidé sacré qui obstrue le passage.
Les chauffeurs de RickShaw se ruent sur nous espérant tous obtenir leur première course de la journée qui leur permettra de payer la location quotidienne de leur monture à trois roues. Petit, conçu pour deux passagers qui s'aiment fort, fort nous montons sur le siège alors que le "Pédaleur" empile les bagages sur nos genoux. À peine un demi kilomètre à parcourir avant de joindre l'intersection ou doit nous rejoindre notre chauffeur. Déjà la rue est bondée. À l'intersection pas de voiture, une procession procède, je veux dire défile. Le pédaleur sait où aller??? Ils savent toujours ici, même quand ils ne savent rien. Prochaine intersection, je lui intime l'ordre de revenir au point convenu, retour, rien, il repart de plus belle, prochaine intersection, je vous ai dit retour au point convenu, d'accord. Débarquer moi ici, je me débrouillerai. Voilà cinquante roupies. Non, c'est cent, cinquante chacun, les autres personnes présentes s'en mènent. Donnez lui cent, il a tourné en rond pour vous. Cinquante c'est correcte. Non monsieur, cent, c'est pas un prix de touriste çà. Pendant ce temps Pauline observe l'intersection, c'est notre voiture là, le chauffeur ne nous a pas vu, il va s'éloigner, aucune place pour s'immobiliser. Le pédaleur de RickShaw devient subitement coureur, probablement un lointain cousin de Bruny Surin ou Ben Jonhson. Il rattrape la voiture. Tu mérites bien ton cent roupies. Bonne journée.
Nous quittons Varanasi en apercevant un cortège identique à celui qui nous avait accueillie. Huit hommes marchant côté à côté par deux portant sur leur épaule une longue tige de bambou reliée par une toile tendue qui soutien un linceul enveloppant un corps. Le linceul est jaune, signe que c'est le corps d'une personne âgée.
Nous quittons cet univers si différent du notre que nous ne comprendrons jamais tout ce qu'on a vue, sentie. ressentie et entendue. Mais tous ces émotions font maintenant partie de notre bagage experientiel qui s'enrichi jour après jour dans ce si grand univers que même en courant plus vite que le temps, je n'aurai pas le temps, je n'aurai pas le temps.
Sur la route, arrêt pour un plein d'essence. C'est aussi l'occasion de se procurer une nouvelle bouteille d'eau. Le préposé me l'offre, tout droit sortie du réfrigérateur. L'Inde est envahi par ces, je n'ose pas chiffrer le nombre de milliards, bouteilles d'eau imputrescibles, quasi éternelles dans l'environnement. Elles n'atteigneront jamais le Nirvana. Celle qu'on me présente, avec son sceau de sécurité bien en place, a une limpidité de politicien, un peu trouble, pas trop clair. L'anarque est connue. Le travail d'anarqueur bien fait. Les traces de colle chaude qui fixent le sceau pour lui offrir une deuxième vie décelable pour mon œil de Sherlock Homes que.j'ai cultivé lors de notre passage à Londres. Sage déduction Watson.
Un second arrêt pour le repas du midi. Nous sommes vraiment dans une zone hors des circuits touristique. Les affichages, les inscriptions de toute sorte ne sont présentés que dans l'alphabet Hindi. Pauline commande le repas à partir de ce menu griffoné de signes totalement inconnus à nos yeux. Que c'est bon. Délicieux, appétissant, plein de fraîcheur et de saveur délicate. Un bon café très fort termine le repas servi dans un petit verre en terre cuite qui de toute évidence est fait main. L'usage est de briser le verre au sol après utilisation.
Ploc! Les débris de mon verre rejoint les autres. Une belle petite halte avant de joindre notre destination du jour.
Nous arrivons à Lucknow à l'heure où les fidèles de cette ville de trois millions d'habitants Musulman convergent vers la mosquée. Il y a fête en ville. Nous allons visiter le Bara Imambara. C'est le tombeau d'un saint chiite très vénéré. Une des particularité du bâtiment est qu'il est construit en un labyrinthe comportant 489 portes identiques qui se croissent et décroissent sur plusieurs niveau. Certain couloirs sans éclairage, sans issue. Les guides à la porte d'accès nous garantissent que nous n'en ressortirons pas seul. Ils rigolent après que nous aillons refusé leur service. Promenade dans le dédale. Quelques moments de confusions, deux ou trois cul de sac, des couloirs dans la noirceur....illuminés par ma lampe frontale dont je m'étais prémunis, nous voilà à la sortie après une agréable visite.
Il nous faut maintenant se rendre à l'hôtel. Vous souvenez vous, 3 millions d'habitants et une fête. Je m'étais trompé, c'est bien la population de la ville mais c'est fête au "Village". Il y a sûrement un autre 3 millions de personnes vivant aux alentours qui sont venues se joindre à la gang. Je crois qu'ils ont tous convergé autour de notre auto.
N'essayez pas d'imaginer une congestion semblable. Des hommes déploient une grande banderole. Sur fonds rouge vif des slogans: Live like Ali, Die like Hussein. Accompagné d'un gros plan du visage de Sadam que nous ne trouvons pas rassurant. Et notre chauffeur qui a presque la main "paralysée" sur le Klaxon. Peut-etre que nous sommes encore dans le labyrinthe sans le savoir. Çà expliquerait le sourire en coins des sbires de l'entré. Non nous sommes réellement dans la rue même s'il serait bon d'être ailleurs. Nous ne souhaitons pas vraiment que l'attention de tourne vers notre teint pâle de Nord-Américain en ce moment.
Aurons- nous le temps d'arriver à l'hôtel en moins de cent ans. ...pas le temps.. pas le temps que je chantonne d'une voix chevrotante en gardant près de moi la pine représentant le drapeau Cansdien. Il y a de ces rsres moment que "We are pround to be a Canadian".
Finalement notre premier cinq étoiles du voyage. Une bonne douche, un bon repas du soir avec desserts exquis. Hop dodo, l'âme en paix et encore plus vivants que jamais.


Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

jeudi 22 novembre 2012

LA GRAND MESSE

LA GRAND MESSE

Quinze heure trente, retour à notre point d'observation au sommet de l'hôtel. Un verre de lemon soda à la main nous observons sur un toit voisin en contrebas, une femme qui plie un tas de vêtements qui semblent sans fin. Scène qu'il nous semble déjà avoir vu. Peut-être vendra-t-elle quelque pièce par Internet? Qui sait?
Un Sadu, tout recouvert de cendres ressemblant à ces mimes immobiles de la Grande Allée, authenticité ou piège à touristes? Nous ne le saurons jamais.
Des groupes de gens montent dans des barques. Vingt personnes, un rameur, assez surprenant. Non pas assez, un autre groupe approche d'une barque, 18 pieds de long peut-être 20 pieds. Le rameur s'installe. Je compte: un, deux, trois,....vingt six, vingt sept. À oui j'oubliais le rameur, 28 personnes dans une barque étroite de vingt pieds. Combien de gilet de sauvetage? Quand on navigue sur le Gange on est dans les eaux des Dieux, personne ne lui ferra l'affront de le craindre.
La pénombre approche. Nous nous perdons dans le dédales de ruelles en tentant de joindre un lieu à moins de deux cents mètres de distance. Un virage du mauvais côté, nous nous retrouvons deux kilomètres plus loin. Qu'à cela ne tienne, nous embarquons dans un RickShaw pour parcourir...100 mètres, l'accès du lieu que nous voulons joindre est maintenant fermé à la circulation des RickShaw et Tuctuc. Nous comprenons vite pourquoi. La foule qui marche est si dense, le chemin si encombré, les sollicitations de toute part si nombreuses que seul un piéton un peu fou peut y circuler. Nous nous en amusons en pressant le pas, nous voulons joindre le ghat principal pour la prière du soir. Nous l'atteignons. Nous nous trouvons des places de choix pour observer la cérémonie.
En voyant les préparatifs, la foule qui s'amoncelle autour, les célébrants, au nombre de sept, habillés de vêtements dorés j'anticipe un comedy show. Un mauvais spectacle d'imitation d'Elvis.
La cérémonie débute.
J'avais tout faux. Les chants invitent au recueillement. Le cérémonial, l'encen, les cônes de feux, les différents accessoires, les gestes rituels aux quatre coins cardinaux, l'utilisation de l'eau sacré, les participants qui répondent aux litanies, tout est représentatif d'une célébration religieuse digne et majestueuse. Une Grande Messe.

Inde déboussolante en tous ces gestes, en tous ces moments.


Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

DALAÏ LAMA

DALAÏ LAMA

Vous ai-je parlé de notre chauffeur.
Ravi, c'est son nom. Originaire de la région de l'Hymalaya il conduit des touristes partout en Inde depuis plus de vingt ans. Je l'avais déjà dit çà.
Il vit sur la route et entre deux temps d'arrêt à Delhi Il rêve à l 'été. L'été beaucoup trop chaude pour les touristes, impensable de visiter le Rajasthan où il n' est pas rare que le mercure atteigne cinquante degrés. Alors il retourne dans son village, dans les montagnes. Ses deux enfants, un garçon de 18 ans, une fille de 13 ans. Là-bas ils étudient. Ils seront instruits, pas des chauffeurs.
Quand il va au marché, sur la place du village, il rencontre ses amis, il salue tout le monde , tout le monde le salut.
Je crois bien que sa stature physique lui aurait permis d'être sherppa, un coureur de marathon peut-être Le profil d'un petit homme vigoureux, déterminé, presque toujours calme. On croit resentir qu'il aime son pays, il aime nous le montrer c'est évident.
Quelquefois il a l'air de s'emporter, surtout quand il parle des quartiers musulman à éviter. De la violence, de l'ignorance, de l'insalubrité qui y règnent. Une fois cette montée de lait terminée il redevient zen , presque contemplatif. Parmi ses amis qu'il revient voir à chaque occasion il a il y a des exilés. Des réfugiés qui ont fuit le Tibet. Il saluera le Dalaï Lama de ma part la prochaine fois qu'il retournera dans son village, il le connaît bien. Ils habitent le même village.
C'est peut-être la raison qui l'a incitée à nous conduire dans la petite ville de Sarnath en ce jeudi après-midi.
Le site que nous visitons remonte à plus de 500 ans avant J C. Boudha a vécu ici. Il y aurait fait son premier prèche après avoir reçu les révélations. Les vestiges du temple principale est le lieu de recueillement de nombreux adeptes de cette religion. Nous nous trouvons directement devant la pierre où Boudha s'asseyait en personne pour méditer. Ahoum! Ahoum!
Plutôt impressionnant et inspirant comme lieu mais on peut quand même sourire. Boudha n'est-il pas lui-mëme toujours souriant. Le Dalsï Lama, assurément.
Porter par l'inspiration nous ferrons une halte dans une fabrique traditionnelle de soie. Un petit don à soi-même c'est rarement de refus.
Retour pour poursuivre notre apprivoisement de Varanasi.


Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

SACRÉ ET PAIËN

SACRÉ ET PAIËN

Après l'éprouvante journée de route de hier nous avons dormi comme des bûches. Jeux de mot facile de collégien attardé alors que nous nous apprêtons à arpenter les ghats où sont réalisés le rituel de crémation sur des bûchers.
Six heures trente, nous prenons une petite barque sur la rive du Gange, au pied de l'escalier de la façade de notre hôtel. Le batelier, un vieux monsieur aux traits profonds, nous offre ses services pour 300 roupies, je fais trois pas en m'éloignant le temps nécessaire pour qu'il propose 200 roupies. Notre descente sur le Gange est paisible, calme. Le soleil levant illumine tranquillement les ghats et les bâtiments. Il nous réchauffe lentement. Des personnes font leur purification dans les eaux sacrés à travers les fleurs-offrande qui dérivent à la surface. Il y a bien quelques papiers et sacs de plastiques çà et là, des traces de ce qui nous semble des résidus de cendre, mais rien de Dantesque. La vue des amas de bois destinés aux bûchers et les cendres encore fumantes de la veille appel au respect. Les ghats se succèdent sur une très grande longueur, quelques kilomètres. Des temples, des prêtres, des contemplatifs, des scènes de gens se lavant, lavants leur linge se succèdent. Une certaine solennité se dégage de l'ensemble. Nous débarquons, je remets les 200 roupies promis, plus 100. Nous sommes satisfaits, il est content. Bonne journée en vue.
Huit heures trente, petit déjeuner sur un toit qui surplombe le grand fleuve. Les deux rives s'agitent. Beaucoup, beaucoup de barques. Des groupes, des familles. Certaines allant porter au centre du courant les cendres brulèes la veille dans un cérémonial que nous ne comprenons pas bien. Les flots qui acceuillent la mort sont très vivants.
Terre de découverte, terre d'émotion, sont deux mots décrivant bien cette face du Pays.
Promenade sur les ghats et dans les ruelles si étroites qu'on ne peut y marcher côté à côté. Un labyrinthe aux nombreux commerces aussi large et profonds que leur minuscule porte. Cuisson d'aliments, tissus, artisanats, babioles, articles de première nécessité, tout s'y trouve. Un détour, un impasse, retour, hop à gauche, un singe recouvert d'un linceuil brodé est étendu là devant des bâtons d'encens fumant. Il a été terrassé par les fils électrique. Ce soir il sera confié au Gange. Nul besoin de l'incinérer, les animaux sont purs, les singes l'incarnation d'Hanuman, fils guerrier de Shiva, un dieu partout vénéré.
Retour sur les ghats. Les tissus multicolores des saris, les nappes les draps de certains hôtels, les uniformes sont étendus pour sécher à même le sol. À proximité, une famille verse l'eau du Gange sur le reste des cendres du bûcher qu'ils ont vénéré. Des vendeurs de cartes postales nous abordent. Un Brahami préside une Puja avec une famille receuillie. Des enfants jouent à la bite à moineaux, d'autre font voler des cerf-volant pendant que leurs aînés jouent aux cartes en attente d'un prochain client pour un massage ou un tour de barque.
Sacré et Paiën se mélangent sans pudeur.


Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

mercredi 21 novembre 2012

PORTE DE L'ENFER VS PORTE DU PARADIS

PORTE DE L'ENFER VS PORTE DU PARADIS

La route de ce mercredi 21 novembre nous offre encore ce spectacle des écoliers et écolières marchants en bordure de la route et se rassemblant en groupes et rangs bien alignés dans les cours d'école. Scène colorée dont on se lasse jamais à observer.
Près de quatre cents kilomètres pour rejoindre Benares, la plus importante des huit villes saintes de l'Inde. Mieux connue sous le nom de Varanasi, les familles des personnes décédées, parfois depuis plusieurs mois, viennent ici avec la dépouille afin de lui rendre un dernier hommage en brûlant son corps sur un bûcher érigé sur le bord du grand fleuve sacré, le Gange. Cette purification du corps par le feu permet de libérer l'esprit de ce corps et ainsi mettre fin au cycle de réincarnation et accéder directement au Nirvana. Les cendres résiduelles et les parties de membres qui n'ont pas été totalement consummées sont ensuite offertes au fleuve sacré. Fleuve sacré où il peut dériver à l'occasion le corps d'une vache, d'un Sadu ou d'un enfant qui, eux, n'ont pas besoin d'être purifiés par le feu car déjà sacrés et purs.
Difficile à comprendre pour nous mais imposant le même respect que nous souhaitons conserver pour nos rituels funéraires.
Le rituel décrit se déroule régulièrement sur les ghats de Varanasi. Par ailleurs certaines pratiques du passé ont été abolies. Le Sati, sacrifice de la vie de l'épouse du dèfunt, qui se jete vivante dans le bûcher de son homme à été aboli depuis 1963. Pour y parvenir il a fallu exclure les femmes de la proximité de la crèmation car même si l'épouse souhaitait respecter l'interdit, la famille du défunt la projetait dans le brasier.
Époque révolue. Nous voyons des panneaux invitant les femmes à dénoncer la violence qui peut malheureusement leur être faite.
Mais avant d'accéder à cet univers de visu il nous faut traverser une zone de montagne où il n'y a pas vraiement de route. Uns sentier de terre et de grosse roche sur les bords de falaises vertigineuses. Des trous profonds comme les trucks qui y circulent. Franchir un barrage de pneus de camions érigé par un groupe de jeunes qui ne semble pas trop officielle. Ils entourent la voiture dont nous laissons les portières verouillées alors qu'ils gesticulent à nos fenêtres, réclamant par gestes des cigarettes, des stylos, n'importe quoi qui nous ferrait ouvrir la fenêtre. Êtes-vous fous? Jamais en cent ans! Le chauffeur leur jase d'un ton ferme en laissant glisser quelques billets par sa fenêtre entre ouverte.
Sesame ouvre toi! Deux pneus roulent lentement vers les côtés, nous laissant la voie libre. Route chargée d'émotions que je fixe sur mon clavier, d'un doigt hésitant sur cette route de l'enfer. Et je chante: " je partirai à l'aventure avec mon bagage de courage. Lalalalere. Je m'enfouirai dans la nature au limite d'un grand naufrage. Taratata. Il n'y aura jamais de montagnes qui oseraient défier mon chemin. Youpi youpié yaya."

Les montagnes sont franchis. Soupir de satisfaction bien bref. Le temps que la noirceur tombe alors qu'il reste encore soixante quatorze kilomètres à parcourir. Plus de trois heures de Temps sur des routes sans aucun éclairage. Encore bondées de cyclistes, de charrettes, de motos sans lumière alors que nous croissons et dépassons des mastodontes équipés de phares assez puissants pour nous donner un coup de soleil. "...je reviendrai pour vous chercher". Le souhaitez vous vraiment.
Une fois de plus, tous en chœur ..."je reviendrai..."
Cela ferra près de douze heures que nous sommes sur la route lorsque nous arrivons à destination. Le chauffeur qui a assurément profité de la protection de Ganesh et de quelques autre Dieux pour réussir à nous conduire à bon port sans avarie. Nous les remercions tous pour lui et offrons à ces Dieux l'assistance de St-Christophe quand bon leur semblera.
Mais, car il y toujours un mais avec moi. Varanasi n'est pas la petite ville avec sa promenade peinarde sur le bord du Ganges. C'est une ville de l'Inde, bordélique , chaotique , à la circulation infernale. Pas de signalisation. Notre chauffeur qui connaît bien la place tourne en ronds dans un concert de Klaxons et d'indications contradictoires fournis par les chauffeurs de RickShaw.
Vingt et une trente, nous sommes au restaurant de notre hôtel surplombant le ghat et la rivière. Sain et sauf.
De quoi sera fait demain?


Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

mardi 20 novembre 2012

BLEU NUIT

BLEU NUIT

J'avais prédit un bon repas du soir, hier. Ce fut le cas. La nourriture excellente, bière et vin, sont aux rendez-vous à profusion. Nous partageons une tablée avec quatre Albertsins de Calgary rencontrés à l'apéro. D'entrée de jeux nous convenons d'éviter de parler de poutine ou de chapeaux de cowboy. La soirée et la rencontre fut des plus agréable. Comme quoi il est possible de rapprocher les deux solitudes. Et puis je les aime mes Rocheuses, j'ai bien le droit quoi qu'en pense sa Majesté Pauline première.
Petit déjeuner, départ vers Khajuraho en ce mardi matin, avec un crochet dans une boutique du village où nous avions tenté de négocier un collier hier après midi sans parvenir à s'entendre sur le prix. La premiêre vente de la journée est importante pour ces vendeurs. Elle donne le ton à la journée. Tellement importante et susceptible de se conclure par un bon prix que l'argument de la première vente de la journée nous est fréquemment servi en plein après-midi au moment même ou nous voyons quelqu'un quitter les lieux un achat à la main. Ce matin je tente ma chance. Le vendeur qui est affairé à sortir ses objets sur les tables me repère et viens à ma rencontre avec l'objet convoité. Il me refait son offre la plus basse de la veille moins. 50 roupies. Je lui reformule mon offre de la veille plus 50 roupies (90 cents Cnd). Il accepte. Chacun a joué le jeux. J'aurai facilement payè ce qu'il demandait hier sans aucun rabais, il aurait accepté mon offre de hier sans aucune majoration mais nous débutons les deux là journée avec le sourire de celui qui a gagné sans faire perdre l'autre. Bonne journée en perspective.
Les écoliers et écolières marchant le long de la route, les enfants qui puissent l'eau au puit qui nous sourient et s'agitent en nous envoyons la mains. Les femmes qui montent au champs. Scènes que nous captons avec délice.
Nous circulons maintenant sur de bien meilleur routes que hier. Les longs tunnels formés par la canopée des arbres abritent de nombreux perroquets verts qui virvoltent entre les arbres à notre approche. L'air frais et pur de l'avant-midi, tout contribue à rendre cette route agréable.
En chemin nous traversons une ville oû d innombrables camions aux essieux affaisés, pneus fendus, radiateurs chambranlants sont immobilisés le long de la route et où des non pas moins innombrables réparateurs crasseux s'esquintent pour remettre ces monstres de la route en circulation. Une confusion totale dans une ville surpeuplée, bouchonnée et chaotique. Nous ne connaîtrons pas le nom de la ville ni les données officielles la concernant mais, pour nous il y a là une touche de jamais vu, de jamais senti qui rend l'expérience agréable. J'en suis moins certains pour le chauffeur qui s'acharne sur le Klaxon pour nous frayer un chemin.
Nous arrivons à Khajuraho. Nous pensions nous être bien préparé et documenté avant le départ et avions une idée approximative de ce que nous allions voir.
La réalité dépasse notre imagination la plus folle. Le site ou se trouve érigé encore vingt cinq temples parmis les 85 ayant été construit entre les 8ième et 13 ième siècle dépasse toute entendement. L'architecture élancé, aux multiples cônes finement ciselés offre une grâce et un équilibre sans pareil Sortie tout droit des temps oubliés, le site avait été envahi par la jungle puis reconquis par l'homme et la société archéologique de l'Inde. Nous ne consacrons qu'un jour et une nuit à cet endroit où nous pourrions être émerveillés, jour après jour, pour une semaine facilement tant il y a à voir. Les sculptures qui ornent les faces externes et internes sont d'une grande beauté. Les corps des femmes et des hommes, mêmes des animaux révèlent une finesse et une grâce peu ordinaire. En prime c'est ici, à Khajuraho que se trouvent les centaines de sculptures présentant les positions du Kama Sutra. Absolument sublime comme sculptures et athlétique comme position. Je ne passerai sûrement pas une nuit blanche à revoir les photos prises. Il faut une vie pour les apprivoiser Passerais-je une nuit bleu? Qui sait...


Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

lundi 19 novembre 2012

LA VIE, LA VIE

LA VIE, LA VIE

La route pour se rentre à Orchha est dans un si mauvais état qu'il faut compter plus que cinq heures pour parcourir les 120 kilomètres de ce lundi 19 novembre. Des terres cultivées bordent la route. Légumes, cannes à sucre et champs de riz se succédent entre les villages où nous observons les nombreuses échoppes de barbiers dans des petits cagibis à peine plus large que les épaules du client qui se fait raser. Ici deux hommes qui tamisent le riz préalablement mis à sécher au soleil sur de grande toiles. Là un groupe d'hommes assis les fesses rabattues sur les talons, dans cette pose typique impossible à exécuter pour nous. Ils discutent probablement des politiciens et des entrepreneurs qui s'enrichissent pendant que les routes continuent à se détériorer. Une autobus d'écoliers avec des enfants, chemise blanche, sac au dos, se tenant sur le toit, pendant que d'autres nous envoient la main par l'ouverture aux pointes acérées des fenêtres brisées. Je crois qu'il serait inutile et futile que je leur parle des risque du "car surfing" Une trentaines de personnes marchant à la file indienne (c'est la place pour çà, n'est-ce pas) en tenant chacun dans les mains une pièce colorée d'un temple qu'ils déménagent Des rêves d'électroménagers et d'habitations de luxes à profusion sont étalés en format de 30 x 40 pieds à la vue d'une foule pour qui ces images resteront à jamais des chimères.
Et tout à coté les grands panneaux publicitaire présentant les chefs de partis et les candidats au élection régionale montrant tous un visage "rasssssurrrrrant" pour l'avenir.
Scènes du quotidien qui rendent agréable le "barouettage" que nous subissons sur cette route poussièreuse.

Orccha, nous logeons au Sheesh Mahal, l'hôtel localisée dans le fort. Nous débutons notre visite sur un site d'un cénotaphe datant du 15 ième siècle Construit sur plusieurs étages et surmontés des structures typiques de forme conique ce tombeau est abandonné et ouvert à tout vent. Nous y entrons et circulons librement dans ses pièces sombres et ses escaliers obscures qui nous conduisent sur trois étages à des parapets d'où nous avons une vue intéressante sur le rivière tumultueuse à ses pieds et les ghats ou jeunes hommes et jeunes femmes font leur lessive et leur purification dans les eaux sacrées. Le spectacles des Saris multicolores mis à sécher sur des grandes pierres est beau.
Une pause repas bien mérité avant de retourner découvrir le palais et se perdre encore dans son dédale de salles et d'escaliers. Nous sommes comme des enfants qui jouent dans un fort. Fort chargé d'histoire et dont le lustre et les merveilles se sont détériorées suite à une inoccupation de plus de 200 ans mais qui conserve çà et là des incrustations de pierres précieuses, des parties de fresques évocatrices des temps glorieux, les formes géometrique et sculptures des panneaux ajourés destinés à voiler les femmes du regard des hommes, autre que le roi bien sûre. La magie d'imaginer qu'une princesse se tenait là, à cette même fenêtre ou l'on se tient, joue encore. Moment de rêverie pour voyageurs rêveurs.
Puis promenade dans la ville ou nous observons un groupe de femmes faisant leur offrandes et leur prières en chantant. Un beau moment à recevoir et quelques prisent de photos intéressantes tout en cherchant à maintenir le meilleur respect possible dans les circonstance. Nous poursuivons notre promenade en atteignant un temple un peu isolé au sommet d'une butte. Un Sadhu semble y habiter. Espèce de vieux sages, vêtu d'un tissus orange, avec une longue barbe blanche en pointe et les traits du visage profondément crevassés par on ne sait trop quoi. Nous le laissons apprivoiser notre présence, nous nous rapprochons, il nous invite à entrer, nous présente l'autel ou trône Shiva. Le temps de nous apposer un point rouge suffisamment intensément coloré et étendu pour nous couvrir presque la moitié du front il s'offre pour une prise de photo... et un p'tit don mon dindon. Pourquoi pas, on le savait avant de commencer. Si tu veux pas jouer le jeu t'as rien qu'à ne pas commencer et personne ne va de mordre. Mais nous nous avons du plaisir comme çà.
Retour par les rues du village afin de rejoindre le fort où est notre hôtel où nous profiterons d'un excellent repas du soir, nous n'en doutons point.


Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

dimanche 18 novembre 2012

TRANCHE DE NUIT

TRANCHE DE NUIT

Hier soir nous avons exploré un nouvel aspect de l'Inde en allant prendre notre repas du soir dans un restaurant servant la cuisine du sud, où nous serons dans une dizaine de jour. Pour se rendre au restaurant nous devons emprunter des ruelles sans éclairage. Nous sommes légèrement inquiets avec tous ces vaches, ces singes qui circulent partout dans le quartier se chamaillant dans la rue, grimpant sur les toits et balcons Nous sommes récompensés d'avoir vaincu nos craintes.
La cuisine du sud de l'Inde est totalement différente da la cuisine du nord et du Rajasthan, que nous mangeons depuis le dèbut de notre séjour. Ce que nous mangeons depuis le début correspond parfaitement à ce que nous connaissions de la cuisine Indienne offerte dans les restaurants de 18Montréal.
Différente et Inconnu pour nous la cuisine du sud semble tout aussi succulente mais totalement différente Nous avons apprécié ce premier contact et avons hâte de mieux la découvrir.
De retour à notre HomeStay il faut bien faire les petites tâches quotidienne.
Lavage des bas, des sous-vêtements que nous mettons à sécher pour la nuit sur la galerie.
Pauline où sont mes bonnettes. Je sais pas, tu les a mis à sécher sur la galerie hier soir. Oui, je sais, les as-tu rentrer? Non. Comment çà non, elle sont plus là !&@$""!?$&. En terminant ces mots d'église qui c'est que je vois tu pas avec mes bobettes sur le toit d'en face... Non c'est pas vrai. Pauline vient voir. Joko le singe qui me dévisage en se mettant mes bobettes sur la tête Çà n'arrive qu'à toi des histoires de mème. Je fais pas par exprès. Non tu fais pas par exprès?
Et soudain je me réveille. Maudite histoire de fou, çà se peut tu ?
E-T-K la prochaine fois que je mangerai des nouveaux mets je verrai attention de ne pas en abuser pour èviter les cauchemars.
Fait de beaux rêves Stella.


Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

LES AVENTURIERS DE L'ARCHE PERDUE

LES AVENTURIERS DE L'ARCHE PERDUE

Nouvelle région, le Madya Pradesh, nouvelle ville, Gwalior. En ce dimanche 18 la "petite ville" de plus de deux millions d'habitants est bien tranquille. Nous visiterons son fort. Pas très fréquenté par les visiteurs étrangers, le fort nous réserve des surprises. Son architecture, ses salles ventilées et eclairées par un réseau de conduits et de miroirs judicieusement installés dans la pierre. Ses piscines intérieures, son systême de communication entre les salles distantes par des conduits. Une rencontre de style Hindous, Chinois, Jaïns et Mohgol. Des incrustations de lapislazuli, d'ocre qui ornaient sa façade de bleu, jaune et vert.
Mais la plus surprenante et dépaysante découverte de la journée est sans aucun doute les statues de Dieux Jaïns taillées directement dans le flanc de la montagne qui donnent accès au fort.
Les sculptures datent du douzième siècle. La plus haute mesure dix sept mêtres de hauteur. Certaines recouvertes de mousses vertes, de lierres qui tombent d'un parapet de pierre du haut de la montagnes.
Nous circulons, seule, près des pieds immenses de ces statues. Certaines autres, plus petites, offrent des détails de sculptures intéressants. Je me demande vraiment ce qu'il adviendrait si j'appuyais sur le nez de celle-ci ou si je mettais mes deux mains sur les seins de celle-là.
Je me retiens, un peu de savoir vivre est nécessaire après tout.
Pour un instant nous nous sommes pris pour "Des aventuriers de l'arche perdue." ou selon la référence que vous préférez, dans une séquence de Tomb Raider, Lara Croft en moins.


Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

samedi 17 novembre 2012

TAJ MAHAL, LE LIVRE

TAJ MAHAL, LE LIVRE

Réveil matinal pour aller admirer le levée du jour sur le Taj Mahal. Deux raisons nous motivent à cette visite, si tôt le matin. Premièrement l'éclairage du soleil levant offre la possibilité d'admirer son reflet dans les étangs de sa façade, scène classique qui fait rêver. Deuxièmement le site est rapidement pris d'assaut par les visiteurs à un point tel qu'il devient difficile d'y circuler et d'avoir un espace libre pour la prise des photos souvenirs. Les visiteurs d'origine Indienne ne sont pas des lèves tôt par nature. Ils nous laissent donc une petit heure de répit avant d'envahir le site
Des l'accueil, pour l'achat des billets, nous ressentons une frénésie différente que celle ressentie lors de la visite des autres sites. L'approche du monument est effectuée en véhicule électrique pour le dernier kilomètre, les véhicules à moteur à explosions sont interdits dans ce périmètre Mesure de protection bien futile ou bien utile lorsque l'on constate le brouillard qui couvre le Taj. Une chose est certaine si tous les véhicules se rendaient aux abords immédiat la circulation et le stationnement seraient ingérables.
Puis seconde attente pour franchir l'entrée et la fouille de sécurité. Encore là l'agitation de la foule est différente. Une grande majorité d'étranger, comme nous, qui semblent un peu exciter à l'approche de voir enfin cette merveille du monde si souvent louanger comme étant parmi les premières.
Le Taj Mahal s'offre à notre regard, drapé du brouillard matinal de la rivière Yamuna qui lui fait dos. Ses reflets dans l'étang sont aux rendez-vous. Les rabatteurs qui proposent leur service de guide et de " photographes professionnel" aussi. Nous avons tôt fait de les ignorer pour ne pas briser l'enchantement du moment. L'accès final au monument de marbre blanc se fait en chaussant des couvres chaussures blanc en tissus.
Les sculptures, les incrustations, les formes des arches, des dômes tous sont harmonieux. L'intérieur du mausolée, ou repose les tombes de l'empereur et sa bien-aimé est couvert de forme et de versets du Coran fixés à jamais dans le marbre blanc. Beaucoup plus vaste que l'intérieur du mausolée de Sinkadra, la forme du dôme produit une amplification du son tout à fait remarquable. Nous n'aurons pas la chance d'entendre un guide lancer un crie comme précède ment entendu mais les murmures de la centaine de gens présents nous permet de constater l'effet remarquable.
Grande marche autour, prise de photos, le "fog" ne se dispersera pas beaucoup avant notre départ. Nous conserverons quand même des images claires dans nos mémoires.
Pause petit-déjeuner avant de poursuivre cette visite de Agra.
Il est déjà midi lorsque nous repartons pour la visite du fort rouge. Très vaste domaine où il fait bon déambuler dans les différentes parties du fort et les jardins. L'endroit prétend aussi offrir une vue intéressante sur le Taj Mahal. Le brouillard persistant permet seulement d'entrevoir sa silhouette tellement floue que la lentille de la caméra ne parvient pas à la capter. Tant pis, des vendeurs acharnés offrent des livres avec de belles photos sur papier glacé prisent par temps clair. En cette cité où l'affluence de touristes permet de gonfler les prix le vendeur demande 1500 roupies soit un peu plus que 25 dollars canadien.
Nous négocierons ferme pour ce beau livre qui nous permettra de partager ces belles images des lieux.
Nous aurons l'occasion de partager l'aventure avec vous lorsque nous vous présenterons les photos.
Puis une pause pour un repas d'après-midi afin de se remettre de nos émotions.
Puis finalement, pour se récompenser, lèche-vitrine dans Sagar Bazar où, vous vous en doutez bien, il vaut mieux ne rien lécher si on veut rester en santé. Nous identifions quand même un magasin où les gens locaux semblent aller pour l'achat de leurs vêtements. Pauline essaie deux ensembles qui lui vont si bien qu'ils finiront dans nos valises. Là, pas de marchandage, des prix justes pour une qualité juste. Il y a quelques endroit comme çà que nous avons dégotté depuis le début du voyage.
Le propriétaire du GuestHouse où nous logeons nous confirmera la justesse de notre appréciation du magasin. C'est une des meilleurs place à Agra, un espèce de "Simon's" Indien.


Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

vendredi 16 novembre 2012

SUKRAM, ALAIN, FRANCIS, RICHARD B.

SUKRAM, ALAIN, FRANCIS, RICHARD B.

Six heures du matin, c'est un réveil hâtif pour ce vendredi 16 afin d'être les premiers à franchir la barrière du Keoladeo National Park. C'est un lieu de migration hivernal pour la population des Grandes Grues Sibérienne (siberian cranes) et un refuge pour une vaste variété d'espèces sauvages.
La visite se fait en RickShaw. Assis à l'arrière de cette "bicyclette" activée par un guide interprète nous sommes effectivement les premiers à sillonner le sentier. Ponctué de nombreuse haltes notre guide nous fait habilement partager sa connaissance et sa passion de la faunes et de la flores. Variété d'oiseaux, chacal, buffles bleus, daims, serpents d'eau, tortues, singes sont au rendez-vous. Expérimentation avec une plante dont les pistils éclatent comme un pétard au simple contact de la salive.
Nous n'étions pas certain de faire cette visite, nous l'aurions regretté. Après l'agitation des grandes villes, ces instants de contact avec cette nature sont très agréables.
Puis c'est l'arrivée à l'aire de nidification des grues. Des milliers de grands oiseaux qui envahissent la cime des arbres entourés d'eau, avec en trame de fonds sonore, les cris des juvéniles qui réclament la becquée des parents. Absolument magique avec ce levée du jour qui réchauffe l'air frais du matin et éblouie nos yeux grands ouverts.
Mon frère Alain ou son fils Francis tout comme le beau-frère Richard B. auraient été nos guides que nous aurions ressentis cette même amour de la nature et cette même générosité à transmettre leur savoir. Nous félicitons notre guide en lui exprimant cette similitude, ce qui le fait sourire de toutes ses dents et... de contentement. Son nom? SUKRAM
Retour à l'hôtel pour un petit déjeuner bien mérité avant de reprendre la route direction Agra.
Notre tour du Rajasthan est complété. Nous entrons maintenant dans la région de l'Uthar Pradesh pour la poursuite de notre apprentissage du Pays.
Sikandra, deuxième site en importance après le Taj Mahal.
Ce tombeau impérial est très majestueux avec ses grandes portes en pierres rouges incrustées de marbre blanc. Les nombreuses formes géométriques façonnées par les incrustations de différentes couleurs sont très belles. L'intérieur du tombeau, qui consiste en une vaste salle avec une tombe de marbre blanc en son centre offre une acoustique assez impressionnante qui nous est révélée par un chant guttural lancé par le gardien de la place. Des centaines de Serengeti en libertés occupent l'enceinte en broutant la vaste pelouse. Leurs longues cornes effilées décorent l'espace. Ils nous aident à nous transposer dans un autre époque, là oû vivent les rois. Sommes-nous à l'autre bout du monde?
Je ne sais pas.
Ce que je sais, c'est que nous approchons du mythique Taj Mahal.
Tous les vendredi l'accès est interdit afin de permettre l'entretien du site. Nous ne sommes pas surpris, nous le savions. Nous avons prévu deux jours à Agra. Notament parce qu'il est préférable d'accéder au Taj très tôt le matin si l'on veut profiter pleinement de la lumière du soleil levant qui serait la meilleure pour voir sa splendeur.
Mais aussi parce qu'il faut aussi profiter du soleil couchant pour admirer l'arrière de l'autre côté de la rivière qui le borde à partir d'un grand jardin.
Nous nous y rendons donc en cette fin de journée pour un premier contact.
L'ensemble est très beau, très impressionnant à travers les rayons du soleil couchant qui percent le brouillard persistant sur cette ville. Nous sommes suffisamment près pour bien voir le monument tout de marbre blanc. Nous attendrons à demain, d'être à l'intérieur, pour sentir les émotions. En cette fin de journée nous nous contentons avec joie de fixer dans nos mémoires des images de la place.
Nous passons notre soirée, relax au Home Stay oû nous logeons afin d'être prêts demain matin six heures.



Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

jeudi 15 novembre 2012

PAS PROBLÈME MESSIEURS

PAS PROBLÈME MESSIEURS

Nous débutons ce jeudi 15 novembre par un visite d'un temple dédié au soleil. Le temple est situé au sommet d'une montagne. Il est accessible par un long sentier, abrupte, en pierres plates relativement glissantes. Tout le long de l'ascension, le chemin est bordé d'autres temples secondaires et de bains où les pèlerins viennent se purifier. Le secteur est relativement sauvage, hier un léopard a été aperçu. Occasionnellement des tigres viennent marauder, nous n'aurons pas cette chance aujourd'hui. Par ailleurs les nombreux singes courent partout, sur les monuments, dans la falaise, sur le chemin près de nous. Il faut être vigilants car ils ont la réputation d'arracher rapidement tout ce qu'ils voient briller ou luire. Les lunettes, les caméras, les montres font partis de leur butin.
Le chaud soleil et le fort dénivelé mettent à rude épreuve notre condition physique. Nous sommes récompensés par la vue qu'il y a au sommet et par les belles rencontres que nous faisons avec des jeunes familles lors de la descente. Échange de quelques mots, de sourires généreux, du regard timide des enfants qui se laissent apprivoiser, puis photographier. Que de beaux moments à conserver dans nos mémoires.
Nous reprenons la route direction Barathpur en n'omettant pas de nous immobiliser, le temps d'une photo, pour fixer l'image d'une vache au cornes peintes en bleu avec des empreintes de mains.bleus partout sur le corps. Une fantaisie de villageois pour honorer l'animal sacré qu'est la vache.
Nous visitons la citadelle abandonnée deFatehpur Sikri et la Mosquée Fatherpur Sikri est un site inscrit au Patrimoine de L'Unesco, comme plusieurs autres sites visités.
La lumière basse de la fin de journée met en valeur la couleur rougeâtre et la texture sablée des bâtiments. Le site a été construit par le même empereur qui fit construire subsequement le Taj Majal après avoir abandonné cette première cité à cause de problème d'approvisionnement en eau. L'histoire ne dit pas s'il y a eu collusion ou corruption dans l'octroi du contrat pour les compteurs, mais à la fin nous pouvons comprendre que l'empereur a du abandonner sa ville. Une grande leçons de vie venait se s'écrire vers.1585 afin de préserver les civilisations suivantes des mêmes erreurs. B...R...A...V...O...
La visite se poursuit à la mosquée où nous avons été mis en garde contre les nombreux rabatteurs qui veulent t'attirer dans leur boutique et les, pas moins nombreux, faux guides qui offrent leur service... pour rien..."pas problème Messieurs, juste pour le plaisir , je veux pas faire payer.... pour finalement exiger 300 à 500 roupies.
Nous évitons les vendeurs, nous évitons les faux guides, nous écoutons les commentaires d'un... pas problème messieurs, toi pas payer, c'est mon travail... très intéressant. Ils nous fait accéder jusqu'au cœur de la mosquée, là oû nous n'aurions pas osé aller seul,,, puis nous présente ses frères, ses sœurs qui??? Qui quoi??? Qui vendent des bibelots. Habile rabatteur que ce ,,, pas problème messieurs. Vous vous doutez que nous l'avions senti venir, mais quand même, j'aurais aimé pouvoir le croire. Çà ne fait rien. Nous négocions. Nos offres sont ridicules disent-ils. Il faut bien faire manger sa mère. Et finalement lorsque l'on part accepte... l'offre ridicule... avec un large sourire de contentement. Il faut alors compter que le guide-rabatteur... pas problème messieurs... reviennent à la charge. Il souhaite un pourboire pour son travail. No way m'y friend... Tu l'as eu ta commission, retourne voir le vendeur où tu nous a sournoisement conduit. PAS PROBLÈME MESSIEURS, C'EST TON TRAVAI, MOI PAS PAYER. Lui ai-je dit!


Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

mercredi 14 novembre 2012

BOLLYWOOD BOULEVARD

BOLLYWOOD BOULEVARD

En ce reposant matin du 14 novembre, nous relaxons calmement sur la terrasse en savourant quelques gâteries sucrées qu'il nous reste de la veille. Un membre du personnel de l'hôtel nous demande si nous avons oublié l'heure de notre Check-Out.
Selon nous, nous sommes ici pour encore une nuit, ce sera demain. Dès qu'il tourne les talons nous voyons arriver le Gérant. Notre réservation était pour deux jours selon lui, nous devons quitter. Bien poliment il nous propose de nous conduire à une autre hôtel de calibre similaire à proximité. Tout se fait dans le calme et la politesse.
Pourtant j'étais certain d'avoir réservé pour trois nuits et d'avoir reçu la confirmation. Pas de problème me dit-il je vous laisse vérifier vos courriels, vous viendrez me voir à la réception. J'ai bien écrit dans un courriel une confirmation pour trois jours.
Aussitôt que j'approche de la rèception il se confond en excuse, explique que c'est son patron qui a fait l'erreur, ce dernier est même présent et se confond également en excuse.
"À LA FIN TOUT FINIT PAR S'ARRANGER"
Début d'après midi nous partons pour quelques activités que nous avons planifié:
Visite chez Soma, une boutique de vêtements et tissus qui offre des produits de meilleur qualité que ce qui s'offrent dans les marchés publics. Chez Soma pas de prix multipliés par dix qu'il faut négocier en 4 à 5 offrent et contre offre, puis sortir de la boutique, pour que le vendeur reprennent le jeux sur 2 à 3 contre-offre supplémentaires pour finalement s'entendre sur un prix ridicule par rapport au prix initial et finalement se rendre compte que tu viens de payer juste 2 fois trop chère pour une qualité douteuse. Des vêtements de qualité, dis-je, à un prix fixe honnête et moindre que ce qui est pratiqué chez nous. Nos achats nous satisfont pleinement.
Puis direction le Raj Mandir, le plus célèbre et grand cinéma en Inde. Selon ce que j'ai lu l'atmosphère participative des gens d'ici qui dansent, applaudissent, huent les scènes à l'écran vaux la peine d'être vécu même si tous les films présentés sont exclusivement en langue Hindi.
Nous arrivons 30 minutes avant le début de la prochaine représentation. Une foule assez dense occupe tous les environs. Une foule survoltée se masse devant l'unique guichet réservé aux hommes et empiète sur le guichet réservé aux femmes. L'atmosphère est survoltée, les gens scandent, tous ensemble, pour faire offrir le guichet. Un homme vient écrire à la craie sur un tableau noir le chiffre 200, c'est probablement le nombre de billets encore disponible. La tension dans la foule s'accroît, deux hommes s'empoignent pour je ne sais quelle raison. La foule se déplace, ce n'est vraiment plus une place à être pour les voyageurs que nous sommes. Nous nous éloignons en pensant qu'il vaudra mieux louer un DVD si l'on veut voir du cinéma Indien. Pour l'atmosphère nous avons été suffisamment servie. Nous apprendrons plus tard en prenant une marche dans le quartier voisin qu'il s'agit de la journée de sortie d'un nouveau film mettant en vedette les plus grands acteurs et actrices de Bollywood. En prime aujourd'hui c'est lendemain de veille pour plusieurs et jour férié, plusieurs commerces sont fermés. Voilà qui expliquent l'achalandage et la frénésie du moment.
Une halte pour un expresso, nous ressortirons à la noirceur pour admirer les guirlandes de lumière dans la vielle ville rose.
Dix neuf heures, nous reprenons la voiture pour aller visiter le cœur illuminé de la vieille ville rose, surnom donné à Jaipur à cause de la couleur de ses bâtiments.
Inde extravagante tu nous surprends jour après jour.
Des lumières multicolores partout, des affiches lumineuses aux formes festives partout, des projecteurs, des statues colorées des dieux et déesses partout. Les rues de la vieille ville ont été transformées en sens unique pour permettre aux millions d'habitants de cette cité qui en compte trois millions sept cent mille de venir défiler pour admirer les milliers, les millions de lumières qui couvrent la route. Pourtant nous sommes passés dans le secteur durant la journée sans trop remarquer. Mais ce soir c'est absolument extravagant, époustouflant. C'est l'Inde à son meilleur comme je n'aurais jamais osé l'imaginer.
Nous arpentons BOLLYWOOD BOULEVARD.



Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

CRAZY DIWALI

CRAZY DIWALI

Toute la soirée du 13 novembre s'est déroulée sous un feu roulant de feux d'artifice. Chez nous les grands feux sont l'œuvres d'organisations qui savent gaspiller NOTRE argent pour se faire de la publicité et accroître leur profit.
Ici, pour Diwali, en Inde ce sont des individus qui, pour célébrer cette fête, achètent des feux d'artifice de toute sorte.
Pas d'organisation gouvernementale ni de subvention pour initier un projet dont le principal intérêt serait d'offrir à quelques occidentaux en mal d'aventure l'occasion de faire un récit.
Une vrai fête populaire.
Notre retour à l'hôtel vers 22h30, après un autre excellent repas du soir, se fait en Tuk-Tuk. Nous circulons à travers des amas de feux d'artifice, déjà éclatés, qui couvrent la chaussée en ralentissant, voire s'arrêtant pour laisser une nouvelle pétarade s'exécuter pendant que les éclairs multicolorent jaillissent vers le ciel. Devant l'hôtel, comme partout, des gens dans la rue. Le désir de fêter, le désir de partager, les contacts sont faciles. Cette jeune femme qui vit maintenant à Winnipeg et revient chaque année fêter dans son pays. Une gang,amusée de nous voir si intéressé, qui se coordonnent pour lancer une salve destinée à nous impressionner. Mission accomplie. Toute la nuit la pétarade se poursuit. Au matin encore quelques explosions se font entendre. Des gens s'affairent à balayer les rues des débris avec leurs balais de pailles.
Nous décidons de prendre cet avant-midi cool. Pas de sortie au programme ce matin. Un peu de paressage au lit et un ptit tour dans la piscine pour relaxer.


Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

mardi 13 novembre 2012

PETITES ANECDOTES EN CE 13 NOVEMBRE

PETITES ANECDOTES EN CE 13 NOVEMBRE
En après midi nous effectuons la visite du fort Nahargarh, le fort du tigre. Localisée au sommet d'une montagme surplombant toute la ville, le fort est dans un environnement ou évolue la faune sauvage. Sur la route nous apercevons un paon, l'emblème aviaire de l'Inde, pour ceux qui ne l'avait pas trouvé, un grand cervidé qui traverse la route.
C'est le premier fort desserté que nous visitons. Nous circulons dans les salles et couloirs ornès de fresques et de peintures relativement bien conservés. Ce labyrinthe de pièces et escaliers, pas toujours bien éclairés, nous conduit, tantôt dans un cul de sac au fonds d'une toilette turc, tantôt dans un placard sans issu.
Un ombre se profile, se défile. Je la suis, appercois quelques poils, un bout de queu qui s'esquive aussitôt par une porte. Je rejoins le seigneur des lieux le temps d'une photo furtive, avant qu'il ne s'élance par une fenêtre en s'agripant, de sa mains habiles de singes, à un arbre.
Moi qui croyais avoir eu mon lot d'exotisme après le charmeur de cobra qui m'avait fait lever le serpent devant nous en avant-midi.
Ainsi va notre vie de voyageurs. Ponctué de trop nombreux moments savoureux pour tous les écrire mais qui resterons gravés pour toujours en nous.


Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

HAPPY DIWALI

HAPPY DIWALI

C'est aujourd'hui la fête de la lumière, le Diwali. Depuis près d'un mois les gens de préparent. C'est l'équivalent de notre fête de Noël, mais çà je l'ai déjà dit. Aujourd'hui les.commerçants ont hâte de conclure les affaires. C'est qu ils fermeront dans l'après midi pour ne réouvrir que le lendemain. Çà n'arrive qu'une fois par année. On sent qu'ils ont l'esprit à la fête. Ils nous accueille avec un "HAPPY DIWALI" tout en sourire. C'est peut être aussi parce que c'est la journée ou ils ouvrent un nouveau livre de compte pour l'année à venir.
En avant midi nous effectuons les visites des principaux points d'intérêts de la ville accompagné par un guide local. Rapidement nous n'apprécions pas sa façon directive et superficiel de nous informer. Nous expliquons que nous ne sentons pas de bonnes vibrations à le côtoyer et renvoyons ce "colonel" de service.
Un bon repas et la ville qui devient de plus en plus déserte nous permet de poursuivre nos visites à notre rythme et de profiter des occasions de rencontre qui se présentent. Il faut dire que Pauline est à nouveau revenu une attraction pour les jeunes, hommes et femmes, qui souhaitent se faire photographier avec elle.
Visites de forts, de palais, d'un site d'astronomie où les monuments sont les instruments, de points d'observation en montagne, promenade dans les marchés comblent notre journée. Nous sentons nous aussi l'odeur de la fête.
Quelques achats qui nous contentent, çà peu bien être Diwali pour nous aussi.
Les gens ici offrent et achètent des sucreries pour cette journée. Ce que nous faisons. Un assortiment de sucrerie diverse sélectionné sur de grands plateaux. Elles sont toutes plus appétissantes les unes que les autres, certaines recouvertes d'une feuille d'argent.
Une autre belle journée qui sera suivi d'une belle soirée, croyons nous certainement.
Nous planifions notre repas du soir dans un restaurant d'hôtel chaudement recommandé par plusieurs sources.
Pour ce qui est d'une promenade dans la vieille ville illuminée nous éviterons le secteur ce soir. Les trop nombreux pétards et feux d'artifice lancés n'importe comment, n'importe où nous incitent à la prudence élémentaire quand on voyage. Demain soir le ville sera tout aussi illuminée, nous promet notre chauffeur, sans la présence des fêtards éméchés par les abus d'alcool.

HAPPY DIWALI À TOUS



Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

lundi 12 novembre 2012

NOTE À L'INTENTION DES LECTEURS.

NOTE À L'INTENTION DES LECTEURS.

Lorsque je relis mes "posts" je suis toujours ébahi par le nombre de fautes de français.
L'utilisation du clavier du IPod pour les rédiger, la saisie automatique de l'application et la difficulté de révision des textes sur ce minuscule écran en sont souvent la cause
Je sollicite votre indulgence à cet égard.


Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

BÉNIS DES DIEUX

BÉNIS DES DIEUX

Un lundi matin qui débute par un excellent déjeuner, crêpés aux bananes et nutela, sur la terrasse de toit ensoleillée de notre Guest House.
Une visite du centre de Pushkar pour voir le seul temple de l'Inde dédié à Brahma. Un stagiaire nous reçoit. Ce temple acceuil les gens de toutes les confessions. Après un premier rituel d'offrande de fleurs à Brahma il nous escorte jusque sur les bords du lac, sur les ghats, où un prête Brahmi nous invite à une cérémonie appelé " Une Puja". Lavements des mains, énumeration des intentions et prières en faveur de: ton père, ta mère, tes frères, tes sœurs, ton conjoint, tes enfants, tes petits-enfants, tes ... qui tu veux bien. Apposition du point dans le front appelé Tika, nouage autour du poignet d'un bracelet de corde et expression intérieure de tes souhaits. Puis offrande aux eaux sacrés du lac de fleurs. En prime 100 ans de bonne vie et de bonheur garantie avec, vous l'aurez présenti je l'espère ... une demande de donation extravagante, multipliée par le nombre de personne à qui tu souhaite du bien, pour soutenir le temple et ses œuvres. Je donne cependant ce que je considère raisonnable sans soulever de chicane. Un Brahmi peut bien s'essayer après tout.
Puis une marche dans le village. Des femmes qui cuit le pain, les chapatis, sur un four à bois traditionnel. Les chameliers qui offrent leur service avec leur bêtes couvertes de perles multicolore. L'atmosphère est, sommes toute, bonne.
Nous reprenons la route direction Jaipur, la capitale du Raiasthan, où nous passerons les trois jours suivant afin de célébrer la fête du Diwali. Identifié comme étant la fête de la lumière, la plus grande festivité célébrée en Inde, qui correspond à nos fêtes de Noël. Jaipur a la réputation d'être la ville ou çà fête le plus fort cette fête. C'est ce que nous constatons en cette soirée du 12 décembre alors que la devanture des commerces et des hôtels sont couvertes de lumières multicolores et que des centaines, des milliers de pétards et de feux d'artifices éclatent autour de l'hôtel et au loin dans la ville. Çà promet pour la suite des prochains jours.
Décidément nous sommes bénis des Dieux.


Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline