vendredi 7 décembre 2012

TERRE D'AILLEURS

TERRE D'AILLEURS

Notre vol à destination de Mumbai quitte avec une petite heure de délai. Nous aurions apprécié cette heure dans notre lit car ce matin la journée a débuté à 03h30, elle sera longue. Le vol se déroule bien. Nous débarquons à l'aéroport de Mumbai il est 11:00.
Transport jusqu'à l'hôtel, le temps de s'installer , de se changer nous v'là partis à marcher dans la ville. Mumbai est à des milliers de kilomètres de Delhi. Au propre comme au figuré.
Le ciel est bleu, l'air respirable, la circulation relativement ordonnée quoique constamment congestionnée. Pas de TucTucs dans les rues, les trois roues sont interdits. Des sens uniques, des feux de circulation pour les piétons que les automobilistes respectent. Une ville moderne. Un très grand parc où plusieurs équipes de Criquet disputent des matchs. Je ne comprends rien à ce sport mais ceux qui le pratiquent peuvent facilement être pris pour des joueurs de baseball qui lancent la balle au sol alors que le batteur s'amène au marbre avec une rame de canotage dans les mains. Sport qui soulève la passion des partisans et occupent une grande partie des nouvelles sportives.
Ici au centre de Mumbai les gens sont pour la plupart vêtus à l'occidental.
Nous nous laissons entraîner par cet atmosphère Nord-Américaine allant jusqu'à prendre une pause lunch dans un Pizza Hut. Petit sacrilège pour des voyageurs du " goût du monde".
Le retour au diapason de la vie Indienne s'opère instantanément lorsque nous atteignons la grande gare Victoria. Les gens qui se déplacent en tout sens d'un pas pressé, quittant le quai du dernier train arrivé aussitôt envahi par une foule arrivant de tous sens. Les cireurs de chaussures à chaque piliers, les porteurs de bagage avec leur licence en laiton attachée bien en vue à leur bras, les gens regroupés au sol qui attendent leur départ et les lignes grouillantes qui veulent atteindre le guichet du vendeur toujours trop lent. Tout un spectacle qui nous remet les pieds et le coeur sur cette terre d'ailleurs.
À chaque fois que l'on croit que rien de nouveau nous surprendras on se trompe.
Une marche pour le repas du soir vers le bord de mer où il y a une grande promenade piétonnière. Chemin faisant une halte chez Gaylord, un restaurant ou le maître d'hôtel en tuxedo nous reçoit pour nous conduire à une table où il nous assigne un serveur exclusif. Absolument renversant l'habileté qu'a notre serveur de nous présenter et nous faire découvrir les saveurs cachées des entrées qu'il nous présente. Un trait de lime par-ci, un peu de poivre, une touche de chutney, une tranche fine d'oignon deviennent des délices qui fait pleurer de joie. Il nous partage son amour de la cuisine et quelques trucs que nous essayerons de mettre en application. Les plats principaux sont tous aussi excellents. Un repas mémorable pour longtemps. Puis le bord de mer. De nombreux couples, des flâneurs, un atmosphère paisible. Les lumières des grandes bâtisses de la ville et les lampadaires de rue rèvelent la forme en demi-lune de cette promenade surnommée "The Queen's Necklace". Un autre bon moment dans une ville ou ne nous attendions pas à grand chose. Les commentaires lus sur les forums que j'avais consulté ètaient généralement négatif pour Mumbai. Faut croire que l'angle selon laquelle on aborde un lieu peu avoir une grande influence sur notre perception. Ainsi, si je me limitais à la dernière expérience de la soirée j'aurais assurément un point de vue différent. Pour revenir à l'hôtel nous hélons un taxi. Je lui montre la carte d'affaire de l'hôtel. Pas de problème il sait comment s'y rendre. C'est parti mon kiki. On s'approche de l'hôtel, il accélère, passe son chemin, nous amène à un autre hôtel qui a un nom qui ressemble. Non, regarder à nouveau la carte: Residency Fort. C'est repartit. Un peu plus en fou. Woh mon Léo. Il s'arrête devant un hôtel sans rapport avec notre destination. Il ne sait pas où aller. Il embraye... Doux... Doux... Mon tout p'tit. Ralentit. Écoute mon oncle. À gauche, à droite, ralenti, va jusqu'au coin, fait un U turn, 200 mètres droit devant nous v'là rendu. Quoi 200 roupies!!! Si tu avais su ton chemin le compteur marquerait 60. Apprend ta ville mon homme. Tiens je suis bon prince, v'là 100 roupies. Bonne nuit. C'est pas un écarté de chauffeur de taxi qui va briser une si belle soirée.



Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

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