lundi 19 novembre 2012

LA VIE, LA VIE

LA VIE, LA VIE

La route pour se rentre à Orchha est dans un si mauvais état qu'il faut compter plus que cinq heures pour parcourir les 120 kilomètres de ce lundi 19 novembre. Des terres cultivées bordent la route. Légumes, cannes à sucre et champs de riz se succédent entre les villages où nous observons les nombreuses échoppes de barbiers dans des petits cagibis à peine plus large que les épaules du client qui se fait raser. Ici deux hommes qui tamisent le riz préalablement mis à sécher au soleil sur de grande toiles. Là un groupe d'hommes assis les fesses rabattues sur les talons, dans cette pose typique impossible à exécuter pour nous. Ils discutent probablement des politiciens et des entrepreneurs qui s'enrichissent pendant que les routes continuent à se détériorer. Une autobus d'écoliers avec des enfants, chemise blanche, sac au dos, se tenant sur le toit, pendant que d'autres nous envoient la main par l'ouverture aux pointes acérées des fenêtres brisées. Je crois qu'il serait inutile et futile que je leur parle des risque du "car surfing" Une trentaines de personnes marchant à la file indienne (c'est la place pour çà, n'est-ce pas) en tenant chacun dans les mains une pièce colorée d'un temple qu'ils déménagent Des rêves d'électroménagers et d'habitations de luxes à profusion sont étalés en format de 30 x 40 pieds à la vue d'une foule pour qui ces images resteront à jamais des chimères.
Et tout à coté les grands panneaux publicitaire présentant les chefs de partis et les candidats au élection régionale montrant tous un visage "rasssssurrrrrant" pour l'avenir.
Scènes du quotidien qui rendent agréable le "barouettage" que nous subissons sur cette route poussièreuse.

Orccha, nous logeons au Sheesh Mahal, l'hôtel localisée dans le fort. Nous débutons notre visite sur un site d'un cénotaphe datant du 15 ième siècle Construit sur plusieurs étages et surmontés des structures typiques de forme conique ce tombeau est abandonné et ouvert à tout vent. Nous y entrons et circulons librement dans ses pièces sombres et ses escaliers obscures qui nous conduisent sur trois étages à des parapets d'où nous avons une vue intéressante sur le rivière tumultueuse à ses pieds et les ghats ou jeunes hommes et jeunes femmes font leur lessive et leur purification dans les eaux sacrées. Le spectacles des Saris multicolores mis à sécher sur des grandes pierres est beau.
Une pause repas bien mérité avant de retourner découvrir le palais et se perdre encore dans son dédale de salles et d'escaliers. Nous sommes comme des enfants qui jouent dans un fort. Fort chargé d'histoire et dont le lustre et les merveilles se sont détériorées suite à une inoccupation de plus de 200 ans mais qui conserve çà et là des incrustations de pierres précieuses, des parties de fresques évocatrices des temps glorieux, les formes géometrique et sculptures des panneaux ajourés destinés à voiler les femmes du regard des hommes, autre que le roi bien sûre. La magie d'imaginer qu'une princesse se tenait là, à cette même fenêtre ou l'on se tient, joue encore. Moment de rêverie pour voyageurs rêveurs.
Puis promenade dans la ville ou nous observons un groupe de femmes faisant leur offrandes et leur prières en chantant. Un beau moment à recevoir et quelques prisent de photos intéressantes tout en cherchant à maintenir le meilleur respect possible dans les circonstance. Nous poursuivons notre promenade en atteignant un temple un peu isolé au sommet d'une butte. Un Sadhu semble y habiter. Espèce de vieux sages, vêtu d'un tissus orange, avec une longue barbe blanche en pointe et les traits du visage profondément crevassés par on ne sait trop quoi. Nous le laissons apprivoiser notre présence, nous nous rapprochons, il nous invite à entrer, nous présente l'autel ou trône Shiva. Le temps de nous apposer un point rouge suffisamment intensément coloré et étendu pour nous couvrir presque la moitié du front il s'offre pour une prise de photo... et un p'tit don mon dindon. Pourquoi pas, on le savait avant de commencer. Si tu veux pas jouer le jeu t'as rien qu'à ne pas commencer et personne ne va de mordre. Mais nous nous avons du plaisir comme çà.
Retour par les rues du village afin de rejoindre le fort où est notre hôtel où nous profiterons d'un excellent repas du soir, nous n'en doutons point.


Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

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