LES. ODEURS
On peut avoir les yeux mi-clos, les yeux fermés, les yeux grands ouverts.
On peut écouter attentivement. On peut laisser passer les sons sans rien comprendre, sans rien entendre. On me dit quelquefois que j'excelle en la matière.
On peut toucher à peine, à fleur de peau ou prendre à pleine main, vigoureusement.
On peut se remplir la bouche de saveurs ou s'abstenir. Amoindrir les saveurs. Ce n'est pas la bonne place, ici en Inde, pour se priver.
Les narines on les bouchent ou on les ouvrent. Pas de demi-mesu re.
Mais vous ai-je parlé des odeurs de ce voyage?
Totalement différentes de celles de l'Asie du Vietnam.
Certainement inoubliables.
Delhi prend au nez. Brûle les narines qui se remplissent de poussières, de fumées noires. Delhi ne pue pas. Delhi n'est tout simplement pas agréable à sentir. Même quelle étouffe un peu, elle essouffle. Elle fait éternuer. Malheur à l'asthmatique qui a oublié ses pompes.
Delhi c'est ailleurs, ce n'est pas tout à fait en Inde. C'est un pays en lui même. Un sous-sous continent sans le sous.
La campagne du Rajasthan c'est les bougainvilliers en fleurs qui embaument l'air d'un si doux parfum que l'on cherche constamment où est la déesse qui porte ces effluves.
C'est l'odeur sec du désert. La finesse et la délicatesses des pollens des arbustes qui y survivent.
C'est l'odeur marin des eaux du lac d'Udaipur oû se reflète oneriquement les monuments de l'île en son centre.
C'est l'odeur du marbre blanc du Taj Mahal qui sait laisser toute la place au sens de la vue pour ne pas en pâlir la beauté.
C'est l'odeur sucré des friandises étalées sur des grandes tables de ventes à l'occasion de Diwali.
C'est l e parfum sensuel des pierres sculptées de formes galbées sur les temples. de Khajuraho.
C'est les odeurs d'encens de Varanasi, qui se mêlent harmonieusement aux relents de morgues provenant des bûchers.
C'est l'odeur de bois carbonisé du Tandori, du pain Naan qui carbonise légèrement, l'expression olfactive des épices qui y rôtissent.
Et tant d'autres souvenirs dans cette partie de nos mémoires qui sauront resurgir aux moments opportuns.
Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline
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