BLEU NUIT
J'avais prédit un bon repas du soir, hier. Ce fut le cas. La nourriture excellente, bière et vin, sont aux rendez-vous à profusion. Nous partageons une tablée avec quatre Albertsins de Calgary rencontrés à l'apéro. D'entrée de jeux nous convenons d'éviter de parler de poutine ou de chapeaux de cowboy. La soirée et la rencontre fut des plus agréable. Comme quoi il est possible de rapprocher les deux solitudes. Et puis je les aime mes Rocheuses, j'ai bien le droit quoi qu'en pense sa Majesté Pauline première.
Petit déjeuner, départ vers Khajuraho en ce mardi matin, avec un crochet dans une boutique du village où nous avions tenté de négocier un collier hier après midi sans parvenir à s'entendre sur le prix. La premiêre vente de la journée est importante pour ces vendeurs. Elle donne le ton à la journée. Tellement importante et susceptible de se conclure par un bon prix que l'argument de la première vente de la journée nous est fréquemment servi en plein après-midi au moment même ou nous voyons quelqu'un quitter les lieux un achat à la main. Ce matin je tente ma chance. Le vendeur qui est affairé à sortir ses objets sur les tables me repère et viens à ma rencontre avec l'objet convoité. Il me refait son offre la plus basse de la veille moins. 50 roupies. Je lui reformule mon offre de la veille plus 50 roupies (90 cents Cnd). Il accepte. Chacun a joué le jeux. J'aurai facilement payè ce qu'il demandait hier sans aucun rabais, il aurait accepté mon offre de hier sans aucune majoration mais nous débutons les deux là journée avec le sourire de celui qui a gagné sans faire perdre l'autre. Bonne journée en perspective.
Les écoliers et écolières marchant le long de la route, les enfants qui puissent l'eau au puit qui nous sourient et s'agitent en nous envoyons la mains. Les femmes qui montent au champs. Scènes que nous captons avec délice.
Nous circulons maintenant sur de bien meilleur routes que hier. Les longs tunnels formés par la canopée des arbres abritent de nombreux perroquets verts qui virvoltent entre les arbres à notre approche. L'air frais et pur de l'avant-midi, tout contribue à rendre cette route agréable.
En chemin nous traversons une ville oû d innombrables camions aux essieux affaisés, pneus fendus, radiateurs chambranlants sont immobilisés le long de la route et où des non pas moins innombrables réparateurs crasseux s'esquintent pour remettre ces monstres de la route en circulation. Une confusion totale dans une ville surpeuplée, bouchonnée et chaotique. Nous ne connaîtrons pas le nom de la ville ni les données officielles la concernant mais, pour nous il y a là une touche de jamais vu, de jamais senti qui rend l'expérience agréable. J'en suis moins certains pour le chauffeur qui s'acharne sur le Klaxon pour nous frayer un chemin.
Nous arrivons à Khajuraho. Nous pensions nous être bien préparé et documenté avant le départ et avions une idée approximative de ce que nous allions voir.
La réalité dépasse notre imagination la plus folle. Le site ou se trouve érigé encore vingt cinq temples parmis les 85 ayant été construit entre les 8ième et 13 ième siècle dépasse toute entendement. L'architecture élancé, aux multiples cônes finement ciselés offre une grâce et un équilibre sans pareil Sortie tout droit des temps oubliés, le site avait été envahi par la jungle puis reconquis par l'homme et la société archéologique de l'Inde. Nous ne consacrons qu'un jour et une nuit à cet endroit où nous pourrions être émerveillés, jour après jour, pour une semaine facilement tant il y a à voir. Les sculptures qui ornent les faces externes et internes sont d'une grande beauté. Les corps des femmes et des hommes, mêmes des animaux révèlent une finesse et une grâce peu ordinaire. En prime c'est ici, à Khajuraho que se trouvent les centaines de sculptures présentant les positions du Kama Sutra. Absolument sublime comme sculptures et athlétique comme position. Je ne passerai sûrement pas une nuit blanche à revoir les photos prises. Il faut une vie pour les apprivoiser Passerais-je une nuit bleu? Qui sait...
Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline
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