DU NORD AU SUD
Nous quittons Kumily avec l'aide attentionné de notre hôte. Il s'assure que le chauffeur de Tuctuc nous fasse prendre le meilleur autobus à destination de Kochin. Nous avons les deux places à l'avant. Dans la baie vitrée. Nous ne manquerons rien de la route. Pendant plus d'une heure c'est une descente digne à faire pâlir d'envie les concepteurs de manèges. Les virages en épingles se succèdent autant que les dépassement dans les courbes. Le grondement du moteur qui compresse, les Klaxons qui résonnent sur fond de musique indienne et de la conversation que le chauffeur entretient, en gesticulant et quittant souvent la route des yeux pour répliquer aux deux changeurs avec qui il jase. Toute qu'une descente de ces montagnes majestueuses.
Nous arrivons à Kochi vers 14:30. Fatigués, fourbus par la route, à fleur de peaux. Un dernier 15 kilomètres de Tuctuc nous permet de rejoindre notre HomeStay à Fort Cochin. Le temps de s'enregistrer nous allons prendre un lunch lèger dans la charmante bourgade qui a conservé la forte influence des Portugais qui ont longtemps fréquenté ce port de mer. L'atmosphère est paisible, le repas suivit d'une pause café latté et d'une marche sur la longue promenade de bord de mer où des pêcheurs actionnent les mécanisme des pèches à palans. Les gens sont nombreux pour admirer le coucher de soleil rouge flamboyant sur la ligne d'horizon de la mer. Retour au gîte pour une douche bien méritée.
Ces longues journées de transport sont éreintantes et n'offrent pas beaucoup d'occasion de vivre des aventures dignes de l'oncle Pierre. Mais ce sont des moments privilégiés de réflexions sur le voyage.
Cette partie que nous vivons dans le Kerala depuis maintenant près de huit jours nous fait découvrir un pays extrêmement différent de ce que nous avons connu dans le nord.
Le nord que nous avons visité est totalement dépaysant, complètement en dehors de tout nos repères. Extravagants et d'une beauté éblouissante par ses palais, ses forts, les richesses des Maharajas, ses temples, ses tombeaux Envoûtant par ses Divinités, ses rites, ses chants. Charmant par la couleur des saris, la profondeur du regard des gens. Jouissif par sa cuisine, ses saveurs, ses odeurs. Harassant par ses vendeurs, ses chauffeurs de TucTucs. Effrayant par le piètre état des routes, l'absence d'infrastructure, le manque d'hygiène, l'épandage des ordures partout. Insaisissable dans la façon de conduire sur la route. Sans mot pour décrire sa pauvreté.
Et pourtant tout est si beau et donne le goût de revenir, d'explorer plus à fond.
Le sud. Plus près de nous. De nos références. Facile d'accès. Des routes en relatives bonnes états. Une propreté normale. Pas de déchets partout. Les commerçants normales, ils veulent vendre mais pas toujours harassants, pas toujours en proposant des prix multipliés par dix. Un marchandage raisonnable, des prix qui me semblent justes. Les gens aimables. Facilement aidant sans rien attendre en retour. Pas plus difficile de voyager ici qu'au État-Unis si ce n'était pas des informations sur les panneaux qui sont quelquefois seulement dans un alphabet incompréhensible pour nous. Le sud des vacances. Plus accueillant que les villages de la République Dominicaine, à peine plus compliqué que dans un tout inclus.
En prime les épices. Nous l'avons trouvé cette route des Indes que cherchait Colomb, Cartier et de nombreux autres aventuriers.
Nous avons trouvé deux expériences de voyages tout aussi inoubliables l'une que l'autre dans un pays qui doit compter de nombreux autres visages. Le Cachemire, froids, sauvages. L'Himalaya, plus froids, plus haut, toujours plus hauts. L'extrême sud, chaud, toujours plus chaud. L'autre rive, Madurai, Pondichéry, Chênaie. Et plein d'autres coins qui attendent d'être visités. L'Inde continuera de nous fasciner. Pour l'instant nous continuons de l'explorer avec joie.
Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline
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