NOUVEAU FORFAIT "VIDÉOTRON" INCLUANT TOUS LES CANAUX
Dernier jour de novembre, nous voilà partis pour une journée de bateau qui nous conduira à Alleypey.
Des centaines d'aigles pêcheur trônent sur les pieux sortant d'un mètre au-dessus de la surface. Le soleil fait paraître leur plumage d'une couleur feux-orangée qui tranche avec leur tête blanche immaculée. Des cormorans occupent les perchoirs près de la rive. L'arrière plan de la végétation tropicale et les nombreuses petites barques occupées par deux pêcheurs, un qui lève les filets pendant que l'autre manœuvre dans le courant. Quelques somptueuses maisons, une statue de déesse aux seins gigantesques, côtoient des églises catholiques.
Nous nous engageons dans de plus petits canaux. Lentement, calmement, notre regards ne sait plus où se jeter. Nos oreilles se remplissent du chant des oiseaux, nos narines d'odeurs sereines. Des îlots de plantes aquatiques s'écartent sur notre passage pour se réapproprier l'espace derrière les remous laissés dans notre sillage. De la rive, les gens, qui se promènent parasol à la main, nous saluent en affichant un blanc sourire. D'autres dorment, étendus sur un banc rustique, sous l'ombre des jeunes cocotiers pendant que son frère, son fils peut-être, baigne sa vache sur la rive. Une zone de dragage où deux marie-salopes s'affairent à extraire le sable fin des fonds du chenal. Ces habiles suceuses, filles d'Ange-Aimée trente sous, s'activent goulûment à la besogne Reliées à de longs tuyaux elles régurgitent leur dégoulinante matière sur la rive.
Des familles de pêcheurs réparent les filets. Huit canards qui nagent à la queue leu leu. Les longues perchent semblables à des pattes d'araignées tiennent suspendues dans les airs des filets de pêches aux formes coniques. Ils attendent la noirceur pour être replongés dans les eaux poissonneuses. Les prises attirées par de puissantes lumières se retrouveront vites suspendues dans les airs quand le pêcheur actionnera le mécanisme relevant l'ensemble. Après le spectacle des filets multicolores nous traversons, sur plus d'un kilomètre, une haie d'honneur formée de centaines de ces dignes mécanismes qui nous encadrent de part et d'autre à quelques pieds des bordages de notre bateau. Nul majesté ne mérite autant d'honneur. L'honneur de ces gens qui ont érigé ces gardiens de la tradition et nous permettent d'y accéder.
Ces scènes bucoliques s'offrent à nos regards sans besoin de narration. Notre imaginaire comble le silence de nos esprits avec satisfaction.
Pause pour un repas à mi-parcours. Service d'un thali accompagné d'un poisson grillé. Nous sommes en plein cœur d'une zone de pêche et la cuisson Keralaise pour les poissons reconnue pour être parmi les meilleurs. Totalement, ces petits poissons dépassent en saveurs et délicatesses la sardine grillée de Portimaho au Portugal. Ce n'est pas peu dire. Un moment divin de plus dans ma mémoire gustative.
Nous passons à côté d'une école. De l'intérieure de leur classe les enfants nous envoient la main. Ils apparaissent dans leur costume bleu, se ruant à la porte en riant. Le tumulte augmente. Dans un bâtiment voisin , la classe des garçons, ils ont entendu. Les voilà aux fenêtres, eux aussi, agitant frénétiquement la main. Bye bye enfants du Kerala.
Seconde pause pour le thé chaï. Il faut prendre son temps quand il s'offre avec tant de tendresse.
Nous longeons maintenant des rizières. Le soleil baissant de fin de journée offre un nouvel éclairage. Contre jour contrastant, scènes se miroitant dans les eaux, douceur d'une luminosité moins directe, ces instants paisibles se reflètent dans l'attitude des gens sur les rives. Serein, ils se reposent calmement en ne sachant pas qu'au même moment ils posent. Plus de mille canards sont là devant nous. Nous barrent-ils la voie? Docilement ils s'écartent dans un concert de joyeux coin-coin repris à l'unisson par un enfant qui voyage sur le bateau et... le tout aussi joyeux drille que je suis.
Nous croissons de nombreux "boathouse". Ces embarcations typiquement Keralaise avec leur toit et les murs en bambou tressé. Les gens sont partis d'Alleypey et vont passer la nuit sur l'eau. Nous pouvons remarquer que l'offre est variée. Certaines luxueuses, la majorité moyenne, quelques'une médiocre. Cc soir nous coucherons dans une chambre aux murs de bambou tressé, similaire à ce qu'il y a sur ces embarcations, mais nous serons sur la terre ferme. Nos trois heures d'explorations des mini caneaux de l'île Monroe, nos huit heures de transport magique d'aujourd'hui, à laquelle s'ajouteront un autre trois heures de navigation demain comblent nos attentes maritimes. Nous laissons la congestion des canaux et la cohut du site d'ancrage commun pour la nuit à d'autres.
Notre gîte est accueillant. Sitôt les bagages rangée nous voilà répartit pour une marche dans la ville. Objectif: Poppy, une fabrique de parapluie réputée en Inde. Deux nouveaux souvenirs viendront alourdir nos valises. Puis nous revenons tranquillement. Les marchands d'articles de cuisine sont nombreux. Les gadgets intrigants. Ils nous expliquent gentille ment leurs utilisations dans un mélange d'anglais, d'hindi et de sourire. À notre retour celui où celle qui devinera l'utilisation du gadget que nous rapportons se mèritera un prix.
Même si Vidéotron offre un nouveau forfait incluant tous les canaux je préférai pour toujours les canaux offerts par le Kerala.
Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline
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